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 Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   27-02-2009 03:35

Veritas [est] adaequatio rei et intellectus.

“Rei” cela me semble être un génitif.
“Intellectus” un nominatif.
Pourquoi? (ad-équation DE LA chose et DE L’intellect – cela devrait donner deux génitifs, non?)

La question me semble importante pour l’application du Principe de Non-Contradiction qui n’est applicable qu’à la pensée (l’intellect) et non à la réalité (la chose).
(Contrairement à ce qu’affirment beaucoup d’auteurs, ces principes [le principe de non-contradiction, le principe du tiers exclu, et le principe d’identité] sont des lois logiques ou des lois de pensée comme telle et non des lois de l’ordre réel
(Fernand Van Steenberghen, (F.-X. de Guibert, ed.), Philosophie fondamentale, Longueuil, Québec, Editions du Préambule, 1989, note p. 296))

Si ce monde ne tourne pas rond, c’est parce que ses habitants croient toujours devoir réinventer la roue sans respecter les connaissances “reçues” ou plutôt sans respecter les donné(e)s établi(e)s.



Message modifié (27-02-2009 04:14)

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 Re: Veritas
Auteur: lemoine 
Date:   27-02-2009 14:22

Selon moi intellectus et rei sont l'un et l'autre au génitif dans cette phrase. Les noms de la quatrième déclinaison, dont intellectus fait partie, ont leur génitif singulier en -us. Quant à res, c'est un nom de la cinquième déclinaison, qui a son génitif singulier en -ei. Je n'ai pas lu l'ouvrage de Fernand Van Steenberghen que vous citez, mais à mon avis le principe de non-contradiction s'applique à la pensée comme à la réalité. En effet une chose en dehors de l'esprit ne saurait présenter aucune contradiction. Par exemple un corps ne saurait être blanc et noir en même temps. Êtes-vous certain d'avoir bien compris ce qu'il voulait dire ? Les contributeurs de ce forum qui sont plus savants que moi pourront sans doute nous en dire plus.

Cordialement,
Philippe Lemoine

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   01-03-2009 02:03

Philippe,

Vous avez raison.
http://www.dizionario-latino.com/declinazione.php?parola=intellectus

Ma seconde question est donc sans objet.

Merci pour votre aide.

Cordialement,
Ivo



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-03-2009 01:07

Si, ainsi que l’enseigne Van Steenberghen, le Principe de Non-Contradiction (PNC) n’est applicable qu’à la pensée et non à la réalité, comment se fait-il que si l’on ne le respecte pas dans sa vie, le bilan que, selon l’Ethique à Nicomaque, l’on pourra faire de sa vie à sa fin, ne sera pas très favorable ? (Et pourquoi aura-t-on alors tout fichu en l’air pendant sa vie?)

Le problème me semble analogue à celui de l’application des mathématiques à la nature, et donc à celui de la possibilité de la physique.

It remains a deep puzzle why mathematical laws should apply to the world with such phenomenal precision.
Moreover, it is not just the precision, but also the subtle sophistication and mathematical beauty of these successful theories that is profoundly mysterious.
(Roger Penrose, “The Road to Reality: A Complete Guide to the Laws of the Universe”, Londres, Jonathan Cape, 2004, pp. 20-21)

Veritas est adaequatio rei et intellectus.

Penrose poursuit :
How can it come to pass that appropriately organised physical material - and here I refer specifically to living human (or animal) brains – can somehow conjure up the mental quality of conscious awareness?

Veritas est adaequatio rei et intellectus.

Penrose « conclut »
How is it that we perceive mathematical thought?
It is not just that our brains are programmed to “calculate” in reliable ways.
When we appreciate, for example, the actual meanings of the terms “zero”, “one”, “two”, “three”, etc., there is something much more profound than that (that our brains are programmed to “calculate” in reliable ways) in those insights.

La réalité doit-elle être vraie pour exister ?

Ou faudra-t-il quand-même que j’admette l’existence d’une divinité ?

Veritas est adaequatio rei et intellectus.

Ivo Cerckel

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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   22-03-2009 09:47

Cher Ivo,

Qu’est-ce qu’un principe ? un énoncé attribuant un prédicat à un sujet. Il est évident que ce genre de chose ne se trouve pas dans les réalités extra mentales. Dans l’adéquation de la chose et de l’intellect, il y a correspondance, mais non superposition, contrairement à ce que pensait Platon. Le mode de penser signifie le mode d’être, il ne le décalque pas. ainsi, par exemple, il est impossible à l'intelligence de signifier une réalité simple autrement que dans la composition d'un énoncé "ceci est cela". Même à s'en tenir au simple concept, sa compréhension claire et distincte ne peut se faire que dans la composition d'une définition. On ne peut avoir une connaissance simple du simple, autrement que fort confuse.

L’être (extra mental) est "non contradictoire" au sens où il impose à l’intelligence qui veut le connaître d’énoncer le principe de non-contradiction. Mais en soi, l’être naturel n’est ni contradictoire, ni non contradictoire, il est ce qu’il est et n’est pas autre chose : ce sont les transcendantaux essence et aliquid.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-03-2009 10:30

Ce qui fait la certitude des mathématiques consiste d’ailleurs beaucoup moins dans les procédés de calcul dont elles usent que dans l’évidence parfaite des idées qu’elles mettent en œuvre et dans l’ordre selon lequel elles les enchainent.
Pour conférer à toute science une certitude égale à celle de l’arithmétique ou de la géométrie,
il suffira de
1. de ne jamais mettre en œuvre que des idées claires et distinctes, c’est à dire dont le CONTENU (Ivo : pas la vérité) soit entièrement évident
2. d’aller toujours des idées aux choses (Ivo : non des choses aux idées), c’est à dire, de ne jamais rien attribuer aux choses que ce que nous percevons avec évidence dans leurs idées
3. de disposer toutes nos idées dans un ordre tel que chacune soit précédée de toutes celles dont elle dépend et qu’elle précède toutes celles qui dépendent d’elle
(Etienne Gilson, Introduction au Discours de la Méthode de Monsieur Descartes, Vrin, 2005, p. 13)

Descartes n’est évidemment pas Platon.

Gilson n’était pas cartésien non plus.



Message modifié (22-03-2009 10:32)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-03-2009 11:13

Monsieur l’Animateur du Forum,

Il exact que Van Steenberghen remplace l’aliquid par le distinct ou le déterminé et qu’il pense que le transcendantal res ou essentia s’identifie avec ens.
(Van Steenberghen, op. cit., p. 308)

Mais n’y a-t-il pas d’autres contradictions que des contradictions dans l’être?

N’y a-t-il pas, ou n’existe-t-il pas des contradictions dans la pensée qui mènent à des contradictions « dans » l’action ?

Cordialement,
Ivo



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-03-2009 11:35

Il y a également les contradictions entre la parole et les faits
ainsi que les contradictions entre les paroles entre elles.

Ceci nous conduit au mensonge, c'est-à-dire à l’opposé du titre de la présente discussion.
Non ?

La parole résulte de la pensée.
Le Principe de Non Contradiction est applicable à la pensée, nous disait Van Steenberghen.



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-03-2009 14:38

Since it is the supreme law of being, the principle of non-contradiction plays a leading role in all human knowledge, both theoretical and practical, by impelling us to avoid inconsistencies in our knowledge and activity.
(Alvira, Clavell, et Melendo, "Metaphysics", Manille, Sinag-Tala Publishers, 1991, traduction de l’original espagnol publié en 1982 par les Ediciones Universidad de Navarra à Pamplone, p. 38)



Message modifié (23-03-2009 02:27)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-03-2009 15:04

Van Steenberghen semble également enseigner que l’application du principe de non contradiction n’est pas limitée à l’être naturel.

Selon notre Louvaniste, le principe énonce :
On ne peut affirmer et nier le même prédicat du même sujet.
Ou plus brièvement: on ne peut se contredire.
(Van Steenberghen, op. cit., p. 298)



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   24-03-2009 03:20

Archimède qui plonge dans son bain
et s’exclame « euréka »,

n’est-ce pas cela l’adéquation
entre le corps et l’intellect ?



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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   24-03-2009 07:20

Cher Ivo,

Peut-être, mais je ne vois pas trop où vous voulez en venir.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   24-03-2009 09:10

Cher Guy,

Dans ce que je viens de dire, j'examine si que suit est exact
Dans l’adéquation de la chose et de l’intellect, il y a correspondance, mais non superposition, contrairement à ce que pensait Platon. Le mode de penser signifie le mode d’être, il ne le décalque pas.

Cordialement,
Ivo



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   24-03-2009 09:38

Monsieur l’Animateur du Forum,

When do we KNOW that something exists? Only when we have seen, or heard, or smelt, or tasted, or touched it.

La connaissance de l'existence d'une vérité dépend donc du contact (physique ?) avec celle-ci. Non ?

Strictly speaking, there is no intellectual judgment of the existence of a subject, but only a SENSITIVE certitude, that we share with other animals

Existence of things is the departure point of philosophy, as SENSATION is this point too.

Me réprondrez-vous que la VERITE n'est pas une chose qui existe?

Ainsi que vous me l’écriviez sur RadicalAcademy.com avant que nous nous connaissions :

Dear Yvo Cerckel,

It is a fact that Thomas Aquinas quite never used the term of “existence”. “Existentia” appears only 283 times, in all his writings, while “essentia”, 7036 times (more than twenty times more) [from index thomisiticum]. He never asked a question about relations between existence and essence. When he argued about “essentia and esse”, it is always inside the specific question of the angels’ nature, particularly in the “de Ente et Essentia”. This fact must be known.

When do we know that something exists? Only when we have seen, or heard, or smelt, or tasted, or touched it. Strictly speaking, there is no intellectual judgment of the existence of a subject, but only a sensitive certitude, that we share with other animals. The lion is absolutely sure of the existence of the gazelle it is hunting. Of course, we can intellectually ask what does mean “to exist” for this gazelle or anything else, but we are in the way of interrogating the essence of something, the essence of the fact: to exist.

Existence of things is the departure point of philosophy, as sensation is this point too. Every “essential” philosophy has forgotten this principle.

Best Regards
Guy Delaporte
http://www.thomas-d-aquin.com
(will you excuse my very rough English?)



Message modifié (24-03-2009 09:44)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   25-03-2009 01:17

AU CINEMA

‘Doubt’ isn’t about certainty, but ambiguity, that no man’s land between right and wrong, black and white.”

Gena Gorlin, Doubt vs. Certainty
The Objective Standard, Vol. 4, No. 1, Spring 2009
http://www.theobjectivestandard.com/issues/2009-spring/doubt-vs-certainty.asp

se référant à
Manohla Dargis, “Between Heaven and Earth, Room for Ambiguity,”
New York Times, December 12, 2008, movies section,
http://movies.nytimes.com/2008/12/12/movies/12doub.html



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   25-03-2009 13:23

C’est partout la même chose.

Tout est relatif/subjectif.

Même la valeur des fruits du Nazisme.

La Vérité, cela n’existe pas, M'sieur.


human testing
http://bphouse.com/honest_money/human-testing/
EXTRAIT

“Imagine there’s no countries. It isn’t hard to do. Nothing to kill or die for …”
(John Lennon)

ABSTRACT
Thalidomide had been tested before use.
Thalidomide was created by the Nazis.
Its origins go back to 1938 and one Frances Oldham Kelsey.
Thalidomide was marketed since 1957. Kelsey was only appointed to the US of A Food and Drug Administration (FDA) after the 30 April- 1 May 1960 Duesseldorf Congress of neurologists warning of the dangers of thalidomide.
In 1938 the name of Frances Oldham Kelsey, at the ripe old age of 24, appeared at the FDA in connection with the Elixir Sulfanilamide disaster.
Upon Kelsey feigning to ignore the April-May 1960 Duesseldorf Congress, US of A President John F. Kennedy honoured Kelsey in 1962 with a Presidential award for having saved his country from her product.
Now they are saying that thalidomide is useful in ophthalmology. Thanks to thalidomide, this thalidomide monster has serious ophthalmological problems. Hence, some ophthalmologists will do everything they can to prevent losing him as a paying guinea pig.
Every mother knows that her child should not play with a toy the child does not understand. The mechanism of the biological action of thalidomide is still being debated.
Human nature is constituted as such that some individuals who have inside knowledge about the effects of thalidomide will ‘always’ deliberately and unnoticeably cause the serious harm thalidomide can ‘so easily’ cause. They do that precisely because the damage is so serious to the mother and to the child and because they can do that so easily and without being noticed. It may be that ‘in clinical trials’, thalidomide is shown to be effective against many things. But ‘in real life’, it is given to unsuspecting girls. This can be reconciled with John Lennon if one remembers that thalidomide was created by the Nazis.



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 Re: Veritas
Auteur: Stagire 
Date:   25-03-2009 18:00

Ivo Cerckel a écrit:
> La Vérité, cela n’existe pas, M'sieur.


Est-ce aussi le cas pour cette phrase : "La Vérité, cela n’existe pas, M'sieur" ?

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   26-03-2009 01:32

J’ai dit
La Vérité, cela n’existe pas, M'sieur.

Stagire me demande
Est-ce aussi le cas pour cette phrase : "La Vérité, cela n’existe pas, M'sieur" ?

Je réponds :
J’ai commencé cette discussion en liant, ou en faisant le rapport entre, la définition de la Vérité à, et, l’application du principe de non contradiction. Et je concluais mon premier message dans cette discussion comme suit : « Si ce monde ne tourne pas rond, c’est parce que ses habitants croient toujours devoir réinventer la roue sans respecter les connaissances “reçues” ou plutôt sans respecter les donné(e)s établi(e)s. »

Je me trouve donc dans l’hypothèse qui refuse de reconnaitre la valeur de la connaissance de l’être,

Si, comme les Sophistes, l’on conteste ce premier principe de l’être, qu’est le principe de non contradiction, on conteste également la portée objective de l’affirmation et du rôle exclusif de l’évidence objective dans la détermination du jugement vrai et certain. Ce faisant on méconnait les caractères les plus essentiels et les plus évidents de la connaissance. On refuse d’accepter que l’affirmation du réel ait une valeur absolue.
(Van Steenberghen, op. cit., pp. 2, 141, 149, 212, 226, 250)

C’est dans cette hypothèse-là que je me trouve.

Stagire me dit que cette hypothèse est fausse.

N’était-ce pas cela que je voulais démontrer ?

Reste à voir ce que vaut ce qui suit :
Dans l’adéquation de la chose et de l’intellect, il y a correspondance, mais non superposition, contrairement à ce que pensait Platon. Le mode de penser signifie le mode d’être, il ne le décalque pas.

Ivo Cerckel



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   26-03-2009 06:57

Je suis né en 1962.
Depuis que j’ai onze ans, on m’a toujours dit que « nous » étions en KRISE économique.
Pour l’instant, cette crise serait (plus) aigue.
Tout le monde avance ses solutions.
Jeudi prochain, le 2 avril, il y a un sommet du G20 (Groupe de Vingt Nations) à Londres qui va tout résoudre.

Monsieur Obama a dit hier que la Grande Dépression [des années 1930] avait été causée par une insuffisance des dépenses gouvernementales.

Mr Obama has vigorously opposed the view that the Great Depression was caused by too much spending, rather than too little, a view held by a small handful of rightwing economists.
( EU leader condemns US ‘road to hell’
By Tony Barber in Brussels and Edward Luce in Washington
Published: March 25 2009 20:00 | Last updated: March 26 2009 00:12
http://www.ft.com/cms/s/0/1d3fa8fa-1975-11de-9d34-0000779fd2ac.html )

Tout le monde avance ses solutions.
Personne n’examine les causes de la crise.
Ces causes sont le fait que le Prince peut battre monnaie à volonté et que le système bancaire basé sur des réserves fractionnelles autorise les banques à faire la même chose.

La monnaie n’a pas de valeur.

Mais, évidemment il est plus facile de faire perdurer toutes les contradictions du système.

Le principe de non contradiction n’est applicable qu’a la pensée et non a la réalité, disait Van Steenberghen.

Pourvou que ca doure !

Nos Maitres croient-ils vraiment pouvoir violer la Vérité d’une manière si flagrante sans subir aucune conséquence désastreuse ?

La pensée influence peut-être l’action humaine et donc la réalité physique.

On va encore s’amuser.

US backing for world currency stuns markets
US Treasury Secretary Tim Geithner shocked global markets by revealing that Washington is "quite open" to Chinese proposals for the gradual development of a global reserve currency run by the International Monetary Fund.
By Ambrose Evans-Pritchard
Last Updated: 9:19PM GMT 25 Mar 2009
http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/5050407/US-backing-for-world-currency-stuns-markets.html

Dollar kaput?

Nos Maitres feraient mieux de prendre Van Steenberghen au sérieux.

Ivo Cerckel



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   16-04-2009 12:03

La vérité monétaire

Je viens de mettre sur Amazon un commentaire de l’ouvrage “La finance islamique à la française : Un moteur pour l’économie, une alternative éthique” (Paris, Secure Finance, novembre 2008) édité par Jean-Paul Laramée.

Voici le lien
http://www.amazon.fr/finance-islamique-fran%C3%A7aise-l%C3%A9conomie-alternative/dp/2916333479/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1239869231&sr=8-1

S’il ne fonctionne pas, voici la copie sur mon blogue
http://bphouse.com/honest_money/2009/04/16/erreur-fondamentale-de-la-finance-islamique

Ma connaissance du français laisse comme toujours à désirer. Quelqu’un pourrait corriger le dernier paragraphe et surtout la dernière phrase afin que je puisse les corriger?
Merci ivocerckel@siquijor.ws

Voici ce dernier paragraphe
Rappelons qu'en tant que religion, l'Islam concerne la pratique et non la théorie pour arriver à une perfection. Cette perfection, la soumission à Dieu par appel à la miséricorde et à la bienveillance de Dieu, permet d'arriver à la purification du caractère de l'individu et à l'établissement de la justice dans la société humaine. L'Usul al-fiqh, ou les racines de la loi, énoncent la compréhension exacte, ou fiqh, de la chari'a, ou de la voie pratique à suivre pour arriver à cette perfection en observant les principes du droit, et non les principes de la finance, islamique. Ce n'est qu'en n'octroyant la qualification de monnaie uniquement à une chose possédant une valeur intrinsèque, que la pratique de lutte contre l'usure puisse débuter.

Voici le texte complet (merci également de m’indiquer les fautes)

erreur fondamentale de la finance islamique, 16 avril 2009
Par Ivo Cerckel (Siquijor, Philippines) - Voir tous mes commentaires

Au chapitre 2 “Chari’a et institutions financières islamiques“ de l’ouvrage “La finance islamique à la française : Un moteur pour l’économie, une alternative éthique” (Paris, Secure Finance, novembre 2008) édité par Jean-Paul Laramée, Abdel Maoula Chaar écrit aux pages 54 et 55 que la finance islamique dénie toute valeur intrinsèque à la monnaie, que la monnaie n’a d’autre utilité que de faciliter les transactions en servant d’étalon de mesure et que cette interprétation a une très forte connotation aristotélicienne, Aristote ayant, selon notre auteur, développé la thèse de la stérilité de la monnaie.

Or,
Ubada ibn as-Samit a rapporté que le Prophète Mohamed (paix et prières soient sur lui) a dit:
L’échange de l’or contre de l’or, de l’argent contre de l’argent, de la monnaie (en papier) contre une monnaie de la même nature, du blé contre du blé, des dattes contre des dattes doit se faire en parfaite égalité et séance tenante. Quiconque donne un surplus ou l’exige tombe dans l’usure.
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih).
Aristote écrit au Livre V, Chapitre V, lignes 1133a33- 1133b1, de son Ethique à Nicomaque qu’
il y aura réciprocité, quand les marchandises ont été égalisées de telle sorte que le rapport entre cultivateur et cordonnier soit le même qu’entre l’oeuvre du cordonnier et celle du cultivateur.

Sans valeur intrinsèque, la monnaie de la finance islamique favorise les transactions monétaires déconnectées de l’économie réelle ou à des fins purement spéculatives, ce qui est interdit. (Dominique de Courcelles, “Avant-propos”, in: Laramée, (éd.), op. cit., 19, p. 27)

Sans valeur intrinsèque, la monnaie de la finance islamique favorise l’usure.

Rappelons qu’en tant que religion, l’Islam concerne la pratique et non la théorie pour arriver à une perfection. Cette perfection, la soumission à Dieu par appel à la miséricorde et à la bienveillance de Dieu, permet d’arriver à la purification du caractère de l’individu et à l’établissement de la justice dans la société humaine. L’Usul al-fiqh, ou les racines de la loi, énoncent la compréhension exacte, ou fiqh, de la chari’a, ou de la voie pratique à suivre pour arriver à cette perfection en observant les principes du droit, et non les principes de la finance, islamique. Ce n’est qu’en n’octroyant la qualification de monnaie uniquement à une chose possédant une valeur intrinsèque, que la pratique de lutte contre l’usure puisse débuter.

Ivo Cerckel
ivocerckel@siquijor.ws

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   16-04-2009 13:06

Ivo Cerckel a écrit:

Or, Ubada ibn as-Samit a rapporté que le Prophète Mohamed (paix et
prières soient sur lui) a dit:

Le "Prophète" Mohamed, en milieu non musulman mettez des guillemets.

