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 Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   17-02-2012 02:23

Je réponds ici à une question de Monsieur Zarbor Zarvaj,qui voulait savoir ce qu'étaient "l'hortodromie",l'adombrement" et la "sophiologie".



- L'ORTHODROMIE DIVINE:

C'est le plan de Dieu visant à le rapprocher de sa créature par le jeu de révélations successives.



- L'ADOMBREMENT:

C'est l'invasion d'un grand principe spirituel dans la personne d'un homme.



- LA SOPHIOLOGIE:

C'est l'étude générale et historique de la sagesse de Dieu.








Ces trois notions semblent presque étrangères à l'univers chrétien et pourtant lui appartiennent en propre.

En vérité il existe un enseignement supérieur dans chaque religion qui complète un enseignement pour tous,il peut prendre deux formes:

- Exotérisme pour tous,ésotérisme pour une élite

- Un enseignement réservé



La religion chrétienne n'est pas née achevée,mais s'est péniblement constituée en un synchrétisme de plus de mille ans,traversant force disputes,hérésies,schismes,réformes et contre-réformes,sans tenir compte des aspects politiques , tels que les antipapes et les scissions.

De ces épreuves,L'Eglise rentrera en méfiance de l'ésotérisme et du gnosticisme,rien n'étant plus encombrant que ces inspirés qui surgissent alors que la Révélation est terminée;aussi préféra-t-elle sanctifier ses militants les plus exemplaires et former par un enseignement réservé ses haut-cadres,ou prélats.

En effet,un curé dans sa cure doit distribuer force sacrements,animer sa paroisse et transmettre un enseignement basique,au-delà,la science religieuse supérieure n'est pas accessible à tous,voire contre-bénéfique.



Message modifié (19-02-2012 03:24)

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   17-02-2012 04:32

Je poursuis__

Donc,n'embrouillons pas l'esprit de tous ces braves curés et surtout éloignons-nous de toutes formes d'initiation,apanage des franc-maçons,adeptes du spiritisme et autres comploteurs.

Voilà,ce que dans sa sagesse l'Eglise a arrêté , tout en se dotant d'une théologie inoxydable plaquée sur une hiérarchie pharaonique.




Maintenant reconsidérons la question de Monsieur Zarbor Zarvaj à la lumière d'un enseignement religieux supérieur , constitué pour ne pas troubler l'enseignement basique.


Certains vocables semblent n'appartenir qu'à la sphère psycho-ésotérico-spirito-théosophique,il n'en est rien.

Un jour j'ai employé le mot "égrégore" que roland a associé au spiritisme.
En fait,c'est Victor Hugo qui l'inaugure dans la langue française.
Hugo,esprit curieux sachant frapper aux bonnes portes,nous livre un mot utile appartenant à un enseignement réservé.

Il en va de même de l'adombrement connu depuis Akhénaton,qui se retrouve dans "l'invasion" de Bouddha dans Gautama.

Jésus sera "envahi" par le Christ durant trois ans,jusqu'au reproche adressé à son Père de l'avoir abandonné.

Que peut comprendre de ce cri le paroissien de base?





A plus tard.



Message modifié (17-02-2012 06:40)

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Olivarus 
Date:   17-02-2012 10:05

L'HORTHODROMIE DIVINE non.



L'orthodromie divine oui; comme l'orthodoxie, l'orthopraxie etc...



Usage fréquent en théologie, peu usité dans le français de tous les jours.



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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   17-02-2012 20:02



Mi Padre,


Est-ce l'emploi de majuscule que vous réfutez?


Bien à vous.

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Olivarus 
Date:   18-02-2012 08:17

Hortho non, ortho oui.

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   18-02-2012 09:16



Ciel!!

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   19-02-2012 07:05



A connaître absolument:


__ " Orthodromie de doulce et sainte France" __


n° 101 de - crc-resurrection.org -



Ou comment l'Abbé de Nantes retricota notre histoire nationale.




Bien à tous.

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   19-02-2012 08:26

Olivarus,nous a bien dit que l'orthodromie divine était fréquente en théologie.