Correction :

> Rappelons qu’en tant que religion, l’Islam insiste sur la pratique
> et non sur la théorie pour arriver à une perfection. Cette
> perfection, la soumission à Dieu par appel à la miséricorde et
> à la bienveillance de Dieu, permet d’arriver à la purification
> du caractère de l’individu et à l’établissement de la justice
> dans la société humaine. L’Usul al-fiqh, ou les racines de la
> loi, énoncent la compréhension exacte, ou fiqh, de la chari’a,
> ou de la voie pratique à suivre pour arriver à cette perfection
> en observant les principes du droit, et non les principes de la
> finance islamique. Ce n’est qu’en n’octroyant la qualification
> de monnaie qu'à une chose possédant une valeur
> intrinsèque, que la pratique de la lutte contre l’usure peut
> débuter.


Question : Qu'est-ce que la valeur intrinsèque d'une chose ?

Un économiste dirait que c'est l'offre et la demande qui détermine la valeur et c'est donc la dernière transaction connue qui fixe la valeur. (réponse libérale).

Un Islamisant? cela paraît un peu confus et primitif dans leur esprit, bien que l'on trouve un rejet de l'usure dans l'Islam comme dans le catholicisme, face à la finance juive ou protestante plus "libérée".

Le travail de l'un ne vaut le travail de l'autre que par le résultat en termes d'efficacité et de qualité, valeurs non égalitaires entre les personnes..

J'ai, comme économiste, beaucoup d'objections à formuler à un discours trop primitif que je sens dans la finance islamique, bien qu'elle apparaisse moins corrompue que la finance qui a triomphé et se remet mal de ses tares congénitales.

Cordialement



Message modifié (16-04-2009 13:07)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   17-04-2009 02:09

L'œuf et la poule

Olivarus,

Vous dites:
Qu'est-ce que la valeur intrinsèque d'une chose ? Un économiste dirait que c'est l'offre et la demande qui détermine la valeur et c'est donc la dernière transaction connue qui fixe la valeur. (réponse libérale).

David D. Friedman (fils de Milton) répond:
Price equals both cost of production and value to the user, both of which must therefore be equal to each other. (1)

Si vous me dites que c’est l’offre et la demande qui déterminent la valeur, et il n’y a surement plus de valeur intrinsèque.

Cordialement,
Ivo

(1)
David D. Friedman “Price Theory: An Intermediate Text”. South-Western Publishing Co., 1986, p. 36 chapitre 3 initio http://www.daviddfriedman.com/Academic/Price_Theory/PThy_Chapter_3/PThy_Chapter_3.html



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   17-04-2009 06:05

Je tente de démontrer que la finance dite islamique n’est pas islamique.

Je m’adresse donc en premier lieu à un public islamique.

Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi. 37 Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point tes vivres à usure.
Lévitique 25:36-37

Ez 18:13-
prête avec usure et prend des intérêts, celui-ci ne vivra pas après avoir commis tous ces crimes abominables, il mourra et son sang sera sur lu



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   17-04-2009 07:38

J’ai cité
Ethique à Nicomaque Livre V, Chapitre V, lignes 1133a33- 1133b1,
il y aura réciprocité, quand les marchandises ont été égalisées de telle sorte que le rapport entre cultivateur et cordonnier soit le même qu’entre l’oeuvre du cordonnier et celle du cultivateur.
ET
De Veritate, article 1er
veritas [est] adaequatio rei et intellectus.

L’adéquation, cela me semble aussi être un rapport.
Le même rapport d’ailleurs, non ?



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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   17-04-2009 08:20

Ivo Cerckel a écrit:


> Si vous me dites que c’est l’offre et la demande qui
> déterminent la valeur, et il n’y a surement plus de valeur
> intrinsèque.

C'est le marché qui décide de la valeur marchande. La valeur intrinsèque supposée d'un bien peut être invendable. Coûts des matières + coûts de production peuvent aboutir à une valeur intrinsèque à la rigueur, et encore deux producteurs n'arriveront pas aux mêmes coûts pour la même production.

L'eau minérale a une valeur importante en plein désert, et une valeur banale en Hypermarché au point qu'elle est vendue à prix coûtant pour attirer le chaland. Vous sentez en permanence la valeur marchande de ce que vous négociez.

Je ne sais au fond ce qu'est la valeur intrinsèque si personne ne veut du bien que je possède. Je sais le mal que je me donne pour sortir des légumes de mon jardin mais la valeur monétaire de mon travail est très relative.

Le marché a toujours raison*. C'est l'autre qui me met en adéquation de valeur par sa décision d'achat.

La valeur est un équilibre sans arrêt remis en cause.



* mais tout n'est pas négociable, il y a des valeurs immatérielles.



Message modifié (17-04-2009 09:05)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   18-04-2009 02:58

Olivarus

Vous avez raison.

Friedman emploie également l’exemple de l’eau à l’endroit cité.
http://www.daviddfriedman.com/Academic/Price_Theory/PThy_Chapter_3/PThy_Chapter_3.html

Chapter 3
The Consumer: Choice and Indifference Curves

PRICE, COST, AND VALUE

A very old puzzle in economics is the relation between price, value to the consumer, and cost of production. It is tempting to say that the price of a good is determined by its value to the user. Why, after all, would anyone buy a good for more or sell it for less? But if this is so, why are diamonds, which are relatively unimportant (most of us could get along quite well if they did not exist), worth so much more per pound than WATER, which is essential for life? If the answer is that diamonds are rare and that it is rarity rather than usefulness that determines price, I reply that signatures of mine written in yellow ink are even rarer than original autographs of Abraham Lincoln but bring a (much) lower price.

Perhaps it is cost of production that determines price. When I was very young, I used to amuse myself by shooting stalks of grass with a BB gun. That is a costly way of mowing the lawn, even considering that the cost per hour of a nine-year-old's time is not very high. I think it unlikely that anyone would pay a correspondingly high price to have his lawn mowed in that fashion.

This puzzle--the relation between value to the consumer, cost of production, and price--was solved a little over 100 years ago. The answer is that price equals both cost of production and value to the user, both of which must therefore be equal to each other. How market mechanisms arrange that triple equality will be discussed in the next few chapters. In this chapter and the next, we shall analyze the behavior of a consumer who must decide what to buy with his limited resources; among the things we shall learn in the process is why, as a consequence of rational behavior by the consumer, price equals (marginal) value.



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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   18-04-2009 14:48

Ivo Cerckel

J'aime l'anglais économique, mais je déteste cette langue parlée imprononçable pour un civilisé.


Il y a dans ces textes anglosaxons , le côté pratique de ces peuples. C'est le consommateur qui fait le marché. Les pieds sur terre toujours.

Là où les marxistes pataugent dans la production sans s'intéresser aux débouchés, les réalistes s'intéressent d'abord à la fin avant de s'intéresser aux moyens.

Celui qui sait vendre est sûr de produire pour l'anglo-saxon, mais celui qui produit sans savoir vendre finit en faillite (le marxiste).

Les économistes occidentaux de langue anglaise sont en général très pratiques et non dénués d'humour.

La valeur "intrinsèque" c'est du jargon philosophique mais pas trop économique. Le mot est élégamment employé en philosophie mais un peu déplacé en économie. Du moins à ce que je lis depuis des années.

Cordialement



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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   18-04-2009 17:01

Chers amis,

Si je comprends bien :

* proverbe marxiste : "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué"

* proverbe anglo-saxon : "il ne faut pas tuer l'ours avant d'avoir vendu sa peau"

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   20-04-2009 02:51

Monsieur l'Animateur du Forum,
Cher Guy,

Vous n’avez rien compris.

Nous ne disposons plus d’aucun critère pour juger (de) l’action humaine.

Vidéo que j’ai reçue hier, dimanche :

Thalidomide drug used by Nazis (Today It’s Used as Chemotherapy)
http://newstoday.smashits.com/video/51hhHb3upWo/thalidomide-drug-used-by-nazis-today-it-s-used-as-chemotherapy-.html

Bien à vous,
Ivo



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 Re: Veritas
Auteur: Genois 
Date:   20-04-2009 07:44

Bonjour Messieurs
Olivarus dit " La valeur "intrinsèque" c'est du jargon philosophique mais pas trop économique. Le mot est élégamment employé en philosophie mais un peu déplacé en économie. Du moins à ce que je lis depuis des années.

Sans doute qu'en philo on parlerait plutôt de rencontre des désirs pour qualifier le marché. Le prix des biens et services est en effet de plus en plus déconnecté de leur valeur "intrinsèque", c'est l'affrontement des désirs et de leur puissance qui en fixe le cours et il faut se souvenir de la phrase du philosophe "le désir est l'essence de l'homme". Donc le marché est une loi de nature pour l'homme.
salut cordial
Genois



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-04-2009 22:49

Ebloui par la Vérité ...

Das kann nicht mehr ...

Why is it that thalidomide was not marketed in France?
Rhône-Poulenc?

Grünenthal apparently purchased the trade name of the drug – Contergan – and therefore probably the substance itself, from a French firm, Rhône-Poulenc, which was under Nazi control during the war years.
From The Sunday Times
February 8, 2009
Thalidomide 'was created by the Nazis'
http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/health/article5683577.ece

Dites-moi que je me trompe ...



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   23-04-2009 04:32

Ah, vous ne me croyez pas?

http://www.thalidomide.ca/fr/informations/visages.html
France non autorisée

Tous les pays limitrophes, sauf peut-être Andorre et Monaco, autorisée.



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 Re: Veritas
Auteur: Lephenix 
Date:   22-07-2009 00:33

Ivo Cerckel a écrit:

> Veritas [est] adaequatio rei et intellectus.
>
> “Rei” cela me semble être un génitif.
> “Intellectus” un nominatif.
> Pourquoi? (ad-équation DE LA chose et DE L’intellect – cela
> devrait donner deux génitifs, non?)
>
> La question me semble importante pour l’application du Principe
> de Non-Contradiction qui n’est applicable qu’à la pensée
> (l’intellect) et non à la réalité (la chose).

* Mais, la "chose" est-elle vraiment une réalité ?


> (Contrairement à ce qu’affirment beaucoup d’auteurs, ces
> principes [le principe de non-contradiction, le principe du
> tiers exclu, et le principe d’identité] sont des lois logiques
> ou des lois de pensée comme telle et non des lois de l’ordre
> réel
> (Fernand Van Steenberghen, (F.-X. de Guibert, ed.), Philosophie
> fondamentale, Longueuil, Québec, Editions du Préambule, 1989,
> note p. 296))

* La "logique" pure ne peut s'appliquer qu'aux mathématiques" à l'exclusion de tout autre domaine.

>
> Si ce monde ne tourne pas rond, c’est parce que ses habitants
> croient toujours devoir réinventer la roue sans respecter les
> connaissances “reçues” ou plutôt sans respecter les donné(e)s
> établi(e)s.
>
* ???

"Tout ce que l'homme apprend est déjà en lui" - Platon

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-07-2009 06:54

adaequatio rei et intellectus
b]* Mais, la "chose" est-elle vraiment une réalité ?
b]* La "logique" pure ne peut s'appliquer qu'aux mathématiques" à
l'exclusion de tout autre domaine.

Pour Gottlob Frege, les mathématiques se déduisent ou sont dérivables de la logique.

Kurt Gödel réplique qu'aucune totalité ne peut contenir de membres définissables uniquement en termes de cette totalité.

(Hao Wang, "Reflections on Kurt Gödel", Massachusetts Institute of Technology, 1987, p. 317)



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-07-2009 10:44

https://twitter.com/IvoCerckel/status/2774834979
Is life an effort to have advance knowledge of things which will be revealed at death when whole life will display in fast kind of movie?



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-07-2009 11:06

http://twitter.com/IvoCerckel/status/2775086051
Si ainsi que Lephenix l’insinue, la chose en soi (Ding an sich) n’existe pas …

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-07-2009 11:52

https://twitter.com/IvoCerckel/status/2775443536
C’est parce qu’il n’y pas de chose (corps) en soi que les médecins se trompent si souvent lorsqu’ils donnent peu de chance de survie au patient.



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 Re: Veritas
Auteur: Infzelastrophe 
Date:   03-08-2009 16:01

S'il y a contradiction
entre deux propositions :
Il y a néammoins
compatibilité
entre les faits ou les évènements matériels
qui les ont produites.

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   04-08-2009 02:24

Infzelastrophe a dit:
S'il y a contradiction
entre deux propositions :
Il y a néammoins
compatibilité
entre les faits ou les évènements matériels
qui les ont produites.


Augustin Mansion, “Sur la Correspondance du logique et du réel”, Revue néo-scolastique de philosophie, 1932 (34)305-340,
dit:

p. 340
CONCLUSION
Pour jeter la suspicion sur notre connaissance de la réalité.
il ne suffit pas d’affirmer – même avec preuves a l’appui –
que rien ne nous garantit la possibilité d’appliquer validement les lois de l’ordre logique à l’ordre réel

Le sens même de cette affirmation doit faire l’objet d’une critique attentive
On ne peut prendre les lois logiques in globo, mais il y a lieu de les examiner avec soin, une à une


p. 315 iuncto p. 318
le réel en soi n’est point soumis [au principe de non contradiction],
mais l’application de ces lois [donc du principe de non contradiction] à la pensée , dans le cas de la déduction,
en garantit, en même temps, la fidelité comme représentation du réel.



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   04-08-2009 03:11

ordre = relation INTELLIGIBLE d’une pluralité de termes (Le Robert)

Frank van Dun:
The word 'law' means order, hence natural law is simply the natural order. In the sense in which natural law is relevant to jurists, it is the natural order of persons -- specifically, the order of natural persons: human beings that are capable of rational, purposive action, speech and thought. In short, natural law is the natural order of the human world.
Laws are patterns of order. Hence, natural laws are patterns of natural order -- and, in the juristically relevant sense, patterns of order among natural persons.
http://users.ugent.be/~frvandun/Texts/Logica/NaturalLaw.htm

Si Frank van Dun dit que le droit est constitué de modèles ou types (« patterns ») d’ordre, n’oublie-il pas que l’ordre est lui-meme un « pattern » ou une relation d’une pluralité de termes?

Et c’est parce qu’il y a de l’ordre que l’on peut donner des ordres (à la nature) ?
Une fois qu’on a compris les relations, on peut donner des ordres à la nature.
(pour le Larousse « commandement » est la première définition d’ordre,
pour Le Robert celle que j’ai donnée : « relation intelligible d’une pluralité de termes »)

There is order in the world
means that
man can understand the relationship between the things in the world

man can understand that actions have consequences
he wants to know in advance which consequences

Pourquoi une formule, telle E = MC2, est-elle applicable à la nature ?

L’ordre n’existe pas ?
Mais c’est l’intellect qui le crée ou néanmoins le découvre ?
Donc sans intellect, il n’y aurait pas d’ordre ?

Roger Penrose, “The Road to Reality: A Complete Guide to the Laws of the Universe”, Londres, Jonathan Cape, 2004, pp. 20-21:
It remains a deep puzzle why mathematical laws should apply to the world with such phenomenal precision.
Moreover, it is not just the precision, but also the subtle sophistication and mathematical beauty of these successful theories that is profoundly mysterious.
How can it come to pass that appropriately organised physical material - and here I refer specifically to living human (or animal) brains – can somehow conjure up the mental quality of conscious awareness?
How is it that we perceive mathematical thought?
It is not just that our brains are programmed to “calculate” in reliable ways.
When we appreciate, for example, the actual meanings of the terms “zero”, “one”, “two’, “three”, etc., there is something much more profound than that (that our brains are programmed to “calculate” in reliable ways) in those insights.

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 Re: Veritas
Auteur: photon 
Date:   06-08-2009 06:49

"It remains a deep puzzle why mathematical laws should apply to the world with such phenomenal precision.
Moreover, it is not just the precision, but also the subtle sophistication and mathematical beauty of these successful theories that is profoundly mysterious."


Vous soulevez là l'intéressante question de l'adéquation des mathématiques à la description de la nature.
Il y a plusieurs type de réponses, citons l'empirisme, le nominalisme et le réalisme qui semblent avoir la propriété commune de considérer cette adéquation comme une évidence ( empirique ou rationelle ).

Roger Penrose que vous citez semble plutôt s'approcher d'une variante évoluée du Platonisme, qui n'est pas si rare ( mais souvent forme plus naive ) chez les mathématiciens. ( basically he asserds mathematicians do not invent equations and formulas, and the beauty and structure of mathematics are given by God ).

On pourrait aussi supposer plus simplement que chaque époque présente ses modèles mathématiques et donc sa ( relative ) adéquation à la description des phénomènes.

Cordialement,
photon



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   06-08-2009 07:05

Penrose et Platon

The Road to Reality: A Complete Guide to the Laws of the Universe
by Roger Penrose London: Jonathan Cape, 2004

Review by Chris Clarke
http://www.scispirit.com/road_to_reality.doc.
EXTRAIT
The key to the book is his conception of a threefold reality, which he illustrates in the accompanying diagram - later elaborated to allow for additional unknowable areas. (His many hand-drawn diagrams, incidentally, add to the attraction of the book.) With PLATO, he is convinced in the reality of a mathematical world underlying the entire physical world. At the same time he recognises that this mathematical world is in some way a product of our mental world, which is in turn a product of the brains that are lodged in the physical world. The acknowledged deep mystery of each of these links is further deepened by their cyclic relationship.

Penrose lui-même:

p. xviii

the definition of a fraction in terms of an “indefinite class of pairs” has its value in mathematical rigour and precision,
but I shall avoid it.

In my description here, I shall be more concerned with conveying the idea and beauty and the magic inherent in many important ‘mathematical” notions.

The idea of a fraction such as 3/8 is simply that
it is some kind of entity which has the property that, when added to itself 8 times in all,
it gives 3.

The magic is that the idea of a fraction actually works despite the fact that we do not really directly experience things in the physical world that are exactly quantified by fractions – pieces of a pie leading only to approximations
VERSUS
the natural numbers such as 1, 2, 3 which do precisely quantify numerous entities of our direct experience.

It is better to think of 3/8 as being an entity with some kind of (PLATONIC) existence of its own.
and that the infinite collection of pairs is merely one way of our coming to terms with the consistence of this kind of entity



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   20-08-2009 04:34

Un des processus (procédés?) pour connaitre la Vérité c’est l’induction,
le processus (procédé?) par lequel on passe d’un nombre suffisant d’instances à une Vérité universelle (1),
le processus (procédé?) par lequel on passe du sensible à l’intelligible. (2)

En biologie, et plus particulièrement, en organogénèse,
l’induction est le processus (procédé?) par lequel un groupe des cellules influence la différentiation de ses voisins. (3) (4)

Y-a-t-il analogie ?

Ce processus (procédé?) est-il automatique ?
Ou devrait-il être automatique,
les « idées innées » pouvant s’opposer à ce processus ? (5)

Peut-on "re-sistere" ce qui est "in-ductus" ou plutôt "in-ductum"?

NOTES

(1)
In logic an INDUCTION is the process by which our minds proceed from a sufficient number of instances to a universal truth (Andrew H. Bachhuber, S. J., “Logic’” New York, Appleton-Century-Crofts, 1957. p. 294)

(2)
For Aristotelian realism,
the human mind grasps the intelligible aspects of things it knows through experience
and this is why it can formulate universal judgements about the nature of these things
INDUCTION is the process of passing from the sensible to the intelligible,
from particular truths to a universal truth
(Juan Jose Sanguineti, “Logic”, Manila, Sinag-Tala Publishers, (first published in 1982 in Spanish by the Ediciones Universidad de Navarra in Pamplona), 1992, p. 155)

(3)
Solomon, Berg and Martin, “Biology”, Thomson Brooks/Cole, 2006
p. 970 organogenesis
Induction = [the process by which] certain cells stimulate or otherwise influence the differentiation of their neighbours

(4)
[...] all developmental processes depend on signals passed between neighbouring cells and cell layers, telling embryonic cells precisely what to do when. The mechanism by which one group of cells influences the development of an adjacent group of cells is called INDUCTION. Induction plays a major role in the early development of tissues and organs from ECTODERM, endoderm and mesoderm, Its effect is to switch on a set of genes whose expression makes the receiving cells differentiate into a specific tissue. A sequence of inductive signals leads to increasingly greater specialisation of cells as organs begin to take shape (Campbell, Reece, Mitchell, Taylor, “Biology – Concepts & Connections’, Benjamin Cumming, 2003, 4th ed. p. 552)

(5)
Voici ce qui m’amène à cette question:
Thalidomide acts upon the ECTODERM (nerves)
rather than the mesoderm (skeleton)
(Janet McCredie, "Beyond Thalidomide – Birth Defects Explained", London, The Royal Society of Medicine Press, 2007, p. 90.)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   20-08-2009 11:27

En essayant de répondre à la question d’en face:

Auteur: philosophus
Date: 07-08-2009 10:59
Bonjour,
quelqu'un pourrait-il me donner les références où Aristote parle explicitement de la causalité instrumentale (p.ex. en comparaison avec une causalité seconde)?
http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=1&i=10603&t=10603

à laquelle, je répondrais comme suit: :
Je ne sais pas si cela vous aidera,
mais dans sa discussion des quatre types de cause
au livre II, Chapitre 3, de sa Physique,
le Stagirite se réfère à des outils/instruments chirurgicaux.
(194 b in fine - 195 a 1-2 )
(Bekker imprime combien de lignes par colonne? 35, 36, 37 ou 38 ?

je trouve ce qui suit:

Augustin Mansion, « La Physique d’Aristote », Louvain, 1945, 2me éd

p. 219
Epagoge ou induction

terme qui dans le vocabulaire du Stagirite a une signification très large
il désigne toutes les opérations de l’esprit qui tire de données particulières et multiples des résultats plus généraux ou mieux unifiés, notions ou jugements.

p. 222 paraphrase
Pour Aristote la vrai méthode de la physique veut assigner son pourquoi au donné phénoménal
suffisamment connu par l’expérience et l’induction
en déterminant quelles en sont les diverses causes

p. 222 paraphrase
L’méthode explicative d’Aristote demeure en contact avec la réalité observée

p. 224
l’induction précise tout juste le sens de l’expérience en la rattachant plus étroitement à l’ordre physique

p. 225
Il est nécessaire que tout ce qui est démontré en mathématiques relativement aux corps soit vrai en physique, mais non pas réciproquement, car le mathématique étant tiré par abstraction du physique, celui-ci comprend des éléments dont le mathématicien ne peut pas tenir compte



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   21-08-2009 01:58

Saint Thomas :
Veritas est adaequatio rei et intellectus

Roger Penrose :
It remains a deep puzzle why mathematical laws should apply to the world with such phenomenal precision.
Moreover, it is not just the precision, but also the subtle sophistication and mathematical beauty of these successful theories that is profoundly mysterious.
How can it come to pass that appropriately organised physical material - and here I refer specifically to living human (or animal) brains – can somehow conjure up the mental quality of conscious awareness?
How is it that we perceive mathematical thought?
It is not just that our brains are programmed to “calculate” in reliable ways.
When we appreciate, for example, the actual meanings of the terms “zero”, “one”, “two’, “three”, etc., there is something much more profound than that (that our brains are programmed to “calculate” in reliable ways) in those insights.

Augustin Mansion :
Il est nécessaire que tout ce qui est démontré en mathématiques relativement aux corps soit vrai en physique, mais non pas réciproquement, car le mathématique étant tiré par abstraction du physique, celui-ci comprend des éléments dont le mathématicien ne peut pas tenir compte.

Saint Thomas :
primo in intellectu cadit ens
Texte que je ne retrouve pas dans De Veritate, mais bien dans la Summa theologiae.
Dans De Veritate, je retrouve cependant :
Illud autem quod primo intellectus concipit quasi notissimum, et in quod conceptiones omnes resolvit, est ens, ut Avicenna dicit in principio suae metaphysicae.
Ce que je ne retrouve pas c’est :
Primo autem in intellectu cadit ens. Unde ens est …

BOUM
http://syzygus.wordpress.com/2009/05/31/an-infinity-of-act/
Primo in conceptione intellectus cadit ens; quia secundum hoc unumquodque cognoscibile est in quantum est actu; unde ens est proprium objectum intellectus et sic est primum intelligibile, sicut sonus est primum audibile.
(Ia, q. 5, a. 2. Cf. également Ia, q. 85, a3; Ia IIae, q. 94, a. 2; Cont. Gent.: II, 83; De veritate, q. 1, a. I.)

Y a pas le « autem ».

Ivo :
Ens = les mathématiques ?
Ou les mathématiques sont un exemple de l’Etant (du moins si Etant est bien la traduction d'ens) ?

... sicut sonus est primum audibile, dit Saint Thomas.



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 Re: Veritas
Auteur: Kozeta 
Date:   21-08-2009 12:32

Les matématiques sont des pensées.

Des pensées sont des étants mentaux.

Ergo: Les matématiques sont des étants mentaux.

(C´est pas Barbara, c´est la quatrième figure, mais la conclusion me semble juste quand même.)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   22-08-2009 05:09

Reste à voir quelle est la relation entre le matématique, le logique et le réel.

Pour Mansion,
le réel en soi n’est point soumis [au principe de non contradiction],
mais l’application de ces lois [donc du principe de non contradiction] à la pensée, dans le cas de la déduction,
en garantit, en même temps, la fidelité comme représentation du réel.

Pour Mansion,
il est nécessaire que tout ce qui est démontré en mathématiques relativement aux corps soit vrai en physique, mais non pas réciproquement, car le mathématique étant tiré par abstraction du physique, celui-ci comprend des éléments dont le mathématicien ne peut pas tenir compte.

Je me sais pas ce que dit Mansion en ce qui concerne la relation du matématique et du logique,
la logique étant l’art et la science de penser correctement,
pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences, dirait l’autre.

Pour l’autre, la méthode mathématique n’est elle-même que l’usage normal de la raison, nous dit Etienne Gilson dans son « Introduction » au « Discours de la Méthode » de l’autre.

Que penser de ceci :
Les logiques sont des pensées.
Les logiques sont des étants mentaux.
Ergo: Les logiques sont des étants mentaux ?

L’usage normal de la raison dira-t-il que c’est vrai ?

La forme logique est la structure de base, ou l’arrangement de base des parties, d’une unité logique complexe. Une des unités logiques complexes c’est le syllogisme CATÉGORIQUE dont il existe quatre figures.

En puis le fou de Köningsberg divisera la raison en catégories en inventera l’ impératif CATÉGORIQUE.

Tiens, en recherchant sur Google la traduction de « the fallacy of equivocation »
(ai-je employé « catégorie » dans deux sens différents ?)
je trouve que l’amphibolie (du grec amphi-balléin, jeter autour),est un terme de logique employé par KANT dans sa « Critique de la raison pure », pour signifier une forme particulière d'équivoque qui vient de ce que l'on confond l'objet propre et distinct de deux facultés différentes, et que l'on donne à l'un de ces objets les qualités de l'autre
http://www.cosmovisions.com/amphibolie.htm
(Je ne sais toujours pas comment on dit « fallacy » en français - faux raisonnement ?)



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   25-08-2009 08:18

Ceci n’est évidemment pas un site libertarien et encore moins anarcho-capitaliste (je vais me faire exclure),
mais le socialisme,
nous dit le prix Nobel d’économie Friedrich August von Hayek,
cela veut dire que la raison humaine détermine les évènements.

Donc, Descartes est le premier socialiste (avant la lettre)?

Hayek, “The Fatal Conceit – The Errors of Socialism”, The University of Chicago Press, 1988

§ our intellectuals and their tradition of reasonable socialism p. 52

p. 52 – 53
Indeed,
the influence of rationalism has been so profound and pervasive
that, in general, the more intelligent an educated person is,
the more likely he or she is not only to be a rationalist,
but also to hold socialist views
(regardless of whether he or she regards himself / herself as a socialist.)

p. 53 – 54
Intelligent people will tend to overvalue intelligence,
and to suppose that we must owe all the advantages and opportunities that our civilisation offers to deliberate design rather than to following traditional rules.



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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   25-08-2009 11:37

Cher Ivo,

Sur le plan économique, le socialisme commet une grave erreur : croire que la raison humaine puisse gérer scientifiquement les choses humaines, c'est-à-dire de façon universelle et nécessaire dans tous les cas.

Mais le libéralisme commet une erreur plus idiote, dirons-nous : croire que cette raison qui gère universellement les actes économiques existe quelque part dans les nuées, comme une "main invisible".

Le socialisme croit à l’infaillibilité de la raison humaine, le libéralisme croit à la magie d’une raison supérieure.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 10:02

Cher Guy,

Depuis les années 1830, époque où la France est entrée en économie libérale, la « main invisible » n'a pas si mal travaillé : le revenu par habitant a été multiplié par 15 en monnaie constante, le patrimoine moyen par 13 ; dans le même temps, le temps de travail a été divisé par 2, et le rapport entre les revenus des 10% de Français les plus pauvres et les 10% les plus riches est passé de 1/19 à 1/3.

C'est un sport très français de cracher dans la soupe tout en bénéficiant de la prospérité que seul le libéralisme est capable d'apporter. Je ne nie pas les défauts du libéralisme (qui, dans l'homme, ne veut considérer que l'homo economicus), mais pour ma part, je ne connais rien de plus idiot et immoral à la fois que le socialisme.

Au moment des dernières présidentielles, une amie roumaine, éberluée de voir que nous avions trois candidats prétendant en finir avec le capitalisme, me disait : « On voit bien que vous n'avez jamais subi le socialisme ».

Cordialement,

Nicolas

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 10:41

Nicolas a écrit:

> Cher Guy,
>
> Depuis les années 1830, époque où la France est entrée en
> économie libérale, la « main invisible » n'a pas si mal
> travaillé : le revenu par habitant a été multiplié par 15 en
> monnaie constante, le patrimoine moyen par 13 ; dans le même
> temps, le temps de travail a été divisé par 2, et le rapport
> entre les revenus des 10% de Français les plus pauvres et les
> 10% les plus riches est passé de 1/19 à 1/3.

*** la main invisible du marché et la crise du système ***


On aurait tendance à dire que le marché a toujours raison, si l'on suit les évidences grossières des libéraux. Mais poussé jusqu'à l'absurde, le libéralisme aboutit à considérer que le coût marginal du dernier chinois au chômage est le juste prix de la main d'oeuvre. Il y a donc convergence fatale entre le marché international du travail et les prix de revient et donc il est vain de s'y opposer.

Le problème est que l'on converge vers le moins disant.

Si le nombre de chinois, indiens, indonésiens sans travail est immense par rapport au prix de revient de l'américain et plus généralement de l'occidental en pays développé, la convergence se fera par le bas par destruction des emplois trop onéreux par rapport au "divin" marché.

Donc le "divin" marché est en train de nous ajuster au moins disant international. Donc le chômage tire à la baisse les salaires des occidentaux jusqu'à l'effondrement du dollar et ajustement du salaire horaire américain et occidental sur le salaire horaire des pays émergents. Il y a donc lieu d'attendre la situation de plein emploi des pays émergents et l'ajustement de nos salaires à ces pays, avant d'espérer un équilibre mondial de plein emploi.

Le "divin" marché a parlé.

Il y a donc désuétude de l'analyse du progrès engendré par le système libéral en raison de la mondialisation qui dans un contexte de libre échange est en train de détruire le système de préférence communautaire qui faisait abstraction des pays sous le joug du communisme ou du "tiers monde".



>
> C'est un sport très français de cracher dans la soupe tout en
> bénéficiant de la prospérité que seul le libéralisme est
> capable d'apporter. Je ne nie pas les défauts du libéralisme
> (qui, dans l'homme, ne veut considérer que l'homo
> economicus
), mais pour ma part, je ne connais rien de plus
> idiot et immoral à la fois que le socialisme.

Le socialisme est l'enfant du libéralisme comme la maladie sexuellement transmissible est l'effet du dévergondage. Les encycliques sociales dénonçaient les deux tares en mettant de moins en moins en cause le régime qui les génère. Discours homéopathique...

Il est vain de s'attaquer au socialisme si l'on ne voit pas que Marx est enfant de Ricardo. (la Chine de Marx est très adaptable à Ricardo).

Le libéralisme est idolâtrique dans sa conception exclusivement marchande de l'économie. Il est en train de nous démontrer par la faillite que le communisme n'est pas seul à être intrinsèquement pervers, mais que lui aussi aboutit à la destruction du monde.

les libéraux détestent les catholiques comme rebelles au culte du Veau d'or. ils ont l'illusion de croire que le communisme est le seul ennemi alors qu'ils génèrent par leur idolatrie les méfaits dont ils s'éxonèrent trop facilement.

Le dernier en date de leurs exploits est le travail du dimanche, progrès évident pour le libéral matérialiste qui nous gouverne, régression et injure à Dieu pour le civilisé. Ils ont l'impression de progresser ces abrutis.

*** La Chrétienté ou le chaos ***

C'est plutôt l'alternative, qui se dessine clairement. Les ralliements aux "valeurs" du monde moderne sont inutiles. L'Eglise "réformée" prostituée au monde moderne ne sert à rien, elle aura beau donner des gages de modernité à ses amants, elle aura toujours la marque du crucifix sur ses tapisseries. Elle proteste mollement pour des raisons sociales au travail du dimanche et in fine comme désobéissance à la loi divine, alors que c'est l'argument premier...

Une doctrine sociale de l'Eglise qui ne remet pas en cause le principe de sortie de la chrétienté est un discours qui s'attaque aux conséquences sans s'attaquer à la cause. Ces encycliques m'ennuient, elles sont soumises à la théologie politique de l'ennemi.

Au fond les catholiques réformés sont indifféremment socialistes ou libéraux en fonction de leur sociologie d'origine. Ce n'est qu'un des aspects de l'apostasie généralisée.



Message modifié (26-08-2009 12:07)

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 12:38

Cher Olivarus,

Evidemment qu'on ne peut servir Dieu et Mammon. A lire les Evangiles, le salut des prostituées est beaucoup moins incertain que celui des riches. Néanmoins, le libéralisme a aussi un côté moral : il est juste que la prise de risque, le travail, l'astuce, soient récompensés par la réussite financière. Le socialisme, c'est le même matérialisme, avec en plus l'irresponsabilité, l'oisiveté mère de tous les vices, la misère et les camps de concentration.

Pour ma part, j'aurais volontiers une nostalgie pour le corporatisme. Néanmoins, je suis frappé (particulièrement en ce moment, après la lecture du dernier livre de Jacques Marseille, L'argent des Français, d'où je tire les chiffres que j'ai cités) de l'extraordinaire capacité du libéralisme à créer de la prospérité à moyen et long terme, malgré les crises plus ou moins cycliques. Salazar voulait faire vivre les Portugais au jour le jour, comme il disait, sans chercher la croissance à tout prix, dans une économie corporatiste, paysanne et quasiment autarcique. Résultat, les Portugais sont allés chercher du boulot en France.

Sur le libre-échange, et la mondialisation, il faut avoir comme vous une expérience pratique de l'économie réelle pour avoir une opinion fondée. A vous lire, il me vient deux questions : 1°) Est-ce que le cas allemand ne montre pas qu'une industrie européenne à hauts niveaux de salaires peut rester compétitive malgré la mondialisation ? 2°) Est-ce que le cas anglais ne montre pas qu'une économie européenne tertiaire et très ouverte sur le monde peut être proche du plein emploi en période de croissance et garder un taux de chômage modéré en période de crise ?

Cordialement,

Nicolas

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 Re: Veritas
Auteur: photon 
Date:   26-08-2009 12:51

Bonjour Olivarus,


Vous dites ( au sujet de la Chrétienté ou du chaos )

C'est plutôt l'alternative, qui se dessine clairement. Les ralliements aux "valeurs" du monde moderne sont inutiles.


En en supposant fondées vos critiques du capitalisme et du communisme,
considérant également la convergence de leurs effets négatifs sur l'environnement,
plus précisément, comme vous dites, que le premier " est en train de nous démontrer par la faillite que le communisme n'est pas seul à être intrinsèquement pervers, mais que lui aussi aboutit à la destruction du monde",

pouvez vous m'expliquer en quoi la Chrétienté serait l'alternative.

En effet, de notre discussion récente sur la destruction de l'environnement (ici), il m'a semblé pouvoir conclure qu'aucune solution concrète ne pouvait être apportée par le Christianisme, tant que ce dernier considère la problématique de la destruction de l'environnement comme une préoccupation secondaire, issue d'une perspective matérialiste, anthropocentrique et réduite.


Vous semblez pourtant partager certaines de mes préoccupations.
Quelle solution(s) concrète(s) apporterai(en)t la Chrétienté ?

J'aurais pour ma part espéré y trouvé une justification du sentiment ( que même un agnostique peut éprouver ) de sacré que la nature peut parfois nous faire ressentir. En fait je n'a ai trouvé que l'exposé d'une croyance en la résurrection des corps, sur ses avantages et sur l'aspects physique que l'on aurait au paradis...


Un tel discours ne fait-il pas que d'accentuer l'indifférence aux risque de destructions de l'environnement ?
Sous sa forme extrême, une de ses variantes permet aux Kamicazes islamistes de mettre un terme brutal à leur ( et accessoirement à certaines autres ) vie(s) terrestres, jugées sans grandes valeurs au regards des promesses de l'éternité.

En quoi l'alternative que vous proposez ( au communisme, capitalisme avec leur corollaires destrucifs ) difèrerait-elle
d'une sorte d' Inch-Allah occidental, en attendant une fin presque certaine ?

Cordialement,
photon.



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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   26-08-2009 13:14

Cher Nicolas,

C’est un sport très universitaire de tordre l’histoire au profit de son idéologie. Depuis 1830, quand peut-on dire que le libéralisme a véritablement été appliqué en France ? Depuis cette époque, la nation a connu deux révolutions, un empire, trois guerres contre l’allemand, dont deux mondiales, aux économies contrôlées pendant et après les événements, par nécessité politique. De plus, de 1830 à 1950, de 90 % à 50 % de la population vivait de l’économie rurale, qui est tout sauf libérale. Une bonne partie du reste touchait une solde de l’armée, autre secteur peu libéral s’il en est.

Quant au progrès matériel, est-il imputable aux prodigieuses avancées technologiques, ou à une organisation libérale de l’économie ? Croyez-vous qu’un colbertisme bien pensé n’aurait pas eu les mêmes effets que celui que connut la première vague d’avancées techniques au 17ème siècle ?

Les véritables essais de libéralisme en France se firent à la fin du 19ème siècle essentiellement avec les salaires ouvriers, qui conduisirent à la ruine et à la misère de toute une catégorie de français. Ce fut aussi l’heure de gloire des catholiques sociaux qui luttèrent contre cette injustice « qui criait vengeance jusqu’au ciel ! » (Rerum novarum). L’autre véritable période s’inaugura, paradoxalement, en 1983, et 25 ans après, nous en récoltons les heureux bénéfices (les bonus ?). Même Giscard, chantre du libéralisme, finit sa carrière avec les plans Barre ; c’est dire assez l’impossibilité d’implanter durablement en France un libéralisme théorique cohérent.

Pour ce qui est de la fourchette des revenus et du pouvoir d’achat entre le 1er décile et le dernier, elle est bien évidemment tellement supérieure à 1 / 3 aujourd’hui, que je ne suis pas certain qu’on en sache les montants exacts. La grille des salaires s’est effectivement tassée, mais celle des revenus non salariaux a explosé (grâce il est vrai au libéralisme, mais du coup, on ne peut plus lui attribuer la justice des revenus !).

Il ne faut pas confondre libéralisme est liberté individuelle d’entreprise, ce qui n’a rien à voir. La seconde sert trop souvent de justificatif indu au premier. Chine, Vietnam et d’autres montrent d’ailleurs qu’elle est compatible avec un certain socialisme. Comme le montre très bien Olivarus, le socialisme est la conséquence quasi inéluctable du libéralisme. Il remplace la « main invisible » par la main de l’Etat.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 13:31

Nicolas a écrit:

" Pour ma part, j'aurais volontiers une nostalgie pour le corporatisme. "

Avantages: la collaboration entre patrons et employés dans des structures communes hiérarchisées qui échappent à la lutte des classes. D'où leur suppression par les révolutionnaires bourgeois.

Inconvénients: la compétition est nécessaire et l'excès de protectionnisme sclérose. (D'où le discours récurrent des libéraux dans ce domaine).

Vous trouvez ces idées forces chez tous les économistes, c'est banal.


1°) Est-ce que le cas allemand ne montre pas qu'une industrie européenne à hauts niveaux de salaires peut rester compétitive malgré la mondialisation?

le pour et le contre

Pour:

- Cela suppose la manie du secret (mon entreprise par exemple ne publie pas ses comptes et ne laisse pas les fournisseurs visiter l'atelier).

- Cela suppose de sous-traiter les sous-ensembles sur le marché international. L'Allemagne a délocalisé comme tout le monde les sous ensembles et ses fournisseurs sont eux-mêmes délocalisés.

- Cela suppose de tirer en permanence ses prix de revient vers le bas en raisonnant marché mondial, donc les allemands sont omniprésents dans les pays émergents comme tout le monde et leurs usines échangent leurs produits en s'optimisant en prix de revient par marché.

- Un marché développé coûte en marketing qui n'est pas délocalisable. Donc la production glisse vers les pays émergents et la recherche développement et la distribution ne sont pas délocalisables. (on fait semblant d'être français ou allemand alors que tout le monde est multinational).

Contre :

- Les marchés émergents sont structurellement compétitifs par la Main d'oeuvre.

- Une machine ou un robot coûte le même prix à Berlin et à Pékin, il est donc illusoire d'opposer l'automatisation à la main d'oeuvre.

- les pays émergents s'équipent et montent en gamme avec des prix de revient main d'oeuvre imbattables donc la Chine vient de doubler l'Allemagne sur le marché international après avoir ruiné les Etats Unis. la Chine vient de devenir le premier producteur mondial de voitures pendant que GM est en faillite. Le reste suit...

L'Allemagne a la hantise de l'inflation (à cause du passé) et a donc pris ses distances avec la politique inflationniste et de fuite en avant des US, mais elle est aussi structurellement non compétitives face aux pays émergents.



2°) Est-ce que le cas anglais ne montre pas qu'une économie européenne tertiaire et très ouverte sur le monde peut être proche du plein emploi en période de croissance et garder un taux de chômage modéré en période de crise ?

L'économie anglaise est moribonde car très orientée sur la finance en pleine déconfiture. Elle va suivre les Etats Unis dans la faillite.