J'ai abordé fortuitement cette notion voici quelques années dans l'affaire de mon ami Jean Bottéro , en interpellant en privé nos théologiens qui sont souvent dominicains comme lui.

Pour ceux qui ne connaitraient pas cette cause,Jean Bottéro,fondateur de l'assyriologie et le meilleur de tous les hommes , fut réduit à la vie civile pour ne pas avoir voulu signer de faux certificats d'authenticité sur la Genèse que Rome lui demandait.

La question privée que j'ai posée est la suivante:


__ "Ne pensez-vous pas qu'en faussant les conclusions des sciences auxiliaires de l'histoire,l'on ne fausse pas aussi notre lecture de l'orthodromie divine? " . __


Là,j'ai fait le constat que nos théologiens ès qualité avaient bien notion de ce qu'était cette orthodromie divine,mais que pour la plupart,sauf deux d'entre-eux,ils ne mettaient pas de contenu à cette notion.


Effarant,parce qu'alors on peut se demander comment ils s'en sortent avec l'eschatologie,l'ecclésiologie,l'Histoire sainte...?


Cela a beau être une consultation privée,c'est-à-dire qui ne sera pas étendue vers des tiers,nous sommes sur une lourde carence qui touche à la pensée de l'Eglise.


A décharge,ces bons théologiens ont plutôt l'habitude de répondre à des questions simples et pratiques , en prenant un temps de réflexion pour se concerter si nécessaire.




Un Hegel s'est puissament penché sur le sujet en observant la marche de son Begriff dans l'histoire des hommes,l'on peut même parler ici d'une orthodromie spiritualiste.

L'on peut encore révéler l'impact de cette orthodromie divine dans chaque nation européenne.



Un vaste sujet en friche.



Bien à tous.



Message modifié (20-02-2012 03:41)

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   20-02-2012 00:54

Avez-vous lu l'analyse que nous fait l'Abbé de Nantes du gouvernement de Richelieu?

Jouant de la reine contre le roi.

Les protestants contre l'Eglise.

En face de quoi,le seul petit bruissement que se soit autorisé le cardinal Poupard,"Ministre de la culture de Jean Paul II",il le poussera hors de Rome pour faire l'apologie de Richelieu,évêque de Luçon quelques siècles avant lui.

Les mauvaises langues en ont tiré que c'était bien le seul point commun qu'il avait avec son prédécesseur.



Bien à tous.



Message modifié (20-02-2012 08:11)

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   20-02-2012 11:17

Je reste sur ma faim pour ce qui est de la "Lettre du Grand Portail" qui nous invite pourtant à relier l'orthodromie divine que trace la métaphysique,à l'adombrement de la mystique.

Recherche des points de fusion entre la mécanique intellectuelle et les ressorts spirituels.


Cher Sagra,

Je suis sur le départ. Je tenterais une réponse à mon retour.

Cordialement.

Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   20-02-2012 19:48



Cher Monsieur Zarbor Zarvaj,


Pour votre voyage , je vous souhaite des vents favorables.


Pour votre réponse à la problématique métaphysique/mystique,si je pense que l'on peut vous faire confiance sur le traitement du premier terme,je vous invite à traiter la mystique par ses concepts , sans pour autant la confondre avec la théologie mystique prise dans ses filiations catholique et orthodoxe.

J'en profite pour vous livrer mon opinion de catholique indéfectible sur l'orthodoxie , dont la pensée en marche n'est pas la belle idiote que certaines factions nous dépeignent pour masquer leur carence éperdue.

Bien au contraire.



Bien à vous.

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   24-02-2012 13:47

Bonjour Sagramor.


Je crois devoir maintenir l'Orthodoxie être une belle niaise.