Avant la fin de l'année la crise systémique va rattraper tous les pays à devises forcées par rapport aux pays émergents.

Vous allez assister à la dislocation de la zone dollar et sterling par incapacité à aligner les coûts de main d'oeuvre en rapport aux pays émergents. Donc la finance devient asiatique et orientées sur les BRIC. sur les 20 premières banques mondiales , les pays émergents sont maintenant majoritaires.

(Brésil, Russie, Inde et Chine).



Vous assistez à une révolution de grande ampleur.



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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 14:15

photon a écrit:

pouvez vous m'expliquer en quoi la Chrétienté serait l'alternative.

Sujet trop vaste, ouvrez un fil si vous voulez.


En bref: Le christianisme est un universalisme théocentrique, là où les autres doctrines sont réductionnistes et anthropocentristes.

L'économisme est une négation de la dimension spirituelle de l'homme et de sa fin qui est la vision béatifique de Dieu. On ne meurt pas pour un taux de croissance et pourtant nous mourrons. Les doctrines libérales et socialistes sont des réductionnismes qui méprisent la finalité de l'homme qui n'est pas sur cette terre. Ce sont des messianismes de remplacement.

C'est l'évidence, mais il faut le répéter.


> En effet, de notre discussion récente sur la destruction de
> l'environnement
> (ici),
> il m'a semblé pouvoir conclure qu'aucune solution concrète ne
> pouvait être apportée par le Christianisme, tant que ce
> dernier considère la problématique de la destruction de
> l'environnement comme une préoccupation secondaire, issue d'une
> perspective matérialiste, anthropocentrique et réduite.

L'écologie est secondaire par rapport à la philosophie qui cherche la vérité, ou la théologie qui s'intéresse à Dieu.

Mais pas méprisable, comme la médecine, l'économie ou toute autre discipline qui doit avoir sa place dans la hiérarchie et l'ordre de nos connaissances.

Que les rivières soient polluées ou pas ne changent rien à notre destinée. Nous mourrons et nous aspirons à l'éternité bienheureuse. La protection de l'environnement est à marier avec les autres disciplines sans l'absolutiser.

L'écologie sans les fanatiques de l'écologie...



>
> Vous semblez pourtant partager certaines de mes préoccupations.
> Quelle solution(s) concrète(s) apporterai(en)t la Chrétienté ?
>
> J'aurais pour ma part espéré y trouvé une justification du
> sentiment ( que même un agnostique peut éprouver ) de
> sacré que la nature peut parfois nous faire ressentir.
> En fait je n'a ai trouvé que l'exposé d'une croyance en la
> résurrection des corps, sur ses avantages et sur l'aspects
> physique que l'on aurait au paradis...


La nature est un terme rejetté par la philosophie moderne. Cela suppose que le monde est pensé en essences immuables et en existences contingentes. C'est un discours pré-chrétien...
Le monde actuel est négateur de la "nature" car respecter la nature a des implications morales qui heurtent de front son athéologie de principe.

Il y a d'abord un gouffre philosophique entre le christianisme et le monde actuel.


Préserver les papillons et mettre à la poubelle les enfants à naître c'est aussi faire de l'écologie officielle avec un respect de la nature à géométrie variable.



> En quoi l'alternative que vous proposez ( au communisme,
> capitalisme avec leur corollaires destrucifs ) difèrerait-elle
> d'une sorte d' Inch-Allah occidental, en attendant une
> fin presque certaine ?

Je ne propose rien, si Dieu existe et a organisé le monde selon "des natures", il est vain de vouloir organiser le monde. Il mérite d'être contemplé, aménagé (peuplez la terre et soumettez là, c'est un ordre divin), mais certainement pas de l'organiser sans tenir compte de son ordonnancement divin.

C'est la Providence qui mène le monde. les hommes ne peuvent qu'obéir ou détruire.



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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 14:25

Olivarus a écrit:

> Vous assistez à une révolution de grande ampleur.

Je veux bien vous croire, mais c'est comme la fin du capitalisme (toujours annoncée depuis l'invention du capitalisme) ou celle de l'humanité (toujours annoncée depuis l'invention de l'arbalète) j'attends de le voir pour en être sûr.

Cordialement,

Nicolas

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 15:22

Nicolas a écrit:

j'attends de le voir pour en être sûr.


J'aime bien les rapports du LEAP, (nos services de renseignements et nos Etats majors s'appuient dessus).

Faites LEAP 2020 sur google et vous aurez des économistes assez précis sur les évolutions macro-éconmiques à court et moyen terme.


En fait deux écoles se dessinent.

1: Ceux qui pensent que le chaos va être généralisé par la chute des Etats unis.

2: Ceux qui pensent que la dislocation va se faire autour de la faillite des Etats Unis et du redémarrage asymétrique des pays émergents qui s'émancipent progressivement du commerce avec les Etats Unis.


A mon avis, on manque un peu de recul statistique, pour étayer les deux thèses.



Message modifié (26-08-2009 15:47)

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 16:21

Cher Guy,

J'aime bien Marseille. La ville bien sûr, mais surtout le bonhomme. Contrairement à ce que vous pensez, c'est quelqu'un qui a été converti de son idéologie initiale (c'était un communiste encarté) par le contact avec la réalité des chiffres, alors qu'il rédigeait sa thèse. Pour un historien, je considère cela comme un véritable modèle. Il a un côté médiatique un peu agaçant, mais il ne manque pas de courage, car il tient vent debout contre ses collègues qui le détestent (j'en ai eu un témoignage tout récemment), pour des raisons idéologiques justement.

Le bon de ce bouquin, c'est que c'est un travail d'historien et pas de théoricien. J'ai employé « libéralisme » pour reprendre votre terme, mais ce dont parle Marseille, c'est l'économie réelle de libre entreprise telle qu'elle s'est déroulée tant bien que mal en 150 ans, en France mais aussi dans le monde libre tout entier. Parce que ce qui donne le vertige à la lecture de ce livre, c'est que les catholiques sociaux peuvent visiter les taudis, les papes faire des encycliques et les gouvernements des lois sociales, tout cela est un peu comme l'écume sur la mer. Ce qui a supprimé la misère et réduit les inégalités en France, c'est l'extraordinaire essor de l'économie capitaliste dans le monde. Chiffres en main, Marseille montre que le rythme de hausse du niveau de vie des ouvriers n'est pas calquée sur celui des lois sociales françaises, mais sur les cycles économiques mondiaux.

Pour répondre à quelques points de détail :

> Quant au progrès matériel, est-il imputable aux prodigieuses
> avancées technologiques, ou à une organisation libérale de
> l’économie ? Croyez-vous qu’un colbertisme bien pensé n’aurait
> pas eu les mêmes effets que celui que connut la première vague
> d’avancées techniques au 17ème siècle ?

Je ne sais pas ce qu'aurait fait un colbertisme bien pensé, parce qu'on m'a appris à ne pas faire de l'histoire au conditionnel.


De plus, de 1830 à 1950, de 90 % à 50 % de
> la population vivait de l’économie rurale, qui est tout sauf
> libérale. Une bonne partie du reste touchait une solde de
> l’armée, autre secteur peu libéral s’il en est.
…............
> Les véritables essais de libéralisme en France se firent à la
> fin du 19ème siècle essentiellement avec les salaires ouvriers,
> qui conduisirent à la ruine et à la misère de toute une
> catégorie de français. Ce fut aussi l’heure de gloire des
> catholiques sociaux qui luttèrent contre cette injustice « qui
> criait vengeance jusqu’au ciel ! » (Rerum novarum).

De 1850 à 1864, la hausse du pouvoir d'achat en France est de 39,4%. Suite à la crise internationale, il stagne ensuite jusqu'en 1892, sauf pour les ouvriers, dont le salaire réel augmente de 33%. Ce qui fait que le revenu moyen n'augmente pas durant la même période, c'est la baisse du revenu des paysans et agriculteurs, à cause de la baisse des prix agricoles. Après 1892, grâce à reprise économique, le pouvoir d'achat augmente en moyenne de 57% jusqu'à la guerre. De 1870 à 1914, Paris s'est couvert de boucheries, parce que le peuple mange dorénavant de la viande.


> Pour ce qui est de la fourchette des revenus et du pouvoir
> d’achat entre le 1er décile et le dernier, elle est bien
> évidemment tellement supérieure à 1 / 3 aujourd’hui, que je ne
> suis pas certain qu’on en sache les montants exacts. La grille
> des salaires s’est effectivement tassée, mais celle des revenus
> non salariaux a explosé (grâce il est vrai au libéralisme, mais
> du coup, on ne peut plus lui attribuer la justice des revenus
> !).

Je ne sais pas d'où vous tirez votre « évidence », mais lui, qui n'est qu'un modeste universitaire, s'est renseigné auprès de l'administration des impôts. Les chiffres qu'il donne englobent les revenus du travail (salarié et non salarié) et ceux du capital. Ce qui est vrai, c'est que les écarts de revenus sont très importants à l'intérieur du décile des plus riches : il y a une infime minorité de très très riches.


> Il ne faut pas confondre libéralisme est liberté individuelle
> d’entreprise, ce qui n’a rien à voir. La seconde sert trop
> souvent de justificatif indu au premier. Chine, Vietnam et
> d’autres montrent d’ailleurs qu’elle est compatible avec un
> certain socialisme.

Je suis heureux de voir que la situation sociale en Chine et au Vietnam vous paraît satisfaisante !

Cordialement,

Nicolas



Message modifié (26-08-2009 16:24)

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 16:32

PS : Pour ce qui est des catholiques sociaux, leur action est plutôt contemporaine de la Monarchie de juillet et du second Empire. Sous la troisième république, ils ont été supplantés, hélas, par les démocrates chrétiens.

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 16:49

Nicolas a écrit:

. Ce qui a supprimé la misère et réduit les inégalités en France, c'est l'extraordinaire essor de l'économie capitaliste dans le monde. Chiffres en main, Marseille montre que le rythme de hausse du niveau de vie des ouvriers n'est pas calquée sur celui des lois sociales françaises, mais sur les cycles économiques mondiaux.


Travail d'historien mais pas travail de scientifique, ni d'économiste.

Autrement dit il attribue au "système capitaliste" des choses qui relèvent de la science. Par exemple l'extraordinaire développement dû à la fée électricité n'a pas à être attribué au système en tant que tel, mais est une retombée des percées scientifiques. Cela n'enlève rien au fait que Marseille puisse être sympathique dans son opposition au totalitarisme de la gauche dans le système français.

Vous pouvez lui tomber dans les bras par souci d'élargir votre liberté intellectuelle vis-à-vis de la maffia, cela n'ajoute pas au personnage.


" Je ne sais pas ce qu'aurait fait un colbertisme bien pensé, parce qu'on m'a appris à ne pas faire de l'histoire au conditionnel. "

Un peu léger. La science se développe sans se laisser totalement conditionner par les régimes politiques. Il faut démêler les variables explicatives des évènements économiques.

En ce moment l'émergence d'Internet est indépendante de tous les régimes en place et de la crise et c'est une variable influente dans l'évolution du système économique;

"Je suis heureux de voir que la situation sociale en Chine et au Vietnam vous paraît satisfaisante !"

Non, vous sollicitez Guy. Il est de fait que le libéralisme et le socialisme font bon ménage un peu partout avec une bonne dose de corruption.

Le mot capitalisme est ambigu, car le capital est une notion qui peut être dépolitisée et même comptabilisé de façon non idéologique. c'est une des ambiguités de Jacques Marseille.

A mon avis, il ne voit pas les défauts du système qui génère sa propre opposition.

Ses origines expliquent un peu son culte.



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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 16:56

Olivarus a écrit:

> En fait deux écoles se dessinent.
>
> 1: Ceux qui pensent que le chaos va être généralisé par la
> chute des Etats unis.
>
> 2: Ceux qui pensent que la dislocation va se faire autour de la
> faillite des Etats Unis et du redémarrage asymétrique des pays
> émergents qui s'émancipent progressivement du commerce avec les
> Etats Unis.

> A mon avis, on manque un peu de recul statistique, pour étayer
> les deux thèses.

Les deux thèses... et toutes les autres ! Au début des années 90, je donnais des cours de "Connaissance du monde contemporain" à de futurs officiers. Tous les manuels de géographie et d'économie que j'avais à ma disposition donnaient alors les Etats-Unis pour économiquement fichus...



Message modifié (26-08-2009 16:56)

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 17:04

Nicolas a écrit:

>
> Les deux thèses... et toutes les autres ! Au début des années
> 90, je donnais des cours de "Connaissance du monde
> contemporain" à de futurs officiers. Tous les manuels de
> géographie et d'économie que j'avais à ma disposition donnaient
> alors les Etats-Unis pour économiquement fichus...


Il est vrai qu'à l'époque pour des raisons d'idéologie on noircissait les Etats Unis.

Mais à l'heure actuelle regardez bien les chiffres sans complaisance et vous verrez que ce n'est pas de la propagande. Les Etats Unis ont un problème de corruption généralisée au sommet de leurs finances et de perte de compétitivité dûe à leur libre échangisme généralisé avec des pays qui sont en situation durable de dumping social et économique.

Il y a un déficit généralisé des ménages, des états, et des finances fédérales associés à un déficit commercial et de la balance des paiements qui n'est pas viable, où alors il faut réécrire tous les manuels d'économie.

Les Etats Unis consomment plus de biens qu'ils ne créent de richesses.

Si demain on nous annonce un retour aux équilibres fondamentaux on pourra se réjouir mais on ne peut que constater que la situation actuelle est grave.

Cela ne plaide pas pour le socialisme pour autant, si vous voulez bien sortir de ce dualisme.



Message modifié (26-08-2009 17:18)

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 17:26

Olivarus a écrit:

> Autrement dit il attribue au "système capitaliste" des choses
> qui relèvent de la science. Par exemple l'extraordinaire
> développement dû à la fée électricité n'a pas à être attribué
> au système en tant que tel, mais est une retombée des percées
> scientifiques.
.....
> La science se développe sans se laisser
> totalement conditionner par les régimes politiques.

Encore faut-il que les régimes politiques soient capables d'utiliser la science pour le bien du peuple. "Le communisme, c'est le socialisme plus l'électricité", disait Lénine. Avec les mêmes données techniques de départ que l'Occident capitaliste, le socialisme a fait quoi ? Soyouz, des missiles, des camps de concentration et des queues devant les magasins.


> "Je suis heureux de voir que la situation sociale en Chine et
> au Vietnam vous paraît satisfaisante !"
> Non, vous sollicitez Guy.

C'est vrai, mais si on ne peut plus s'amuser pendant les vacances !

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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   26-08-2009 17:30

Cher Nicolas,

Je me demande si vous ne faites pas parfois exprès de me comprendre de travers.

Il est évident que le progrès que certains veulent attribuer à un système économique est en fait le résultat de progrès technologiques impressionnants, qui ont même permis certains développements sociaux là où les structures économiques et politiques étaient les plus contre nature qu’il soit, comme le communisme russe ou chinois. Attribuer l’amélioration du niveau social des 19 ème et 20 ème siècles à un régime économique est un véritable hold-up idéologique. Celui-ci aurait eu lieu quel que fut le régime en place, avec plus ou moins d’ampleur et de rapidité, plus ou moins de justice et de liberté, mais il aurait eu lieu de toutes façons, à moins d’interdire le développement technique.

L’écart des SALAIRES (SMIC à 1300 euros) est de 1 à 3 entre le premier et le dernier décile aujourd’hui, mais 5% de la population française est en dessous du seuil de pauvreté (non salariés, donc, dont des très petit propriétaires agriculteurs = la moitié du SMIC) et près de 10% de la population est en situation précaire, en dessous du SMIC, pour la plupart.

Quant aux revenus de la propriété (toujours hors salaire), il est particulièrement difficile de les évaluer, entre les produits en nature, les plus values latentes ou défiscalisées, les arrangements familiaux, etc. etc. Je connais personnellement de jeunes propriétaires immobiliers, qui ont cessé de travailler depuis longtemps, sont inscrits à Pôle Emploi (ils y ont droit !), paient peu d’impôts et vivent grassement de leurs rentes. Ce cas est assez fréquent et est totalement opaque dans les statistiques.

La lutte antilibérale du 19ème porta essentiellement sur ce qu’on a appelé la « condition ouvrière », lutte dans laquelle s’inscrivit heureusement l’action des chrétiens sociaux. Le but était d’exclure la rémunération du travail des lois du marché, car cela menait à la ruine : travail des enfants, salaires dérisoires, horaires exténuants, protection inexistante, solidarité interdite, épargne et propriété impossibles, etc. C’est grâce à ce travail de réforme et de réflexion « antilibéral » que la condition ouvrière put profiter des bienfaits de la croissance, soyez-en assuré. L’antilibéralisme ne concerna pas les structures capitalistes naissantes, dont la plupart demeurait d’ailleurs familiales et où l’anonymat était l’exception le plus souvent parisienne.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   26-08-2009 17:32

Nicolas a écrit:


> C'est vrai, mais si on ne peut plus s'amuser pendant les
> vacances !


OK, Mais ne mettez pas de pognon à Wall Street en ce moment où préparez-vous à faire une moyenne à la baisse.

3000 Euros d'actions en 2008 ne valaient plus que 400 euros en décembre 2008, mais valent maintenant 650 euros en bourse.

Si vous êtes optimiste, vous direz qu'elle a beaucoup grimpé depuis décembre.


Personnellement, j'ai fait le plein de Glenfiddish à Guernesey.

La fiscalité se boit fraîche.



Message modifié (26-08-2009 17:36)

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 18:07

Delaporte a écrit :

> Je me demande si vous ne faites pas parfois exprès de me
> comprendre de travers.

Disons que parfois je m'amuse à vous agacer !

>
> Il est évident que le progrès que certains veulent attribuer à
> un système économique est en fait le résultat de progrès
> technologiques impressionnants, qui ont même permis certains
> développements sociaux là où les structures économiques et
> politiques étaient les plus contre nature qu’il soit, comme le
> communisme russe ou chinois. Attribuer l’amélioration du niveau
> social des 19 ème et 20 ème siècles à un régime économique est
> un véritable hold-up idéologique. Celui-ci aurait eu lieu quel
> que fut le régime en place, avec plus ou moins d’ampleur et de
> rapidité, plus ou moins de justice et de liberté, mais il
> aurait eu lieu de toutes façons, à moins d’interdire le
> développement technique.

J'ai répondu sur ce point à Olivarus dans mon message précédent. C'est un fait historique que dans les économies libérales, le progrès technique a incomparablement plus profité à la prospérité du peuple que dans les régimes socialistes. Inventer la voiture c'est bien, mais adapter la production automobile aux besoins de la population, cela n'est possible qu'en économie de marché. En RDA, on commandait sa Lada à 18 ans, on la recevait à 40. L'économie libérale favorise l'innovation technique et son exploitation économique.


> L’écart des SALAIRES (SMIC à 1300 euros) est de 1 à 3 entre le
> premier et le dernier décile aujourd’hui, mais 5% de la
> population française est en dessous du seuil de pauvreté (non
> salariés, donc, dont des très petit propriétaires agriculteurs
> = la moitié du SMIC) et près de 10% de la population est en
> situation précaire, en dessous du SMIC, pour la plupart.

Marseille fait remarquer malicieusement que comme en France le seuil de pauvreté est fixé à 50% du revenu médian, la pauvreté ne se résorbera jamais. Cependant, le niveau de vie des pauvres monte comme celui de toute la population, et même plus vite. Par exemple, je ne sais pas si c'est un progrès, mais aujourd'hui la plupart des gens qui sont en-dessous du seuil de pauvreté ont la télé.


> La lutte antilibérale du 19ème porta essentiellement sur ce
> qu’on a appelé la « condition ouvrière », lutte dans laquelle
> s’inscrivit heureusement l’action des chrétiens sociaux. Le but
> était d’exclure la rémunération du travail des lois du marché,
> car cela menait à la ruine : travail des enfants, salaires
> dérisoires, horaires exténuants, protection inexistante,
> solidarité interdite, épargne et propriété impossibles, etc.
> C’est grâce à ce travail de réforme et de réflexion «
> antilibéral » que la condition ouvrière put profiter des
> bienfaits de la croissance, soyez-en assuré

Je pensais comme vous avant de lire Marseille, mais je n'en suis plus aussi convaincu, même si cela me fait de la peine pour les catholiques sociaux. Je sais bien que c'est Villeneuve-Bargemont qui a fait voter la loi sur le travail des enfants, etc., etc. Mais il semble bien que le fonctionnement de l'économie libérale ait joué un rôle plus grand que les réformes sociales dans la résorption de la pauvreté, par la richesse qu'elle produit mécaniquement à tous les niveaux de la population.

Cordialement,

Nicolas



Message modifié (26-08-2009 18:25)

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   26-08-2009 18:19

Chers Guy et Olivarus,

Sérieusement, est-ce que nous ne pourrions pas tomber d'accord sur les deux points suivants :

1°) Le socialisme, comme Guy vient de le dire, est contre-nature. Donc fondamentalement mauvais, par essence générateur de pauvreté et d'oppression.
2°) L'économie de marché est conforme à la nature des choses et des gens. Donc fondamentalement bonne, par essence génératrice de prospérité. Mais comme toutes les forces naturelles (surtout les plus puissantes), elle doit être canalisée, limitée dans ses excès, utilisée pour le bien, sans quoi elle ravage tout. Comme on disait dans mon enfance : "Le feu est bon serviteur et mauvais maître".

Voilà la vérité (de La Palisse ?) à laquelle je me raccroche pour le moment. Quant aux détails techniques, à la régulation du système financier, à l'ouverture (ou non) des frontières, mon idéal personnel serait de pouvoir m'en remettre à un pouvoir national, indépendant à la fois des idéologies et des puissances financières : un roi sacré à Reims, par exemple.

Cordialement,

Nicolas



Message modifié (26-08-2009 18:21)

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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   26-08-2009 23:57

Cher Nicolas,

La défense du libéralisme idéologique comme ordre conforme à la nature humaine repose sur une succession d’équivoques de vocabulaire qu’il faut absolument mettre au clair :

Le capitalisme normal n’est pas le capitalisme libéral. Il est parfaitement conforme à la réalité des choses et des hommes d’installer la copropriété des moyens de production, voire un appel assez large aux capitaux financiers disponibles pour se donner les moyens de l’investissement. Ce contre quoi s’insurge la doctrine sociale de l’Eglise, c’est l’anonymat universel de cette propriété, et le gouvernement de l’activité dévolu à de grands intendants, eux-mêmes le plus souvent salariés et déresponsabilisés dans les décisions les plus radicales où l’enjeu humain est en première ligne. Le capitalisme anonyme et financier est par nature anti humain tant vis-à-vis des cadres moyens et supérieurs que des travailleurs, mais aussi des petits porteurs et des concurrents. C’est la loi du plus fort institutionnalisée, sans rapport avec un capitalisme où les premiers responsables sont les propriétaires principaux. Pour parler technique, un statut juridique qui correspondrait assez bien aux principes chrétiens, c’est la Commandite simple ou par action (Michelin jusqu’aux années 1990, je crois, par exemple).

L’économie de marché n’est pas la loi du marché. L’économie de marché est aussi vieille que les échanges humains. L’équilibre de la demande et de l’offre y est une constante habituelle. La grande différence est que cet équilibre n’est pas le principe unique et absolu de fixation des prix. Il n’est qu’un indicateur parmi plusieurs pour fixer et promulguer le juste prix des transactions selon des critères sociaux. La loi du marché s’oppose par principe à la régulation externe de ses excès, que vous appelez de vos vœux. Au contraire, le principe libéral de l’équilibre de l’offre et de la demande exige l’abstention et de toute intervention extérieure, et de toute tentative de modération. La loi du marché est jugée pure dans l’excès même des limites absolues.

Le libéralisme n’est pas la libre entreprise ni le libre commerce, lesquels sont des activités indépendantes dans le cadre des principes politiques de justice sociale. Au contraire, le libéralisme est antinomique avec la notion même de justice sociale. Le libéralisme, c’est « le renard libre dans le poulailler libre ».

Bref, ces mots : capitalisme, marché, liberté ont un sens humain millénaire et parfaitement conforme à la nature humaine. La forfaiture consiste à utiliser ces termes pour leur faire dire tout autre chose que leur signification habituelle. Dans l’ordre : spéculation financière aveugle, chantage maximal de l’argent, loi du plus fort ; autant de pratiques vicieuses qui ont davantage détruit l’économie sur le long cours qu’elles n’ont été profitables. Le succès de l’économie des pays libres provient essentiellement de ce que malgré l’idéologie, ce sont les structures saines qui se sont surtout développées, le vrai libéralisme idéologique demeurant un épiphénomène, au moins jusque dans les années 1980 en France.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Nicolas 
Date:   27-08-2009 01:34

Cher Guy,

Bon, eh bien dans l'ensemble nous sommes d'accord !

Cordialement,

Nicolas

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   28-08-2009 09:57

Depuis le 15 août 1971,
date à laquelle le président Nixon mettait fin aux accords de Bretton Woods
qui liaient le dollar à un taux fixe à l’or
et toutes les autres monnaies au dollar,
“on” ne respecte plus les distinctions réelles
entre la monnaie et les choses sans valeur.

Veritas est adaequatio rei et intellectus.
La chose à laquelle l’intellect doit s’adéquatiser a disparu.

C’est précisément à cause de cela que nous nous trouvons en crise
depuis celle du pétrole en 1973,
ce qui explique pourquoi LEAP 2020 a raison.

Basic realism rests
not only on RESPECT FOR FACTS OF HOW THE WORLD IS AND HOW IT WORKS
but also on a view to the effect that realism and the CORRESPONDENCE THEORY of the truth are essential presuppositions of any sane philosophy, not to mention any sane science.
(Barry Smith, “John Searle - From Speech Acts to Social Reality” in: Barry Smith (ed.), “John Searle”, Cambridge UP, 2003, 1, p.2)

La monnaie ne correspond plus à rien.

irredeemable digital liquidity & fractional-reserve banking are fraudulent – Let the system collapse now!
http://bphouse.com/honest_money/worthless-digital-liquidity-and-fractional-reserve-banking-are-fraudulent-%e2%80%93-let-the-system-collapse-now/
EXTRAIT
ECB attacks oil producers
Posted by Ivo Cerckel on December 6th, 2008



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 Re: Veritas
Auteur: Olivarus 
Date:   28-08-2009 11:29

Ivo Cerckel a écrit:

> C’est précisément à cause de cela que nous nous trouvons en
> crise
> depuis celle du pétrole en 1973,
> ce qui explique pourquoi LEAP 2020 a raison.

> La monnaie ne correspond plus à rien.


On approche de l'heure de vérité, je vois que les économistes américains commencent à converger sur le même diagnostic.

La masse monétaire en circulation doit rester en lien étroit avec la richesse créée et son évolution en volume, sinon l'inflation corrige inéluctablement l'excès de liquidités en réduisant la valeur de la monnaie en circulation.

Que l'équivalent or soit abandonné au profit d'une conception plus large, soit, à condition que les valeurs introduites soient réelles.

On a abusé de la monnaie comme instrument de relance au point d'oublier qu'elle est instrument de mesure. Le dollar est un instrument de prédation pour des banques privées qui se sont arrogés le pouvoir d'émission illimité de papier en contrôlant la FED et elles poussent même l'arrogance jusqu'à faire payer par des intérêts leur escroquerie. La privatisation du pouvoir monétaire laisse rêveur. Creuser le problème , c'est mettre en évidence que le pouvoir est entre les mains de groupes financiers qui ont des intérêts sans aucun rapport avec le bien commun. Le Etats Unis devront faire leur révolution de palais ou finiront ruinés.

Ce qui freine la thérapie, c'est que les grands médias sont entre les mains des prédateurs.

On touche au but.



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   28-08-2009 13:36

Au journal rose de Londres:

[The Stanford Series] Big Brother’s blood oaths
Posted by Stacy-Marie Ishmael on Aug 28 11:38.
http://ftalphaville.ft.com/blog/2009/08/28/69101/big-brothers-blood-oaths/
EXTRAIT
The alleged shenanigans at the Stanford Financial Group went far beyond misleading regulators and fleecing investors, according to court documents released as part of the guilty plea entered by the company’s former CFO, James Davis.
FIN DE L”EXTRAIT

Comments
1. ! Report
Ivo Cerckel Aug 28 12:06
"The alleged shenanigans at the Stanford Financial Group went far beyond misleading regulators and fleecing investors"

What about regulators
(1) issuing irredeemable, at least unbacked, paper money and then imposing it by legal-tender laws
and
(2) allowing fractional-reserve banking?

Is that not misleading the sheeple?
http://bphouse.com/honest_money/worthless-digital-liquidity-and-fractional-reserve-banking-are-fraudulent-%e2%80%93-let-the-system-collapse-now/

NORMALEMENT CELA DEVRAIT SE FAIRE RADIER



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   02-09-2009 13:54

Ce n'est pas toujours facile d’arriver à la Vérité ...

Témoignage thalidomide : Les Monstres de Heidelberg
DATE OF ONLINE PUBLICATION: 2 SEPTEMBER 2009
http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=60989

EXTRAITS

Lors d’un congrès de neurologie à Düsseldorf, les 30 avril et 1er mai 1960, le neurologue Ralf Voss sonne l’alarme à la thalidomide. (1)

Ce message d’alarme a été reçu par de nombreuses personnes, dont apparemment mon père médecin. Je suis né vingt mois plus tard sans avant-bras droit

+

ARISTOTE ET LE CINÉMA

EXTRAIT
[Mon père] avait vu, comme tout le monde, au cinéma, à la télévision et dans les bandes dessinées, qu’un crochet était très utile aux manchots, afin m’a dit sa sœur en 1998, non de remplacer la main en tant qu’outil, "instrument des instruments" selon Aristote (6), mais de réduire l’atrophie du moignon. C’est précisément cette atrophie qui explique le froid épouvantable en hiver dans la gaine du crochet.

Vous ne me croyez pas ? Et bien, montrez-moi un seul exemple réel de quelqu’un pour qui un tel crochet est utile (dans la vie de tous les jours et pas seulement pour une tâche spécifique –
la main n’étant pas un outil spécifique mais l’outil des outils, nous dit le Philosophe).

Je veux encore bien admettre qu’à quatre ans, on m’ait attaché une main parce que la vue d’une personne sans main choque. Je veux même admettre qu’on ait complètement changé son fusil d’épaule en disant quand j’avais sept ans qu’il me fallait un crochet pour remplacer la main, l’outil des outils, nous dit Aristote. Ce que je ne parviens pas à comprendre c’est comment une fois que j’avais démontré en pratique que l’outil des outils ne peut se faire remplacer par un autre outil, mon père ait néanmoins réussi à convaincre tout le monde qu’il fallait continuer à me forcer à porter ce crochet pour réduire l’atrophie du moignon. En effet, pour réduire l’atrophie, le crochet devait remplacer la main. Or, j’avais démontré en pratique que le crochet ne pouvait remplacer la main. Je ne puis donc que conclure que père voulait juste me faire souffrir avec le crochet pour se venger de ses parents qui ne l’avaient
pas autorisé à épouser la femme qu’il voulait. Et ce qu’on appelle la "Société" a laissé faire

(6)
Aristote,
" Le Traité de l’Âme",
http://74.125.153.132/search?q=cache:http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/ame.htm
Livre III, Chapitre 8, Colonnes 431b- 432a :
Il s’ensuit que l’âme est analogue à la main : de même, en effet, que la main est un instrument d’instruments, ainsi l’intellect est forme des formes, et le sens, forme des sensibles.



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   04-09-2009 06:32

voici le lien (correct j'espère)
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/temoignage-thalidomide-les-60989

tant que j’y suis
German Conterganstiftung or thalidomide foundation is a fraud – developing
Posted by Ivo Cerckel on September 4th, 2009
http://bphouse.com/honest_money/2009/09/04/german-conterganstiftung-or-thalidomide-foundation-is-a-fraud/



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   28-09-2009 03:08

Si vous voulez savoir en quoi cloche la notion de vérité de Descartes et Kant,
regardez cette vidéo de Radio Canada:

De l'efficacité des prothèses

Date de diffusion : 21 février 1964

http://archives.radio-canada.ca/sante/sante_publique/dossiers/65-865/

L'Institut de réadaptation de Montréal devient le lieu de convergence des victimes de la thalidomide.

Son mandat est confié au docteur Gustave Gingras, qui met en place un programme canadien de réadaptation pour les handicapés. Quarante trois cas de malformations et d'amputations congénitales y sont traités.

En 1963, l'Institut introduit au Canada une prothèse à air comprimé. L'année suivante, il est le premier en Amérique du Nord à utiliser et à perfectionner la prothèse myoélectrique.

Des prothèses artificielles sont créées afin de faciliter la mobilité des victimes et de normaliser leur apparence physique.

Mais très vite, l'équipe du docteur Gingras prend conscience que les enfants nés sans membres ne possèdent pas de représentation mentale de leurs membres, contrairement aux amputés traumatiques.

Leur cerveau ne peut donc pas se servir du membre artificiel que représente la prothèse. Le suivi psychologique est donc capital.



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 Re: Veritas
Auteur: Kozeta 
Date:   28-09-2009 13:28

Bonjour Ivo,

il est un peu difficile de vous suivre.
Êtes-vous un autiste peut-être ?

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 Re: Veritas
Auteur: Cankara 
Date:   28-09-2009 22:40

Pas très gentil ça, madame.

ce que dit Ivo est très clair : le cerveau n'est pas entièrement programmé à la naissance. Il se construit en fonction du vécu.

Ensuite, le lien avec Descartes et Kant est en effet moins clair.
On pourrait imaginer que le raisonnement d'Ivo, consiste à dire que l'expérience amènerait à penser qu' il n'y a pas, comme le pensait Kant, de "jugement synthétique à priori". Quand à Descartes, qui considérait une séparation réelle entre le corps et l'esprit ...

Encore faut-il que l'auteur définisse ce qu'il appelle "représentation mentale".

celle-ci se trouve-t-elle du côté du corps, ou de l'esprit ?

L'animal en a-t-il ou non ?

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   29-09-2009 01:27

Et pourquoi Gingras ne peut-il pas nous montrer des exemples de bébés monstres et adultes pour qui ses crochets thalidomide sont utiles ?

Ils sont tous morts endéans quelques mois?

Bien sûr que je suis autiste. C’est la consequence directe du softenon, nom commercial de la thalidomide en Belqique.

Autism in thalidomide embryopathy : a population study
Les auteurs pensent que l'association possible de l'embryopathie thalidomide avec l'autisme peut jetter quelques lumières sur la nature des circuits ...
cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3959241

Comme Descartes, mon père a été élevé, de l’âge de 15 ans à 18 ans, chez les Jésuites, pas à La Flèche, mais à Godinne, en Belgique.

C’est là qu’on lui a appris que les humains avaient la science infuse [que les crochets sont utiles aux manchots]. L’experience ne peut contredire cette science.

Kant aussi dira qu’il faut faire son devoir qui découle des structures innées du cerveau, (Je simplifie à l’outrance, je sais)

Gingras démontre l’utilité du crochet pour bébés de six mois, donc mon père le suit.

Descartes réagissait contre les Jésuites.

Il semblerait qu’en réagissant contre Descartes, Godinne ne soit pas parvenu à inculquer l’opposé de la science infuse à mon pere. Mon père, qui avait donc la science infuse de m’imposer le crochet, m’a souvent reproché avoir la science infuse.

La Réforme est d’ailleurs terminêe. Pourquoi les Jésuites ne sont-ils pas devenus Dominicains comme Thomas ?

Ivo Cerckel



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   29-09-2009 02:41

Avoir la science infuse
Sens; Être savant sans avoir étudié.
http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/science/

Ainsui que je l’écrivais il y a plus de trois ans sur radicalacademy.com
Sous le titre
“A first attempt at eliminating Deskant - while not rescuing Ayn Rand”

First Rene Deskant, then Immanuel Deskant.

Rene Deskant separated the thinking thing (res cogitans) from the body (res extensa).

In Part IV of his Discourse on Method, Rene went on to state his famous maxim “Cogito ergo sum” (I think, therefore I am).

In Galt’s speech in her novel “Atlas Shrugged”, Ayn Rand reversed this maxim and said that the correct maxim should be “I am, therefore I think”.

Ayn Rand went on to argue
1. Man’s emotional mechanism is like an electronic computer which his mind has to program – and the programming consists of the values his mind chooses (Rand, “The Virtue of Selfishness”, hardcover, p. 28.)
2. emotions are no tools of cognition (Ayn Rand, “For the New Intellectual” in: “For the New Intellectual”, paperback, p. 550)
3. emotions as such tell you nothing about reality beyond the fact that something makes you feel something (Ayn Rand, “Philosophical detection”, in ; “Philosophy Who Needs It”, paperback, p. 17)
(Harry Binswanger, (ed.), “The Ayn Rand Lexicon – Objectivism from A to Z”, Meridian Books, 1988, verbo “Emotions”)

As Antonio R. Damasio argues in Chapter XI of his book “Descartes’ Error – Emotion, Reason and the Human Brain”,
(Putnam Books, 1994 http://ase.tufts.edu/cogstud/papers/damasio.htm– in the French translation of this book, published in 1995 by Poches Odile Jacob, this chapter covers pp. 331 to 340 of the book, p. 341 being the start of Post-Script)
it is possible that the idea, which appeared in the middle of the 20th century, that the mind is a computer, is a result of the Cartesian separation of mind and body. (p. 338 of the French translation)

Damasio also argues in the introduction of his book (p. 13 of the French translation – in that French translation the Introduction covers pp. 7 to 17) that emotions have cognitive value as they enable us to guide ourselves vis-a-vis our internal dispositions and help us communicate to others indices which they can follow in order to adapt their interactions with us.

Damasio goes on in Chapter XI (p. 338 of the French translation) to wonder why so many specialists of cognitive science can argue that it is possible to study mental processes without have recourse to neurobiology and still not consider themselves to be dualists.

It is interesting to note that the index to
John Cottingham, (ed.), “The Cambridge Companion to Descartes” (Cambridge University Press, 1992)
does not contain any reference to neurology, biology or neurobiology.

Not only is Rene Deskant wrong in separating the mind from the body, Ayn Rand cannot criticise Rene without considering the mind in itself (thus separated from the body) as a computer which cannot be done, said Damasio, except on Cartesian lines, the so-called computer only being able to function if it is interacting with the body. (French translation, p. 15)

The man who considered things in themselves (which our mind could never know) is however Immanuel Deskant.

Here’s what I posted recently on this Forum:

“ Not only are Kantian intuitions (or rather, the intuitions which Kant supposed existed in the brains of geometricians) wrong.
Kant moreover changed his own intuitions concerning the difference between the mathematical and philosophical method.
The First Section (“The discipline of pure reason in dogmatic use“, A 713 / B741) of Chapter One ”The Discipline of pure reason” of Part II “The Transcendental Doctrine of Method” of the Critique of Pure Reason (p. 630 of the Guyer and Wood translation)says that:
“Philosophical cognition is rational cognition from concepts,
[but that] mathematical cognition [is] that from the construction of concepts”.
Guyer and Wood add footnote (or rather endnote on p. 751) 5 to this text:
“ The contrast between mathematical and philosophical method was one of Kant’s oldest themes, and a major element in his campaign against previous forms of rationalism. For a major early statement, see the 1764 prize essay “Inquiry concerning the Distinctness of the Principles of Natural Theology and Morals” (2:273-301). In his work, Kant argued that mathematics yields synthetic propositions and philosophy analytic ones, a view which the “Transcendental Aesthetic” of this “Critique” has REVOKED (Ivo’s emphasis); but in the present section he retains another main claim of the earlier work ….”
Kant doesn’t know what he is talking about. Of course, he does not rely on objective reality, but on his own hallucinations. And the latter change constantly so that the old hallucinations have to be revoked and replaced by the new ones.
Nothing will force Guyer and Wood to relinquish their admiration of/for Kant. “

I thus concluded that nothing will force Guyer and Wood to relinquish their admiration of/for Immanuel Deskant.

Now, at Cambridge University Press, Paul Guyer and Allen W. Wood are the general editors of “The Cambridge Edition of the Works of Immanuel Kant”.

Immanuel Deskant’s “Lectures on logic” have been translated and edited by J. Michael Young in the said Cambridge edition. This Cambridge University Press translation was first published in 1992.

I recently quoted
Albert Zimmermann, “Thomas Lesen” (legenda 2) Stuttgart-Bad Cannstatt: Frommann-Holzboog, 2000, p. 276:
In der Einleitung zu seiner Logikvorlesung schrieb [Immanuel Deskant]:
“Im 11ten und 12ten Jahrhundert traten die Scholastiker auf; sie erläuterten den Aristoteles und trieben seine Subtilitäten ins Unendliche. Man beschäftigte sich mit nichts als lauter Abstractionen. Diese scholastische Methode des After=Philosophirens wurde zur Zeit der Reformation verdrängt, und nun gab es … Selbstdenker, die sich zu keiner Schule bekannten, sondern die Wahrheit suchten und annahmen, wo sie sie fanden.”
Akad.-Textausgabe, Vol. IX, p. 31

The full text of this p. 31 is available here
http://www.ikp.uni-bonn.de/kant/aa09/031.html

I translated this as follows:
“In the introduction to his Lectures on Logic, Kant wrote:
In the 11th and 12th century appeared the Scholastics. They explained Aristotle and drove his subtleties without end (They continued and continued to discuss these subtleties.) Philosophers were interested only in mere abstractions. This Scholastic method of the anus-philosophers was displaced by the time of the Reformation. And now there were thinkers who thought for themselves, who did not profess the belonging to any school, but who looked for truth and accepted the truth where they found it.”

For those who don’t believe me, here’s the German-English dictionary of Chemnitz University
http://dict.tu-chemnitz.de/dings.cgi?lang=en&noframes=1&service=&query=after&optword=1&optcase=1&opterrors=0&optpro=0&style=&dlink=self
After {m}; Anus {m} [anat.] anus

Now, Immanuel’s “Lectures on lectures”, translated and edited by J. Michael Young at Cambridge University Press in 1992, contains in its Part IV “The Jäsche logic” from p. 521 to p. 640.