Quant au rapport mystique/métaphysique, il est douteux. On peut certes dire qu'il s'agit de deux approches de Dieu, à supposer la Métaphysique être une Théologie naturelle. Reste pourtant qu'elles n'ont rien à voir. L'une est une démarche rationnelle, l'autre une expérience, pour autant qu'ayant dépassé praxis et théoria, voie purgative et illuminative, le mystique en soit aux dernières demeures, dans la phase unitive, la "theologia" des orthodoxes. Imaginons un instant que vous jouissiez de la vision intuitive dès ici-bas, in statu via. Que pourriez-vous en dire ? Pas grand chose en vérité. Pourquoi ? Pour ceci que, comme le formule très bien la doctrine catholique, les élus voient Dieu "totus sed non totaliter". Totus, puisque c'est la Déité même qui est l'espèce impresse au principe de la vision intuitive, "non totaliter" puisque cette saisie intellectuelle se termine à la production d'une espèce expresse, d'un verbe, qui, terme d'une opération humaine - certes surélevée par le lumen gloriae (dont on peut se demander s'il peut être d'ordre créé...) -, est créé, donc fini, donc ne peut exprimer la plénitude de ce qu'il exprime. Et passant du verbe mental au verbe vocal, une seconde déperdition. C'est d'ailleurs pourquoi le Christ parlait de Dieu et du Royaume par métaphore. De plus les mystiques qui, ici-bas, jouirent de la vision intuitive, m'est avis qu'on les compte sur les doigts d'une main. Les autres, en deça.

Aussi,vous trouverez dans mon propos une grande tendresse pour l'être de l'ortodoxie, n'y voyez pas une tendance à l'oeucuménisme que je considère comme une hérésie,mais une réflexion sur la complémentarité catholique/orthodoxe. Je crois percevoir le sens de votre propos, encore que je désapprouve la formule en laquelle il se donne. Car "l'être de l'Orthodoxie", c'est un vestige d'Eglise, une secte schismatique... Là où je vous retrouve, si du moins là est votre pensée, c'est qu'avec le schisme l'Eglise s'est appauvrie en tant que perdant peu ou prou la mémoire de la patristique grecque, cet autre poumon du catholicisme. Fort heureusement, la mémoire lui revient. Ceci dit, c'est tomber d'un excès à l'autre que d'insérer Palamas dans le calendrier des églises catholiques orientales...

Quant à parler du Christianisme comme ayant une forme exotérique, c'est typiquement gnostique. Tout au contraire l'Eglise met les écrits de ses mystiques à la disposition de ses fidèles - après en avoir controlé l'orthodoxie doctrinale, ce qui, de soi, est prudentiel. C'est d'ailleurs pourquoi je me méfie de cette formule : la sophianité qui porte le sujet à la connaissance intime de Dieu. On suspecte ici une des marrotes du progressisme contemporain : un refus du Dieu de la Métaphysique au nom du Dieu de l'Histoire. Ce refus de la scolastique (au meilleur sens du terme) est à foison matrice d'hérésies. Les discours niais du clergé d'après concile l'attestent autant que de besoin. "Dieu est amour", affirmation de la métaphysique du Bien diffusif de soi, substantiellement ad intra, participativement ad extra. Ici la Somme de Théologie, Prima, q. 19 à 25, apporte un éclairage décisif. A défaut de connaître ces précisions, la niaiserie catho-moderniste dénoncée osant sa justification en parlant d'une hellénisation du Christianisme - comprenez un refus d'admettre l'intellect accéder rationnellement à la vérité en réputant tout discours une sagesse régionale...

Quant à dire que Jésus sera "envahi" par le Christ durant trois ans, jusqu'au reproche adressé à son Père de l'avoir abandonné, cela appelle des précisions. En l'état la formule est suspecte d'hérésie puisque, par la grâce de l'union hypostique, Jésus de Nazareth, le charpentier, est le Christ, est Dieu le Verbe, est le Christ-Dieu. Votre propos n'est orthodoxe qu'à condition de faire de "Christ" non un nom d'hypostase, mais un nom signifiant la nature humaine en tant qu'illuminé en plénitude par l'Esprit-Saint, en tant que ce dernier serait l'espèce impresse par laquelle l'homme assumé jouissait in statut via de la vision béatifique. Je précise récuser la doctrine des appropriations trinitaires, me conformant au schème de la patristique grecque mis en lumière par Théodore de Régnon en ses Etudes de théologie positive sur la Sainte Trinité, schème résumé par cette belle formule de Rahner : la Trinité économique est la Trinité théologique. Quoiqu'il en soit de ce dernier point, je ne doute pas que vous preniez "Christ" au sens idoine. Nous pouvons lors nous accorder pour penser que ce cri lancé sur la Croix : "Pourquoi m'as-tu abandonné", signifierait une suspension provisoire du don de la vision intuitive, consommant en quelque sorte les douleurs de la Passion.