The numbers in the margins show that the p. 31 which was quoted by Zimmermann covers parts of pp. 542 and 543 of the Young translation:

Zimmermann and http://www.ikp.uni-bonn.de/kant/aa09/031.html thus write:
“Im 11ten und 12ten Jahrhundert traten die Scholastiker auf; sie erläuterten den Aristoteles und trieben seine Subtilitäten ins Unendliche. Man beschäftigte sich mit nichts als lauter Abstractionen. Diese scholastische Methode des After=Philosophirens wurde zur Zeit der Reformation verdrängt, und nun gab es … Selbstdenker, die sich zu keiner Schule bekannten, sondern die Wahrheit suchten und annahmen, wo sie sie fanden.”

Young translates, p. 543:
“In the 11th and 12th centuries the “scholastics” appeared; they “elucidated” Aristotle and pursued his subtleties to infinity. They occupied themselves with nothing but abstractions. This scholastic method of PSEUDO-philosophizing (capitalisation Ivo’s) was pushed aside at the time of the Reformation, and now there were … thinkers who thought for themselves, who acknowledged no school, but who instead sought the truth and accepted it where they found it.”

Young thus translates
“Diese scholastische Methode des After=Philosophirens”
by
“This scholastic method of pseudo-philosophizing”

Again, for those who don’t believe me, here’s the German-English dictionary of Chemnitz University
http://dict.tu-chemnitz.de/dings.cgi?lang=en&noframes=1&service=&query=after&optword=1&optcase=1&opterrors=0&optpro=0&style=&dlink=self
After {m}; Anus {m} [anat.] anus

This seems to me to be intellectual dishonesty of the highest level.
And this dishonesty is being perpetrated by J. Michael Young, under the responsibility of Allen W. Wood and Paul Guyer. Screw them! Screw Deskant!

I hope that my interpretation of Damasio as rejecting Ayn Rand is also due to a translation error from the English to French. I am however afraid that …

Ivo Cerckel
philmigrator@yahoo.com
Done on 31 January, 2006 (the day Alan Greenspan retired and the Revolution began http://www.kitco.com/charts/livegold.html) on the six-village, 80,000 souls, island of Siquijor which annually celebrates its independence "Araw ng Siquijor" on September 17
http://www.mysiquijor.com/images/SiquijorBrochure2004OutsideView.jpg
http://visayas.dk/modules.php?name=coppermine&file=displayimage&meta=lastup&cat=0&pos=6’



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   29-09-2009 02:57

Et puis vous relirez ceci,
Témoignage thalidomide : Les Monstres de Heidelberg
par Ivo Cerckel, le 2 septembre 2009
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/temoignage-thalidomide-les-60989
ainsi que toutes les réactions

en réfléchissant à la séparation du corps et de l’âme.

Et Gustave Gingras dit dans la vidéo ci-dessus :
Le cerveau des bebes thalidomide ne peut donc pas se servir du membre artificiel que représente la prothèse. Le suivi psychologique est donc capital.

Excusez-moi!

Quousque tandem abutere, Catilina, patientia(m) nostra(m)?



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   30-09-2009 04:32

Cakara disait :
RE : Veritas
Auteur: Cankara
Date: 28-09-2009 22:40
EXTRAIT
le lien avec Descartes et Kant est [...] moins clair.

J’ai déjà répondu :
RE : Veritas
Auteur: Ivo Cerckel
Date: 29-09-2009 01:27
EXTRAIT
Comme Descartes, mon père a été élevé, de l’âge de 15 ans à 18 ans, chez les Jésuites, pas à La Flèche, mais à Godinne, en Belgique.
C’est là qu’on lui a appris que les humains avaient la science infuse [que les crochets sont utiles aux manchots]. L’expérience ne peut contredire cette science.

Robert Nozick ajoute:
Kant wanted duty to be based upon something other than a good inclination, in order to bind inclination. He wanted a more "secure" basis for morality – for what if the good inclination were absent or not strong enough?
(In "Neurotic Styles", David Shapiro depicts the obsessive–compulsive person’s concern to direct his slightest action by general maxims and principles as he replaces the need to reach his own overall decision by the technical problem of applying general principles to the given details.)
(Robert Nozick, "The Examined Life – Philosophical Meditations", Simon & Schuster, 1989, p. 216, que je découvre à l’instant en poursuivant ma lecture de l’ouvrage)

J’interprète :
Pour Kant, c’est la même chose que pour Descartes.
Ses principes généraux ne peuvent être contredits par l’expérience.



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 Re: Veritas
Auteur: Kozeta 
Date:   30-09-2009 14:54

Pourquoi pas très gentil, Cankara ?
Être un autiste n´est pas un désavantage.
Nous avions une femme autiste sur un forum américain, je lui ai demandé de m´expliquer sa condition particulière. Elle a dit qu´elle se concentrait trop sur un sujet ou objet.
Sur le forum elle avait l´air parfaitement normal.
Il ne me serait jamais venu à l´esprit qu´elle pourrait être autiste.

Je me demande de la raison du style détaché et télégraphique d´Ivo.
Je n´ai aucune idée.
Parfois, les gens ont des particularités et on peut trouver une possibilité pour eux de commniquer mieux.

Exemple: un forum par écrit est la solution géniale pour ceux qui bégayent.
Je sais de quoi je parle, parce que je bégayait aussi pendant un certain temps, il y a longtemps.



Message modifié (30-09-2009 15:50)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   05-10-2009 08:47

Veritas est adaequatio rei et intellectus.

Or c’est la définition qui correspond à l’étance comme « to ti èn einai » , « ce qui était (et est) être »
(Aristote , Métaphysique, Zeta 3 - 6)

Comme le dit Aristote en Zeta 3, l’étance peut signifier quatre choses differentes :
1. to ti èn einai
2. l’universel
3. le genre
4. le sujet (hypokeimenon)

« ce qui était (et est) être »

“what-it-was-to-be-that-thing” of something
It is as unnatural in Greek as in English to use a phrase in this way in the grammatical case of a noun. The key to the meaning of the expression seems to lie in the puzzling past tense embedded in it. It suggests the idea of what something was all along going to, destined to, become.
(Hugh Lawson Tancred. “Introduction” in: Aristotle, “Metaphysics”, Penguin Books, 1980, p. XXX)

L’analyse de l’étance au sens de « ce qui était (et est) être », ou « quiddité » , révèle que ce qui est en fait recherché c’est ce qu’un étant est « par soi ».
Or ce qui exprime réellement cette étance c’est la définition.
(Lambros Couloubaritsis, « Histoire de la philosophie ancienne et médiévale - Figures illustres », Grasset, 1998, p. 375)

Tout être en tant qu’il est, est intelligible ou VRAI, assimilable par la pensée au moins en tant qu’il existe - vérité ontologique
La vérité ontologique, ou la vérité dans l’être, fonde la vérité dans la pensée
c’est à dire
la CONFORMITE (Ivo : pas adéquation) de l’intelligence
(plus précisément du jugement} à l’être connu
(Fernand Van Steenberghen, (F-X De Guibert, éd.), “Philosophie fondamentale”, Longueuil, Québec, Editions du Préambule, 1989, p. 301)

On tourne en rond.

On commence par définir la substance (ce ne sont, en effet, que les substances qui ont de l’étance) comme la définition (donnée par intellect).
Et puis on dit que la vérité consiste en ce que l’intellect retrouve cette définition dans l’objet ou dans la substance.

Oui, je sais, Van Steenberghen, p. 119:
Si l’affirmation est une synthèse, une identification du prédicat et du sujet,
c’est parce qu’elle fait suite à l’abstraction qui est une analyse.
Le jugement restitue à l’objet ce que l’abstraction en avait isolé.

Ivo : C’est facile d’arriver à la vérité. On commence par ce qu’on veut prouver. Petitio principii !



Message modifié (05-10-2009 10:54)

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 Re: Veritas
Auteur: Stagire 
Date:   06-10-2009 15:08

Ivo Cerckel writes :
“what-it-was-to-be-that-thing” of something
It is as unnatural in Greek as in English to use a phrase in this way in the grammatical case of a noun. The key to the meaning of the expression seems to lie in the puzzling past tense embedded in it. It suggests the idea of what something was all along going to, destined to, become.
(Hugh Lawson Tancred. “Introduction” in: Aristotle, “Metaphysics”, Penguin Books, 1980, p. XXX)

Lawson is right. In Aristotelism, there is a main opposition between : becoming and to be. «To be» is an achievement of a becoming.

Ivo Cerckel écrit :
Oui, je sais, Van Steenberghen, p. 119:
Si l’affirmation est une synthèse, une identification du prédicat et du sujet,
c’est parce qu’elle fait suite à l’abstraction qui est une analyse.
Le jugement restitue à l’objet ce que l’abstraction en avait isolé.

In a proposition, what is meant by the name as subject and what is meant by the verb as predicate are laid down in being together in the time meant by the tense of the verb. «S is P» submits that S has actually the being as «is P» tells it.

Ivo Cerckel écrit :
Ivo : C’est facile d’arriver à la vérité. On commence par ce qu’on veut prouver. Petitio principii !

We must begin by what is a problem, a question. «Is S P ? Yes or no.»

The answer follows a reseach of S’ principles. And, before to get the answer, we have to choose between yes or no ; of course, we can ans must search for both, but one after the other.

Example :
For yes :
We lay down the conclusion to demonstrate : S is P. Then, we search the premises :
M is P.
S is M.
S is P.

For no :
We lay down the conclusion to demonstrate : S is not P. Then, we search the premises :
M is not P.
S is M.
S is not P.

Best regards

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   07-10-2009 05:14

Permettez-moi d’abord d'essayer de voir clair en débroussaillant.

« Verbum » en latin c’est « parole ».
En français et en anglais c’est le « verbe », ou plutôt la « copule », qui (re-)lie le sujet au prédicat.

In a proposition, what is meant by the name as subject and what is meant by the verb as predicate are laid down in being together in the time meant by the tense of the verb. «S is P» submits that S has actually the being as «is P» tells it.

“what is meant by the verb as predicate”
- Le verbe fait-il, la copule fait-elle, partie du prédicat ?

"having the being as"
- S’agit-il d’une « participation » au sens du Néoplatonisme ?
In Aristotelism, there is a main opposition between :becoming and to be. «To be» is an achievement of a becoming.

Verbe – mot qui exprime une action, un état, un devenir, et qui présente un système complexe de formes ( --> conjugaison) notamment dans les langues indo-européennes. Le propre du verbe est d’être sous-tendu de temps. (Le Robert)

La dualité des termes du jugement (sujet et prédicat) n’a de sens et ne se justifie que si le prédicat n’est en tout point identique au sujet, mais marque un progrès dans la connaissance du sujet qu’il exprime
(Fernand Van Steenberghen, (F.-X. de Guibert, ed.),, « Philosophie fondamentale », Longueuil, Québec, Editions du Préambule, 1989, p 296)
où Van Steenberghen rejette « l’être est l’être », ou « ce qui est, est ce qui est » comme principe d’identité
et dit p. 297 que le principe d’identité pourrait être formulé comme suit :
« Dans toute affirmation, le prédicat est identifiable au sujet. »

Ce qui fonde le principe d’identité dit Van Steenberghen,
c’est la distinction parfaite de ce qui est et de ce qui n’est pas,
c’est le caractère parfaitement déterminé de ce qui est en tant qu’il est,
sans cela en effet, aucune affirmation ne serait consistante, il n’y aurait aucune vérité stable, aucun identité logique légitime.

A proposition is defined as a statement in which anything whatever is affirmed or denied.
A proposition may also be defined as discourse that expresses either truth of falsity. A proposition is the only kind of discourse that can be true or false in the strict sense, and every proposition is the one or the other. Hence, the proposition is the only kind of discourse that you believe assume, prove, refute, doubt, or deny.
(Andrew H. Bachhuber, S. J., “Logic” New York, Appleton-Century-Crofts, 1957, p. 27)

Predicables refer to the different modes of attributing a concept to a subject.
(Juan Jose Sanguineti, “Logic”, Manila, Sinag-Tala Publishers, (first published in 1982 in Spanish by the Ediciones Universidad de Navarra in Pamplona), 1992 p. 71)

The first book of the "Topics" Aristotle deals specifically with the nature of the "universal". Universals are derived through "abstraction" from many particular cases of a "form" common to all of them (e.g.: the form "man" from many particular men). The universal is a concept that can be predicated from many individual things. Ideas like "man", "musician", "white" have universality because they can be predicated of many individuals. They can be predicated of many, because in the real order, they "are" in them; they do not subsist by themselves in a separate world as Plato thought.
(Ignatius Yarza, "History of Ancient Philosophy", Manila, Sinag-Tala Publishers, first published in 1983 in Spanish by the Ediciones Universidad de Navarra in Pamplona)1994, p. 121)

Aristote affirme expressément son désaccord avec Platon au sujet des êtres mathématiques.
Il expose clairement ses idées sur l’existence des nombres et des figures géométriques au sein des êtres concrets et sensibles du monde matériel.
(Suzanne Mansion, « Le jugement d’existence chez Aristote », Leuven, Editions de l’Institut Supérieur de Philosophie, 1976, 2me éd revue et augmentée p. 251 – 252)

Ce qui me ramène à
"having the being as"
- S’agit-il d’une « participation » au sens du néoplatonisme ?

Je n’ai pas examiné “in the time meant by the tense of the verb”.
In a proposition, what is meant by the name as subject and what is meant by the verb as predicate are laid down in being together IN THE TIME MEANT BY THE TENSE OF THE VERB. «S is P» submits that S has actually the being as «is P» tells it.

Le propre du verbe est d’être sous-tendu de temps, disait Le Robert.

In the affirmative proposition, the copula joins, unites, or « copulates » the predicate with the subject; the subject is declared to exist (at least with mental existence) as something identical with the predicate, and the entire comprehension of the predicate is attributed to, or DRAWN INTO (c’est moi qui majusculise, "laid down in being together in the time meant by the tense of the verb", disiez vous ), the subject, ajoute Bachhuber pages 28-29.

Ivo Cerckel



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   07-10-2009 06:47

Je n’ai pas examiné “in the time meant by the TENSE of the verb”.
In a proposition, what is meant by the name as subject and what is meant by the verb as predicate are laid down in being together IN THE TIME MEANT BY THE TENSE OF THE VERB. «S is P» submits that S has actually the being as «is P» tells it.

“Tense” (“temps”) me fait penser à « tenseur ».

tenseur = ÊTRE MATHÉMATIQUE constituant une généralisation du vecteur,
défini dans un espace à “n” dimensions par n-puissance-k composantes
(“k” étant l’ “ordre” du tenseur)
et dont les propriétés sont indépendantes du système d’axe de coordonnées choisi.
(Le Robert)

En mathématiques, plus précisément en algèbre multilinéaire et en géométrie différentielle, un tenseur désigne une fonction multilinéaire. En physique et en sciences de l'ingénieur, les tenseurs sont utilisés pour décrire et manipuler diverses grandeurs et propriétés physiques comme le champ électrique, la permittivité, la déformation etc.
Par extension, on utilise souvent le terme tenseur pour désigner un champ de tenseurs, c'est-à-dire une application qui associe à chaque point d'un espace géométrique un tenseur différent.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tenseur



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   07-10-2009 08:47

CONCLUSION D’ARISTOTE 1077 b 13 – 14
Les mathematika ne sont pas des choses séparés,
ils existent au sein des choses d’ici (bas)

MU 2 in fine p. 396
To the effect then that the objects of mathematics are not substances to a greater degree than bodies, nor prior in being to perceptible things, but only in account
and that it is not possible for them to have being in separation, enough has been said.

Suzanne Mansion, op. cit, p. 246
Les mathematika ne sont pas des substances, mais des accidents des corps.

Aristote affirme comme sa thèse personnelle que dans la réalité les objets mathématiques se retrouvent dans les êtres de la nature, que c’en sont des accidents.
(Augustin Mansion, « Introduction a la Physique Aristotélicienne », Leuven, Editions de l’Institut Supérieur de Philosophie, 1945, 2me éd revue et augmentée, réimprimé à Louvain-la-Neuve par le même Institut en 1987, p. 144 cité par Suzanne Mansion, op. cit., p. 216.)

cfr Suzanne Mansion, op. cit., p 241
les mathematika ne sont pas des intermédiaires entre les Idées et le sensible

MU 3 text initio Hugh Lawson-Tancred
Universal assertions in mathematics are not about separable entities which are beyond and apart from magnitudes and numbers.
They are about these very things, only NOT QUA such things as have magnitude and are divisible.

Retour à Suzanne Mansion p. 246

Les mathematika ne sont pas des substances.
Ils n’existent pas dans les sensibles a la manière dont un corps pourrait se trouver dans un autre corps
car alors deux solides occuperaient le même lieu, ce qui est impossible.
Ils ne constituent pas des êtres au sens absolu
==>
ce sont des accidents des corps.

Maintes propositions de la physique concernent les choses matérielles considérées uniquement en tant que mues
==>
PAS qu’il existe une « chose mobile » en dehors du sensible.

paraphrase
Les mathematika non plus n’existent pas en dehors du sensible
==>
Si la place des mathematika parmi les catégories est qu’ils ne sont pas des substances, pas des êtres au sens absolu, mais des accidents des corps,
ils sont sur le même pied que l’objet de la physique

Le Robert
tenseur = ÊTRE MATHÉMATIQUE constituant une généralisation du vecteur

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 Re: Veritas
Auteur: Stagire 
Date:   07-10-2009 18:17

Ivo Cerckel écrit :
- Le verbe fait-il, la copule fait-elle, partie du prédicat ?

En logique, selon De interpretatione, le verbe est le prédicat. Le verbe est prédiqué du sujet, ce sans quoi l’être du sujet n’est pas affirmé.

Exemple affirmatif : (P1) «Le ciel est bleu.»

Dans P1, l’être bleu est affirmé du ciel au présent de l’indicatif ; ainsi, le ciel est affirmé être à titre de bleu, et ce, présentement.

Évidemment, si le verbe est négatif, le verbe qui est prédiqué du sujet exprime que le sujet n’est pas.

Exemple négatif : (P2) «Le ciel n’est pas bleu.»

Dans P2, l’être bleu est nié du ciel au présent de l’indicatif ; ainsi, le ciel est nié être à titre de bleu, et ce, présentement.

Cordialement

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 Re: Veritas
Auteur: Kozeta 
Date:   07-10-2009 19:19

Certains grammairiens considèrent "être bleu" comme le prédicat, donc la combinaison du verbe "être" et de l´adjectif "bleu".
Parce que le verbe "être" est un peu spécial.

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 Re: Veritas
Auteur: Cankara 
Date:   07-10-2009 21:48

Ivo, vous dites :

"Les mathematika non plus n’existent pas en dehors du sensible"

Et si Dieu ou les purs esprit veulent faire des mathematiks, ils ne peuvent pas ?

Cankara

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   20-10-2009 02:56

« Veritas est adaequatio rei et intellectus ».

L’intellect d’autrui est-il res ou intellectus ?

Le Vérité n’est pas l’adéquation de mon intellect à ton intellect,
si ce n’est par le détour (biais ?) de la chose.

« Truth shines forth », dit Nozick qui n’a apparemment jamais lu saint Thomas.
L’intellect est ébloui par la lumière de la Vérité, dit saint Thomas.

Alors que Nozick dit que Vérité est lumière pour d’autres intellects,
saint Thomas dit qu’elle ne l’est que pour l’intellect qui la découvre ?

Robert Nozick, "The Examined Life – Philosophical Meditations", Simon & Schuster, 1989, p. 187
A thing’s Truth is its inner being.
Its Truth is its inner essence, which can shine forth (although it does not always do so)
+
A thing’s Truth is its inner light (This is why Truth shines forth.)



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   06-01-2010 01:59

Comment est-il possible de développer,
comme le prix Nobel d’économie Friedrich August von Hayek,
un système dans lequel on dit que l’intelligibilité de l’action dépend d’une certaine ressemblance ("likeness") entre l’acteur et l’interprète de ses actions (1),

et d’alors ne pas conclure
que la Vérité est l’adaequatio rei et intellectus

mais d’aller se réfugier chez Emmanuel Kant et David Hume
pour dire que l’homme ne peut connaitre la Vérité ?

Parce qu'il s'agit de "saint" Thomas?

NOTES

(1)
Andrew Gamble, "Hayek on knowledge, economics and society" in; Edward Feser, ed., "The Cambridge Companion to Hayek", Cambridge University Press, 2006, 111, p. 120:
the intelligibility of human action presupposes certain likeness between [the] actor and the interpreter of his actions. (Hayek, "Rules, Perception, and Intelligibility", 1963, p. 59)
Without this idea, Hayek would lose one of the many foundations of his theory of knowledge.

(2)
Andrew Gamble, art, cit, p. 119
Hayek’s epistemological pessimism is rooted
- PARTLY in the KANTIAN view that the human mind cannot know the world as it is
but only through the categories which the mind furnishes
- but MAINLY in the HUMEAN view that human reason is a frail and limited instrument and the knowledge it produces is always imperfect and incomplete



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   31-08-2011 02:06

Nous atteignons directement le réel, tellement que le procédé par lequel il agit sur nous ("species impressa") échappe à la conscience .
(Etienne Gilson, "Le réalisme méthodique", Paris, Téqui, 2007, 2me, éd, p.111-112)

C’est parce que Dieu nous crée que Dieu garantit (SANS CONDITIONS ???) l’adéquation de la "species impressa" à la réalité ?

VIDÉO: "The Power of Truth"
The Pontifical University of St. Thomas Aquinas
Posted by Fr. Gabriel Gillen, O.P. on August 28, 2011
http://www.op-stjoseph.org/blog/the_power_of_truth
Kindly Light, an international team of artists and thinkers, have produced a new promotional video for the Pontifical University of St. Thomas Aquinas (aka "Angelicum") in Rome. In it you will see Fr. Charles Morerod, O.P. (Rector & Professor of Philosophy) of the Swiss Province & Fr. Philippe-André Holzer, O.P., (Dean of the Faculty of Philosophy) of the Province of Southern Germany and Austria, among others.

http://www.op-stjoseph.org/blog/the_power_of_truth



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   09-10-2011 12:24

Quand je découvre que je suis aimé, quelque chose se passe, je commence à avoir confiance en quelqu'un. Quelqu'un m'aime et me comprend. Je ne suis plus enfermé dans un monde de confusion, c'est alors un moment extraordinaire. Avec les éducateurs, on ne peut rien faire tant qu'il n'y a pas la confiance établie. Toute éducation se fonde sur la confiance. On a pas forcément confiance avec tous. On a souvent peur que l'autre nous juge, donc, il faut établir la confiance. Je te considère comme quelqu'un d'important. L'amour fait confiance à l'amour. Beaucoup de personnes sont contrôlées par la peur.
(La fragilité, signe d'espérance (Jean Vanier)
http://www.reconfort-et-poesie.fr/spiritualite/fragilite/fragilite.html

Est-ce que Dieu n’aime pas tout le monde ?

Si oui, est-ce que le Révérend Père Cameron, O.P,, ne se trompe-t-il pas en disant que l’erreur de Socrate consiste en son moralisme ?

For moralism is predicated on the SOCRATIC FALLACY that holds that if people are simply informed of the difference between right and wrong, they will do good and avoid evil.

Et Cameron de citer Vanier
You must not reveal to people their sin, their poverty, without at the same time showing them that they are loved and that they can do better.

En me promenant l’autre jour à Leuven. j’ai trouvé l’"Eloge de la Philosophie", en traduction néerlandaise, du Philosophe, ouvrage que je croyais perdu mais qui a apparemment été reconstruit dans les années 1960 sur base de Jamblique.

Je relirai ce texte et je reviendrai ici demain.

Peter John Cameron, O.P., "Why Preach, - Encountering Christ in God’s Word", San Francisco, Ignatius Press, 2009,

p. 122

1.
Much of moralism, I’m guessing, is well-intended; the motive being to motivate people to live in an ethically upright way.
The trouble is that moralism begins from a mistaken – and what’s worse – demeaning view of the human “I”

For moralism is predicated on the SOCRATIC FALLACY that holds that if people are simply informed of the difference between right and wrong, they will do good and avoid evil.

2.
Who among us likes to be ordered around and told what to do?
VERSUS
Man seeks to act in the full light of knowledge
VERSUS
‘the full light of knowledge’ is immaterial for moralism

p. 122 paraphrase
don’t only show the law of people. Show also how they are loved.

Jean Vanier
You must not reveal to people their sin, their poverty, without at the same time showing them that they are loved and that they can do better
///
You must through all your attitudes show them how much you hope and believe in this person,
then, and only then, can you show him what was not right.

p. 123 T
But moralism is morality conceived merely as a calculation of principles that impinge on human action and that judge it abstractly
It is not the ambit of moralism to elucidate why these principles are right or wrong
 human beings are not converted by having truths about Jesus presented to them
 but by having Jesus himself presented to them

p. 123
moralism is an attempt to convert people to rectitude according to an OUGHT
Instead of according to an ATTRACTION.
in this process, moralism disdains human freedom and degrades the faith.

p. 124
Our notion of natural laws does not facilitate us in believing in any action of God in our world

p. 124 paraphrase
life IS NOT a programme to complete

BUT a relationship [with Jesus Christ] to live

p. 125 paraphrase
Some are more interested in keeping the moral laws that in having a relationship with Jesus Christ.

paraphrase
We have an inclination to seize on some “formula” that promises to exonerate our shame,
validate our questionable way of life
INSTEAD OF
living our vocation, which is union with Jesus Christ.

The contrivance 9scheme with the power to bring something about) of moralism divorces the TEACHING of Christ from the PERSON of Christ, undoing the incarnation by turning Jesus Christ into an idea
==>
that the doctrine and morality taught by Christ are worth more than his person
and that, after all, we could even do without him\



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   10-10-2011 07:17

Dans son introduction à sa traduction de "L’Eloge de la Philosophie" (Le "Protrepticus" en néerlandais/latin, "Protreptique" en français ? – oui, mon spell checker semble accepter "Protreptique") du Philosophe,

("Lof van de Wijsbegeerte", Groningen, Historische Uitgeverij, 1998,
une des traductions d’Aristote en néerlandais sous la rédaction d’entre autres le professeur Carlos Steel de Leuven),

Cornelis Verhoeven (de ’s Hertogenbosch/Den Bosch?)

dit que le terme "protreptikos logos" s’emploie à ce type d’écrits encourageant la pratique de la philosophie [telle l’apologie de Platon].

Et Verhoeven de conclure son introduction comme suit :
Il est inexact de déduire de la grande teneur de platonisme dans le Protreptique d’Aristote qu’il s’agit d’une œuvre de jeunesse.
Lorsqu’il s’agissait de l’éloge d’une vie contemplative, Aristote a été toute sa vie platonique, et peut-être s’intéressait-il encore moins que son maitre/professeur {"leermeester") aux questions politiques du jour ("actuele politieke kwesties").
Le raisonnement
comme quoi la pensée
[Ivo : que dit Gilson en ce qui concerne l’opposition pensée - connaissance(s) ?]
est devenue moins platonique au fur et à mesure que sa distance (vis-à-vis) de Platon était plus grande
est moins pertinent ("steekhoudend") que l’on ait jamais cru ("dan ooit werd gedacht"}.
L’on peut également (s’) imaginer une évolution dans laquelle un auteur dans sa vie et dans son œuvre donne précisément une plus grande importance ("een groter gewicht") à son maitre/professeur {"leermeester") ou 'père' au fur et à mesure que l’élève ou 'fils' vieillit et devienne éventuellement/enfin également plus sage ("wijzer").

Het zou overigens onjuist zijn om uit het hoge gehalte aan platoons gedachtengoed in Aristoteles "Protrepticus" de conclusie te trekken dat het moet gaan om een jeugdwerk. Als het ging om de lof van een beschouwelijk leven was Aristoteles zijn leven lang platonist, en misschien was hij zelfs nog minder in actuele politieke kwesties geïnteresseerd dan zijn leermeester Plato. Ook de redenering dat zijn denken minder sterk platoons werd naar gelang hij gaandeweg verder van Plato af kwam te staan, is minder steekhoudend dan ooit werd gedacht. Er is immers even goed een ontwikkeling denkbaar waarbij in leven en in werk van een auteur de figuur van de leermeester of 'vader' juist een steeds groter gewicht krijgt naar gelang de leerling of 'zoon' ouder wordt en eventueel ook wijzer wordt.

Ca suffit pour aujourd’hui ...


Re: Multum in parvo.
Auteur: Ivo Cerckel
Date: 10-10-2011 03:05
http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=6&i=54000&t=53280
EXTRAIT

CONCLUSION DE “ L’ELOGE DE LA FOLIE ” D’ERASME

LXVIII. — Mais depuis longtemps je m’oublie, et “ j’ai franchi toute borne “. Si vous trouvez à mon discours trop de pétulance ou de loquacité, songez que je suis la Folie et que j’ai parlé en femme. Souvenez-vous cependant du proverbe grec : “ Souvent un fou même raisonne bien “, à moins que vous ne pensiez que ce texte exclue les femmes. Vous attendez, je le vois, une conclusion. Mais vous êtes bien fous de supposer que je me rappelle mes propos, après cette effusion de verbiage. Voici un vieux mot : “ Je hais le convive qui se souvient “ ; et voici un mot neuf : “ Je hais l’auditeur qui n’oublie pas. “
Donc, adieu ! Applaudissez, prospérez et buvez, illustres initiés de la Folie !


Re: Multum in parvo.
Auteur: Ivo Cerckel
Date: 10-10-2011 04:00


http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=6&i=54002&t=53280
EXTRAITS

The fact that the euro still exists, notwithstanding the fact that the Maastricht criteria of the Stability and Growth Pact have NEVER been met, is the result of the potency which the Marking to Market(-price) (MTM) of the Eurosystem’s gold reserves held in itself.
+

It may be that the Maastricht criteria of the Stability and Growth Pact are, IN the THINKING of the euroland Masters related to the euro.

I am still waiting for a demonstration how the criteria are related IN REALITY to the euro.

[…}
Don’t forget that in the 13th century, Saint Thomas Aquinas transposed the philosophy of being from an essentialist to an existentialist philosophy, the “philosophy of being” thereby becoming Thomist rather than Aristotelian.
[…]

The fact that the euro still exists, notwithstanding the fact that the Maastricht criteria have NEVER been met, means something.



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   05-12-2011 01:50

La vérité est-elle la conformité de la chose à l’intellect?
OU
L’intellect doit-il se conformer à la vérité révélée de Dieu, comme le dit Monsignor Charles Pope, Archévêque de Washington, dans son Homélie pour ce second dimanche de l’Avent ?

Dieu peut créer de l’ordre dans le désordre, dit le Révérend Père Gabriel Gillen, O.P.,dans son Homélie pour ce même second dimanche de l’Avent.

L’ordre est la conformité de quoi à quoi ?


http://blog.adw.org/2011/12/the-fire-next-time-mediation-on-the-epistle-for-the-second-sunday-of-advent/

5 Responses

EXTRAIT

1. Ivo Cerckel says:
December 4, 2011 at 12:57 am

“When our thinking is conformed to God’s revealed truth, our priorities, feelings, desires and decisions all begin to change as well.
“Conversion and repentance are the result of being a changed and transformed human being with a new mind.”

Didn’t Saint Thomas, in “De Veritate” (“On the Truth”), define Truth as conformity between reality and thinking (“adaequatio rei et intellectus”}?

His Eminence argues for conformity between thinking (“intellectus”) and God’s revealed truth (“veritas revelata Dei”) which transforms the intellect which no longer conforms itself to human reality? Only to divine reality?

In the 15 seconds between minutes 1:00 and 1:15 of his radio Homily for this Sunday, Father Gabriel Gillen, O.P., says that we have a desire to place our hope in One who can restore order and integrity, especially in times of chaos.
http://www.ordopraedicatorum.org/2011/12/02/sirius-xm-radio-december-2-2011/

Order is conformity between what and what?



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 Re: Veritas
Auteur: philodingue 
Date:   30-12-2011 18:08

La vérité est-elle la conformité de la chose à l’intellect?
ou
réciproquement ?

Piètre conception de la vérité .
Lorsque je dis que tel homme est un homme "vrai" , je n'ai pas le sentiment d'accorder quoi que ce soit à quoi que ce soit . Qu'est ce que je veux dire ?
Je ne dis pas que cet homme est un homme vrai parce qu'il parle, raisonne, rit ou pratique toute autre fonction attribuée à l'espèce humains ?Je ne fais aucun rapprochement de ce genre .

Est-ce que je ne dis rien ?

Est-ce que je lui attribue un certain nombre de qualités morales dont serait dépourvu un homme non "vrai" . Est-ce que l'homme est vrai comme la pièce d'or peut être vraie et non fausse . Si c'était le cas alors nous retomberions dans la question initiale la pièce qui se présente comme de l"or est bien de l'or et nous aurions de ce fait accord de la chose à l'idée que j'en ait et je ne serais pas trompé, la pièce d'or serait vraie .

Mais je ne dis pas d'un homme qu'il est vrai en ce sens là . Alors qu'en est-il de la vérité ? qu"en est-il si le mot même possède plusieurs direction de sens ?
Des directions apparemment objectives comme des qualités morales mais pas uniquement pas seulement et des directions de sens qui m'impliquent moi le compagnon qui doit être prêt à accueuillir et répondre à ces signes de cette vérité humaine singulière .

Il y a une vérité qui déborde les prédicats , une vérité qui ne passe pas par le jugement .Une vérité qui n'est pas le simple antonyme du faux

à réfléchir



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   31-12-2011 02:42

Adrien était-il un homme "vrai" ?

Corinne était-elle une femme "vraie" ?

Le bébé prématuré est mort faute de soins
VOOGT,FABRICE; DETAILLE,STEPHANE
Page 7
Jeudi 29 décembre 2011
Namur Le parquet demande cinq renvois aux assises
http://archives.lesoir.be/namur-le-parquet-demande-cinq-renvois-aux-assises-le_t-20111229-01QU2V.html

EXTRAIT

Sept ans après la mort d’Adrien, un nourrisson de 4 heures décédé à la clinique et maternité Sainte-Elisabeth, le parquet de Namur vient de demander le renvoi devant la cour d’assises de ses parents et de trois membres du corps médical.
Le 18 février 2005, l’enfant naissait au terme d’une grossesse de 29 semaines (au lieu de 40). Affichant un poids d’un kilo 250 grammes, il était à ce titre un « grand prématuré » et aurait dû être placé dans une couveuse du service de néonatologie. Marc et Muriel, ses parents, redoutaient toutefois que leur fils ne soit affecté de troubles graves, consécutifs à cette naissance avant terme. Une inquiétude qui taraudait d’autant plus la maman, infirmière dans un service spécialisé pour enfants handicapés.

Le couple a donc refusé de confier le bébé au personnel soignant, acceptant même de signer des décharges pour en attester. Lorsque le bambin a vu le jour, les parents ont persévéré dans leur attitude et réclamé que leur enfant leur soit remis dans les bras, sans assistance médicale. Selon le parquet, le nourrisson était alors viable malgré son état fébrile, mais nécessitait des soins appropriés.
Le gynécologue, un médecin expérimenté âgé aujourd’hui de 71 ans, a réalisé cet accouchement et regagné ensuite son domicile. L’accoucheuse, elle, a remis le bébé aux parents mais a signalé la situation à sa chef de service.

Avertie des faits, la pédiatre se serait alors rendue dans la chambre du couple qui lui a refusé l’entrée, faisant usage de violences. La direction de la clinique fut alors prévenue et, d’initiative, a fait appel au parquet de Namur. Une équipe de police est donc descendue sur les lieux, mais il était trop tard : ADRIEN avait poussé son dernier souffle.

FIN DE L'EXTRAIT


Le procès de LIEGE et la thalidomide
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-proces-de-liege-et-la-59361
EXTRAITS
En 1962, se tient un procès retentissant à Liège. Toute une famille et un médecin se sont ligués pour tuer un nourrisson né mal formé. Sa mère a pris de la thalidomide, un tranquillisant prescrit lors de la grossesse, responsable de milliers de naissances de bébés sans bras. Le verdict soulève la question toujours pas tranchée à ce jour, peut-on juger et condamner des PARENTS DÉSEMPARÉS devant le handicap ? Existe-t-il un devoir moral d’assumer coute que coute son enfant ? Le jury de Liège, composé exclusivement d’hommes a tranché.
+
Le procès s’ouvre le 5 novembre 1962 devant la Cour d’Assises de Liège où sont jugés […], pour le meurtre de […] CORINNE.
+
Le jury acquitta les cinq accusés en 1 heure 48.

FIN DES EXTRAITS


Les Idées chez Platon ne sont absolument pas des représentations subjectives, vagues sur quelque chose mais c'est le réel suprême. Il y a donc un monde autre que le monde connu par les sens, c'est le monde intelligible, le monde supra-sensible, bref le monde des Idées. Ce monde est à la fois multiple et un. Multiple car les Idées sont distinctes, chacune est elle-même et autre que les autres. Un car cette multiplicité des Idées est unifiée par l'Idée des Idées, c'est à dire l'Idée que tout suppose mais qui n'a besoin d'aucun présupposé : elle est anhypothétique. Platon la nomme le Bien, et cela tout le monde le sait : le Bien est l'Idée suprême et souveraine, source toutes les autres Idées. De même que le soleil est source de lumière sensible, de même le Bien est source de lumière intellectuelle. Il nous donne à la fois la lumière et la vie. "Le Bien est l'invisible qui fait voir" disait Socrate.
http://philosophie.chez.com/cours/platon/platon.htm



Message modifié (31-12-2011 02:55)

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   31-12-2011 04:46

abstractio cum praecisione

Socrates habet humanitatem (menschliche Natur)

(Albert Zimmermann, "Thomas lesen", Stuttgart, Frommann-Holzboog Verlag, 2000, p. 122)



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   31-12-2011 21:11

C’est le 19 novembre 2011 que mon
"Témoignage thalidomide – Les Monstres de Heidelberg"
a été republié (à mon insu) ici
http://vieetfantasmes.wordpress.com/2011/11/19/temoignage-thalidomide-les-monstres-de-heidelberg/

Et c’est le 28 décembre 2011 que l’avocat belge Jean-Philippe Mayence, conseil de l'accoucheuse,
s’étonne de ce que son affaire sorte aujourd’hui - sept ans après les faits (1)
et exprime son désarroi devant la possibilité d’avoir à plaider pour la défense dans une affaire qui, à l’instar du procès Softenon (ou Thalidomide), remettra en cause certains principes d’éthique. (2)

NOTES

(1)
Décès d'un nourrisson en 2005 : le parquet veut renvoyer 5 personnes en Assises
REGIONS | jeudi 29 décembre 2011 à 9h11
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_deces-d-un-nourrisson-en-2005-le-parquet-veut-renvoyer-5-personnes-en-assises?id=7307733
EXTRAIT
Début 2005, à la clinique Sainte-Élisabeth, à Namur, un bébé prématuré décédait quelques instants après sa naissance. Aujourd'hui, le parquet de Namur demande le renvoi de cinq personnes devant les Assises, les parents et trois membres du personnel médical. Le parquet les accuse d'infanticide.
Nous sommes le 18 février 2005. Après à peine 29 semaines de grossesse, Muriel (la maman) accouche d'un petit Adrien. L'enfant est un prématuré. Il doit être placé en couveuse mais les parents refusent. Selon eux, ils y a trop de risques que le nourrisson développe un handicap.
Le couple s'oppose alors au personnel médical, signe même une décharge et garde le nouveau-né. Le bébé décèdera quelques minutes plus tard.
Aujourd'hui, le parquet de Namur veut renvoyer les parents et trois membres du personnel médical aux assises, presque sept ans après les faits. Jean-Philippe Mayence, l'avocat de l'accoucheuse, s’étonne : ''Je ne sais pas très bien ce qui a pu se passer durant sept années qui a pu justifier que

l’affaire sorte seulement aujourd’hui.''

(2)
Le bébé prématuré est mort faute de soins
Jeudi 29 décembre 2011
Namur Le parquet demande cinq renvois aux assises
http://archives.lesoir.be/namur-le-parquet-demande-cinq-renvois-aux-assises-le_t-20111229-01QU2V.htm
EXTRAIT
.Me Jean-Philippe Mayence : Si la Chambre du Conseil décide de renvoyer ces gens aux assises, ce à quoi je m’oppose avec force, cela fera du bruit. A l’instar du procès Softenon, c’est une affaire qui remettra en cause certains principes d’éthique. »



Message modifié (31-12-2011 21:17)

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 Re: Veritas
Auteur: philodingue 
Date:   31-12-2011 22:58

Est-ce le début d'une amorce d'un préalable à l'approche de l'essence de la vérité ou du simple remplissage ?

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   01-01-2012 04:10


cher philodingue,

Vous disiez :
Il y a une vérité qui déborde les prédicats , une vérité qui ne passe pas par le jugement .Une vérité qui n'est pas le simple antonyme du faux.

Alexandre Koyré dit sur la de couverture de ses "Réflexions sur le MENSONGE", (Paris, Editions Allia, 2004) :
Si rien n’est plus raffiné que la technique de la propagande moderne, rien n’est plus grossier que le contenu de ses assertions, qui révèlent un mépris absolu et total de la vérité. Et même de la simple vraisemblance. Mépris qui n’est égalé que par celui – qu’il implique – des facultés mentales de ceux à qui elle s’adresse

http://www.editions-allia.com/fr/livre/290/reflexions-sur-le-mensonge
ajoute
L’historien de la philosophie et des sciences Alexandre Koyré, exilé à New York pendant la Seconde Guerre mondiale, a publié en 1944 ces réflexions d’une lucidité et d’une clarté exemplaires sur le mensonge politique, constitutif des régimes totalitaires, et l’usage de la propagande.

"Il y a une vérité qui déborde les prédicats , une vérité qui ne passe pas par le jugement .Une vérité qui n'est pas le simple antonyme du faux"

"à réfléchir"
En Europe occidentale ou même en Occident il n’y pas de propagande ?
Là-bas, vous "vivez" tous en "democratie" – whatever that may be ?
Etat de droit ? Qu’est-ce je vous ?

Bien à vous,
Bonne Année,
Bonne Santé (c’est quoi la santé ?),
et que la Vérité sorte (sorte de la Réalité ou sorte de la Propagande ?)

Ivo

"à réfléchir"

dimanche 01 janvier 2012
Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21.
Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.

"Il y a une vérité qui déborde les prédicats , une vérité qui ne passe pas par le jugement .Une vérité qui n'est pas le simple antonyme du faux. "

"Est-ce le début d'une amorce d'un préalable à l'approche de l'essence de la vérité ou du simple remplissage ?"