Ne pensez-vous pas qu'en faussant les conclusions des sciences auxiliaires de l'histoire, l'on ne fausse pas aussi notre lecture de l'orthodromie divine ? Je le pense, tout comme vous.


Amitiés à tous.



Message modifié (24-02-2012 18:54)

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   25-02-2012 03:20




Cher Zarbor Zarvaj,


Nous sommes avec les othodoxes dans la position des némechnes,celle des deux jumeaux déchirés.

Nous catholiques,nous sommes développés sur un axe théologie/métaphysique.

Eux,les orthodoxes,sur unaxe mystique/sophiologique.

Nous les imaginons comme des fakirs un peu "allumés" et ils nous traitent de perroquets savants.

Nous sommes aristotéliciens,ils sont néo-platoniciens.

Nous avons un trop-plein d'intellectualité et un déficit de spiritualité,pour eux, c'est l'inverse.





Les deux Eglises ont la même haute conscience de devoir faire l'unité chrétienne,chacune à partir de sa légitimité.

Nous sommes cinq fois plus nombreux,nourris de veaux gras,déprimés et décadents.

Il sortent du martyre soviétique et regardent l'horizon avec ferveur.

Qui commence?




Bien à vous.

Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   25-02-2012 04:02




Cher Zarbor Zarvaj,


Votre troisième paragraphe.

Je n'ai pas écrit que le christianisme avait une forme ésotérique,mais que chaque religion possédait un enseignement supérieur qui pouvait prendre deux formes:

- l'ésotérisme

- un enseignement réservé

Plus loin , j'écris que l'Eglise rentrera en méfiance avec l'ésotérisme et le gnosticisme.




Je n'ai pas terminé.



Bien à vous.

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   25-02-2012 05:19



Cher Zarbor Zarvaj,



Votre troisième paragraphe.



Ma phrase: "La sophianité qui porte le sujet à la connaissance intime de Dieu.".

Là,vous voyez un refus du Dieu de la métaphysique,au profit du Dieu de l'histoire.



La sophiologie n'a rien d'historique.

La sophiologie n'est pas la mystique , qui est pour le sujet une approche à la fois domestique et nouménale de Dieu.

La sophiologie n'est pas la théologie,qui est l'étude de la Révélation de Dieu.



La sophiologie est l'étude de la sagesse de Dieu qui est sa substance même et dont la réalisation est l'Eglise en tant qu'humanité du Christ.

Subsidiairement,la sophiologie étudie la sagesse de Dieu avant sa Révélation,car la sagesse de Dieu précède le monde.
Cette sous-discipline tend un pont vers l'eschatologie.




Entre théologie et sophiologie nous distinguons bien les deux corpus d'Aristote et de Platon.

Le Grec raisonne par Aristote qui fonde sa réalité et il élève son esprit par Platon,à ce titre,l'orthodoxe considère toute notre théologie comme une répétition de ce qu'il sait déjà et qui est sa grammaire religieuse et sa langue maternelle.





Vous êtes bien cruel de me taxer de "progressisme contemporain" à la mode de Vatican II , que je condamne sans faiblesse avec la lignée de papes qui le poursuivent et le renforcent.




Bien à vous.

Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   25-02-2012 10:17



Cher Zarbor Zarvaj,

A vous relire vous devez avoir une dent contre ce pauvre Palamas , vous renouvelez ses querelles sur l'hésychaste.

Par ailleurs,souffrez qu'à mon tour je vous adresse le reproche d'en être resté à une orthodoxie en date du schisme d'Orient,"vestige d'Eglise" dites-vous.

Certes,mais c'est passer sous silence le réveil luxuriant du XIX-XX° Siècle qui accompagne le Roman russe,pendant que nous nous débattions dans la crise du modernisme.