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 Re: Veritas
Auteur: Delaporte 
Date:   01-01-2012 10:16

Cher Philodingue,

Il est toujours dangereux de qualifier de "piètre" une définition multiséculaire qui, parce qu’elle a traversé les âges, affiche un air d’éternité. Cela vous oblige à faire mieux ou à vous couvrir de ridicule.

« Qu'en est-il de la vérité ? qu"en est-il si le mot même possède plusieurs direction de sens ? Des directions apparemment objectives comme des qualités morales mais pas uniquement pas seulement et des directions de sens qui m'impliquent moi le compagnon qui doit être prêt à accueuillir et répondre à ces signes de cette vérité humaine singulière . Il y a une vérité qui déborde les prédicats , une vérité qui ne passe pas par le jugement .Une vérité qui n'est pas le simple antonyme du faux »

Quelle est la vérité ultime d’une œuvre d’art ? Objectivement, l’intention de l’auteur, subjectivement, une infinité de sentiments divers suscités chez les spectateurs. Tous se formulent par des jugements plus ou moins universels. Tous sont plus ou moins vrais, tous par accident, sauf le premier qui est essentiel. Quelle est la vérité d’un homme ? objectivement, l’intention de son auteur, mais à l’intime de son être de personne singulière ; c’est le sens profond de la nature « ratio artis divinae indita rebus » (Comm. Phys, L II, l 14). D’un point de vue subjectif : une infinité de sentiments suscités chez ceux qui le fréquentent. Tous se formulent par des jugements plus ou moins universels. Tous sont plus ou moins vrais, tous par accident, sauf le premier qui est essentiel.

Cordialement

L'animateur

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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   03-06-2012 09:23

Est-ce qu’en chinois (mandarin?) "chercher la vérité dans les faits"
signifie la même chose que
"veritas est adaequatio rei et intellectus" ?

A Realist Critique - Barter, Truth, and Marco Polo
http://www.amazon.co.uk/product-reviews/1137019360/

mon commentaire du livre
Ronald Coase et Ning Wang,"How China Became Capitalist",
Palgrave Macmillan, 2012

La définition du réalisme, je ne l’ai pas trouvée chez Gilson, j’ai donc dû l’emprunter à Van Steenberghen.

Oui, Roland, vous m’avez expliqué comment URL-iser les liens,
mais je n’y parviens pas.
Je pourrais, si vous le voulez, vous faire parvenir mon mot de passe



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 Re: Veritas
Auteur: Ivo Cerckel 
Date:   04-06-2013 04:04

Cher Lephenix.

1.
J’ai commencé la présente discussion le 27-02-2009 03:35 en liant, ou en faisant le rapport entre, la définition de la Vérité ("adaequatio rei et intellectus") et l’application du principe de non contradiction.

Lephenix m’a demandé le 22-07-2009 00:33
"Mais, la "chose" est-elle vraiment une réalité ? "

Et Lephenix de déclarer que:
"La "logique" pure ne peut s'appliquer qu'aux mathématiques" à l'exclusion de tout autre domaine."

Je concluais mon premier message (toujours celui du 27-02-2009 03:35) dans cette discussion comme suit :
"Si ce monde ne tourne pas rond, c’est parce que ses habitants croient toujours devoir réinventer la roue sans respecter les connaissances "reçues" ou plutôt sans respecter les donné(e)s établi(e)s."

Lephenix répondait le 22-07-2009 00:33
"???"

Je réponds :
La raison tente constamment de nier la Vérité que l’intellect a établi en s’ad-équa-tisant à la chose.
Cette adéquatisation de l’intellect à la chose est automatique, mais la raison tente constamment de s’y opposer a posteriori.
- comparez mes références ci-dessous au nouvel ouvrage de Stefan Blankertz.

Et Lephenix de conclure :
"Tout ce que l'homme apprend est déjà en lui" – Platon

Je viens de citer, a coté, le professeur Dorion
(Louis-André Dorion, "Socrate", PUF, "Que sais-je ?", 2011, 2me éd.)
qui enseigne que l’art de la maïeutique, auquel cette citation de Platon fait référence, consiste à poser les questions qui favoriseront le ressouvenir des connaissances que ces âmes ont acquises avant leur incarnation. Cet art contredit la mission [que le dieu a confiée à Socrate] de Socrate dans l’"Apologie" [un dialogue de jeunesse], qui consiste à examiner autrui, à l’aide de l’"elenchos", afin de révéler son ignorance.

Cette nouvelle mission de la "maïeutique", qui, [Ivo se répète,] consiste désormais à accoucher les âmes en les aidant à découvrir en leur sein les connaissances qu’elles abritent à leur insu,
n’apparait que dans le "Théétète" qui n’est plus un dialogue de jeunesse, mais un dialogue relativement tardif de Platon, dit Dorion.

Comme le dit implicitement Lephenix, et comme le dit explicitement le professeur Dorion :
"On voit à quel point le portrait de Socrate évolue et se transforme au gré de l’évolution de la pensée de Platon, qui accomplit un véritable tour de force : il parvient à intégrer un élément nouveau (Socrate accoucheur) à des éléments anciens (la déclaration d’ignorance, la mission) sans que le lecteur se doute, ou presque, que l’on n’a plus vraiment affaire au même Socrate. Platon a ainsi réalisé un coup de maitre : associer durablement au nom de Socrate une image et une fonction qui sont en réalité de son invention."

(Re: Fondement du libéralisme
Auteur: Ivo Cerckel
Date: 01-06-2013 01:11
http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=6&i=57493&t=57325&v=t

2.
Le R.P. Giovanni Cavalcoli, O.P., enseigne que :
" [Les thèses de Saint Thomas à la Question Première du "De Veritate"] conservent une actualité et une importance extraordinaires dans le climat culturel contemporain, où le problème de la vérité et de la connaissance est plus que jamais aigu et fondamental, sans que d’autre part émergent des principes doctrinaux aussi solides et féconds que ceux qu’au contraire il nous est donné de rencontrer dans l’enseignement de l’Aquinate, apparemment peut-être simple et évident, mais qui en réalité renferme des virtualités capables de soutenir, de guider, et de corriger les recherches gnoséologiques les plus raffinées et les plus approfondies.
"Etant donné le climat intellectuel contemporain, dans lequel, surtout à partir de la réforme cartésienne, on a cru substituer une pensée philosophique plus radicale, plus mûre, et plus libre au réalisme thomiste, qualifié de "naïf" et insuffisamment fondé, les esprits les plus avertis sont en train de prendre conscience qu’en réalité, la reforme cartésienne tant célébrée, avec l’idéalisme transcendantal qui l’a suivie comme conséquence logique, n’a pas du tout amené aux résultats de certitude et de rigueur intellectuelle qu’elle promettait, mais au contraire a abaissé le niveau de l’intelligence métaphysique à des degrés qu’on ne relevait pas depuis l’époque des présocratiques, même si elle se vante d’être celle des partisans du "progrès". En réalité, la pensée gnoséologique et métaphysique est retournée à ces époques où les découvertes de Platon et d’Aristote étaient encore à venir. Ce qui nous sauve encore, c’est que, heureusement grâce à l’intervention du bons sens, certaines conceptions "critiques" ou métaphysiques contemporaines ne sont pas traduites dans la pratique et dans la MORALE, [c’est moi qui majusculise] sinon on pourrait craindre pour la survie physique de l’humanité." (1)

Stefan Blankertz défend dans son tout récent ouvrage "Thomas von Aquin: Die Nahrung der Seele" [la nourriture de l’âme] la thèse que l’éthique de Saint Thomas est anarchiste. Obéissance à Dieu signifierait suivre sa propre raison ("Vernunft"). Le message de Saint Thomas étant que Dieu ne règne pas, ni "sur" les individus, ni "sur" la société.

"Gehorsamkeit gegenüber Gott bedeutet, der eigenen Vernunft zu folgen (selbst wenn diese sich irren sollte): Thomas von Aquins Botschaft, dass Gott nicht herrsche, weder über den Einzelnen noch über die Gesellschaft, ist die Grundlegung einer anarchistischen Ethik. Dieses Buch stellt zentrale Textstellen des Aquinaten zur politischen Ethik vor (deutsch-lateinisch) und kommentiert sie nicht unter historischem, sondern aktuell sozialphilosophischem Interesse",
dit Amazon.de. (2)

Blankertz dit: "Gehorsamkeit gegenüber Gott bedeutet, der eigenen Vernunft zu folgen [..]"
"Vernunft" cela me fait, malheureusement pour Blankertz, immédiatement penser à Emmanuel Kant - et son idéalisme transcendantal - dont parle le R.P. Giovanni Cavalcoli, O.P.

Et Blankertz de procéder à une réflexion ("Besinnnung") sur la religion de le raison – suivant Kant avec Thomas.
("Heute fordere ich zur Besinnung auf die Religion der Vernunft – nach Kant mit Thomas." p. 14)

Alors que Saint Thomas définit la vérité comme l’adéquation entre la chose et "l’intellect" (pas la raison), Blankertz veut chercher la vérité à l’aide de "la raison" ("Wahrheit mit Vernunft zu suchen" p. 28). Ce faisant, Saint Thomas devient "ein radikaler Aufklärer" ("Aufklärer" est un philosophe des lumières) (p. 49).

Blankertz procède à cette réflexion après avoir dit au bas de la p. 10 que Thomas, lu correctement, n’est pas un théologien de l’église catholique réactionnaire. Thomas préfère, dit Blankertz, passer l’église sous silence et les traductions sont rudimentaires et tentent de manipuler l’attention du lecteur, et puis, oups, en haut de la p. 11, Blankertz saute sur la première partie de la première phrase de la citation de Francis Bacon (Baco de Vertilamio) (1561 – 1626) dont Emmanuel Kant a fait l’épigraphe de l’introduction de la seconde édition [la première édition date de 1781, la seconde de 1788] de la "Critique de la Raison Pure" :

"De nobis ipsis silemus : de re autem, quae agitur, petimus"
Sur nous-mêmes, nous gardons le silence, car il s’agit de la "chose" (que nous cherchons). (3)

(Lephenix m’a demandé le 22-07-2009 00:33 "Mais, la "chose" est-elle vraiment une réalité ?"
Saint Thomas définit la Vérité comme étant l’adéquation de la "chose" et de l’intellect.)

et Blankertz de dire que cette épigraphe
qui figure donc dans la fameuse introduction où Kant parle de la "Révolution copernicienne", dont il ne parlait pas donc dans la première édition de la "Critique de la Raison pure",
peut également servir d’épigraphe pour/à Saint Thomas.

Le seul texte apparaissant sur la quatrième page de couverture est le suivant :
"Das psychische Problem anarchistischer Vernunftsorienterung besteht darin, das jenige, was subjektiv am wichtigsten ist, intersubjektiv als unverbindlich und freiwillig anerkennen zu müssen. "

"Le problème psychique de l’orientation anarchiste de la raison consiste à devoir considérer tout ce qui est subjectivement le plus important comme étant intersubjectivement non-obligatoire et volontaire."

Pour autant que besoin, je propose de soumettre cet ouvrage à l’examen prévu par le R.P. Thierry-Dominique Humbrecht, O.P., à l’avant-propos "Saint Thomas si ancien et si nouveau" de l’ouvrage "Saint Thomas d’Aquin" qu’il a dirigé en 2010 dans "Les Cahiers d’Histoire de la Philosophie" aux éditions Le Cerf à Paris, 7, pp. 12 – 15, le paragraphe "L’art d’interpréter Saint Thomas" :
EXTRAITS
"Notre époque est friande d’interprétation. Tout devient objet d’interprétation, tout s’offre à l’herméneutique [Ivo : Ah, Paul Ricœur !], tout lecture s’autoproclame relecture.
+
" [paraphrase par Ivo : Une distinction s’impose entre explication et interprétation.
Le R.P. Humbrecht appelle] "explication" ce qui ressort de la traduction la plus exacte possible d’un texte et d’une pensée.
+
[Le R.P. Humbrecht appelle] "interprétation" ce qui ressort d’un travail de compréhension ou d’adaptation, en tant qu’externe à la pensée et au texte, donc à l’intention, de l’auteur.
Une telle interprétation peut se développer selon trois directions, qui parfois s’entrecroisent et parfois non :
Une volonté de prolongement, qui consiste â tirer de principes d’un auteur des conclusions qu’il n’a pas thématisées, mais qu’un auteur postérieur déclare compatibles avec de tels principes et même nécessairement appelés par eux
[…]
Une volonté d’actualisation, qui considère que la pensée d’un auteur est telle si elle reste vivante et si, à ce titre, elle peut être appliquée à des questions nouvelles. […]
Une volonté de réduction, au sens phénoménologique de la visée d’un objet, parenthèses mises de tout ce qui n’appartient pas â cette visée. Interpréter c’est donner un sens et non plus recevoir une vérité. C’est conférer, au nom d’une subjectivité (spéculative, mais aussi bientôt individuelle, hélas) un titre ou un autre de compréhension à un auteur et à son œuvre. On trouve chez lui ce qu’on y cherche, selon la mesure de ce qu’on peut soi-même comprendre de lui.
+
" De telles lectures ou "relectures" pour intéressantes qu’elles soient au titre de l’exercice intellectuel, présentent le double inconvénient de vieillir vite (car elles sont liées à un contexte qui ne fait que passer) et surtout de poser ailleurs que dans une pensée, fût-elle prestigieuse et respectée, le principe d’explication d’une telle pensée. A l’extrême, on fait dire à Saint Thomas ce qu’on a envie de lui faire dire, puisqu’on le pense soi-même.
+
" Résumons-nous : la ligne explicative va du dedans vers le dehors, elle rend explicite, l’implicite, éclaire l’intelligibilité d’une pensée, opère un travail de vérité. La ligne interprétatrice, quant à elle, va du dehors vers le dedans, confère un sens à ce qui en est privé sans elle, établit un réseau de relations rationnelles, en quoi consiste le domaine de la vérité.
+
" [conclusion:] Se servir d’un auteur exige au préalable de le servir, comme au nom d’un code de propriété intellectuelle."

Je disais que ce n’était que pour autant que besoin que je proposais de soumettre l’ouvrage de Blankertz à l’examen prévu par le R.P. Humbrecht.
Mais dois-je après avoir cité le R.P. Humbrecht vraiment encore appliquer ces enseignements ?

Peut-être que je me trompe car, comme le suggérait Kozeta dans la présente discussion, je suis autiste.
http://www.thomas-aquin.net/PHPhorum/read.php?f=1&i=10777&t=10127&v=t
(4)

Le R.P. Giovanni Cavalcoli, O.P., pour sa part, continue sur sa lancée et conclut le texte cité comme suit :

"Cependant il n’est pas suffisant de faire avancer les choses, aujourd’hui si complexes et risquées, avec le simple bon sens élémentaire. Il est urgent de reconstituer une pensée philosophique vraiment sérieuse, rigoureuse et productive dans le domaine de l’esprit et des valeurs MORALES [c’est moi qui majusculise]. Les rappels à une plus grande correction morale ne sont pas suffisants si les présupposés gnoséologiques restent du type sceptique, relativiste ou idéaliste. Il faut une réforme qui touche les racines de la pensée, sinon le désordre éthique pourra toujours avoir une apparence de justification, ou en tout cas son principe efficient, dans des conceptions de la vérité qui ne correspondent pas au vrai.
"Saint Thomas nous offre à ce sujet des indications extrêmement utiles et fécondes, qui du reste ont été déjà amplement reprises et développées par l’école thomiste jusqu'à nos jours. Il est bon par conséquent de ne pas oublier ces développements, successifs et contemporains du thomisme : c’est au contraire de ceux-ci qu’il faut partir, pour ne pas refaire ce que d’autres ont déjà fait. Mais le travail est urgent et prometteur. La présente traduction de cette œuvre de Thomas peut servir dans ce but."

Selon Etienne Gilson, "il faut commencer par se méfier de ce terme : la pensée ; car la plus grande différence entre le réaliste et l’idéaliste est que l’idéaliste pense, au lieu que le réaliste connaît. Pour le réaliste, penser, c’est seulement ordonner des connaissances ou réfléchir sur leur contenu ; jamais il n’aurait l’idée de faire de la pensée le point de départ de sa réflexion, parce qu’une pensée n’est pour lui possible que là où il y a d’abord des connaissances." (5)

Comment le R.P. Giovanni Cavalcoli, O.P., ose-t-il alors parler d’une "pensée" réaliste ?

La "pensée" est un terme des adversaires du réalisme (thomiste), dit Gilson, non ?

Gilson continue et termine le paragraphe 3, cité, du "Vademecum du Réaliste" comme suit :
" Or l’idéaliste, du fait qu’il va de la pensée aux choses, ne peut savoir si ce dont il part correspond ou non à un objet ; lorsqu’il demande au réaliste comment rejoindre l’objet en partant de la pensée, ce dernier doit donc s’empresser de répondre qu’on ne le peut pas, et que c’est même la raison principale pour ne pas être idéaliste, car le réalisme part de la connaissance, c’est-à-dire d’un acte de l’intellect
[Ivo : et non de la raison, n’en déplaise à Stefan Blankertz]
qui consiste essentiellement à saisir un objet. Ainsi, pour le réaliste, la question ne pose pas un problème insoluble, mais un pseudo-problème, ce qui est tout différent."

Ivo Cerckel
ivocerckel@siquijor.ws

NOTES

(1)
R.P. Giovanni Cavalcoli, O.P., Analyse de la Première Question du "De Veritate",
in : Saint Thomas d’Aquin, traduit par Fr. André Aniorté, O.S.B.,
"Questions Disputées "De Veritate"",
avec

une Introduction rédigée, le 24 décembre 1991, à Rome à l’Université de Saint Thomas, par le R.P. Abelardo Lobato, O.P.,

- des Analyses produites, par question, par les
R.P. Giovanni Cavalcoli, O.P.,
R.P. Giuseppe Barzaghi, O.P.,
R.P. Edward Kaczinsky, O.P.,
R.P. Roberto Coggi, O.P.

- un Préface du R.P. Leo J. Elders, S.V.D.,

La Barroux, Editions Sainte-Madeleine, 2011, Tome Ier, 64, p. 66

(2)
Stefan Blankertz,(Erhard Doubrawa, éd.), "Thomas von Aquin: Die Nahrung der Seele", Books on Demand, 1ère éd., 10 avril 2013
http://www.amazon.de/Thomas-von-Aquin-Nahrung-Seele/dp/3732237397/ref=sr_1_3_bnp_1_pap?ie=UTF8&qid=1368402648&sr=8-3&keywords=blankertz

(3)
Ivo : Quelqu’un peut me suggérer une meilleure traduction ? – le probleme est peut-etre que la phrase n’est pas finie.

La phrase entière dont Blankertz traduit une partie, sans se referer à l’original latin (il cite pourtant Saint Thomas en latin) est la suivante :
De nobis ipsis silemus: De re autem, quae agitur, petimus: ut homines eam non Opinionem, sed Opus esse cogitent; ac pro certo habeant, nun Sectae nos alicuius, aut Placiti, sed utilitatis et amplitudinis humanae fundamenta moliri.

Blankertz traduit
"Von uns selber aber shweigen wir, es geht um die Sache.

Le "petimus" n’est donc même plus inclus dans la traduction ?

Le texte complet de Bacon que Kant cite au début de son introduction à la seconde édition de la "Critique de la Raison pure" est le suivant :

BACO DE VERULAMIO
Instauratio magna. Praefatio
De nobis ipsis silemus: De re autem, quae agitur, petimus: ut homines eam non Opinionem, sed Opus esse cogitent; ac pro certo habeant, nun Sectae nos alicuius, aut Placiti, sed utilitatis et amplitudinis humanae fundamenta moliri. Deinde ut suis commodis awqui - in commune consulant - et ipsi in partem veniant. Praeterea ut bene sperent, neque Instaurationem nostram ut quiddam infinitum et ultra mortale fingant, et animo concipiant; quum reversa sit infiniti erroris finis et terminus legitimus.

(4)
http://ph.linkedin.com/pub/ivo-cerckel/70/611/356

le paragraphe
thalidomide monster
[at] thalidomide monster
1962 – 1962 (less than a year)
QUI DIT
Upon seeing me, the [thalidomide] Monster, everybody reacted badly at my birth. Made me wondering on what kind of planet I had landed. Up to this day, I still don't know, although my 1970 and 1982 comas gave me a clue. In 1970, I was six weeks in coma. In 1982, I was kicked out after three days.
See Meister Eckhart - The Confessor and Sister Catherine:
Says Sister Catherine to her Confessor upon (she – Catherine) awakening from her coma:
"Ich bin da, wo ich war, ehe ich geschaffen wurde, da ist bloß Gott und Gott. Da gibt es weder Engel noch Heilige, noch Chöre, noch Himmel. Manche Leute sagen von acht Himmeln und von neun Chören; davon ist da nichts, wo ich bin. "
"I am where I was before I was created: that place is purely God and God. There are neither angels nor saints, nor choir, nor this nor that. Many people speak of eight heavens and of nine choirs. They are not where I am."

(5)
Etienne Gilson, "Vade mecum du débutant réaliste", in : Gilson, "Le réalisme méthodique", Paris, Téqui, 2007, 2nde éd., avec présentation du R.P. Thierry-Dominique Humbrecht, O.P., (1re éd. 1935), § 3



Message modifié (04-06-2013 05:37)

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