Réveil tardif,mais qui donne corps au couple mystique/sophiologie enfin mature,qui alimenta nos penseurs catholiques qui avaient épuisé les formalités scholastiques: Péguy,Mounier et le plus russe des écrivains français,notre cher Bernanos,considérant que Troyat est l'écrivain français de la Russie.




Pour conclure,souffrez encore un dernier coup à la haute-idée que nous avons de notre puissance intellectuelle romaine.

Il nous aura fallu six siècles par rapport à Byzance pour donner un cadre à notre théologie,avec le Pseudo-Denys l'Aréopagite,sans pour autant le compléter par le Plérôme.

Je ne fais pas là référence à la Pistis Sophia,ou autres produits gnostiques.

J'entends la plénitude de Dieu ,évasivement approchée par Jung au XX° Siècle,qui nous vient de l'héritage diffus de Pythagore via Platon.



Bien à vous.

Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   27-02-2012 06:37

> Les deux Eglises ont la même haute conscience de devoir faire
> l'unité chrétienne,chacune à partir de sa légitimité.
>
> Nous sommes cinq fois plus nombreux,nourris de veaux
> gras,déprimés et décadents.
>
> Il sortent du martyre soviétique et regardent l'horizon avec
> ferveur.
>
> Qui commence?


Cher Sagramor,

Deux Eglises, c'est une de trop : Credo in unum Deum... Et unam, sanctam, catholicam, et apostolicam Ecclesiam !

La question est donc de départager l'Eglise de son vestige ecclésial. L'unité, s'est le retour des dissidents, schismatiques et hérétiques, à la plénitude ecclésiale. S'imaginer deux Eglises alors que séparées (en état de schisme réel) et divergeant dans leurs dogmes (Filioque, Purgatoire, Primat de juridiction du Pontife romain, Immaculée Conception) - certains des dogmes du Catholicisme étant niés de l'Orthodoxie -, c'est contradictoire.

Tout ce qu'on peut dire c'est que le vestige ecclésial, précisément parce qu'il est un vestige, a pu conserver de nombreux éléments ecclésiaux permettant à ses membres de bonne foi de sanctifier et ainsi d'appartenir à l'Eglise quant à l'âme, appartiendraient-ils à un vestige schismatique et hérétique quant au corps. C'est ignorance de l'ecclésiologie que penser des schismatiques et des hérétiques de bonne foi ne pas pouvoir sanctifier jusqu'au martyre.

Conséquemment la bipulmonarité n'a pas à être recherchée : elle existe, appartient par nature à l'Eglise une - on supposera ici qu'il s'agit du Catholicisme -, laquelle a à se pencher sur l'ensemble de ses traditions, l'ensemble des courants patristiques, latins et grecs (et syriaque), pour autant qu'il s'agisse de traditions émanant de Pères de l'Eglise - c'est à l'Eglise d'en fixer la liste. Qu'à certaines époques les théologiens d'Eglise aient perdu la mémoire de certaines traditions patristiques ou liturgiques ne change rien à l'affaire : elles appartiennent de droit à l'Eglise une. Et l'Eglise une existe déjà. Son unité n'est pas à faire, à rechercher. Car c'est l'une de ses notes, une de ses propriétés essentielles. Aussi, autant peut se demander s'il s'agit ou non du Catholicisme, autant, sauf à être protestant, est impossible d'envisager qu'elle ne soit pas déjà une...

Cordialement.



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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   27-02-2012 06:50

> A vous relire vous devez avoir une dent contre ce pauvre
> Palamas

En effet. C'était un abruti fini, pontifiant tout le long une doctrine imbécile. C'est toujours énervant de voir un maître-sot vomir ses anathèmes.


> Par ailleurs,souffrez qu'à mon tour je vous adresse le
> reproche d'en être resté à une orthodoxie en date du schisme
> d'Orient,"vestige d'Eglise" dites-vous.

Que je sache, le schisme n'est toujours pas résorbé. Il s'est même aggravé, passant du schisme pur (schisme) au schisme mixte (hérésie et schisme).


> Certes,mais c'est passer sous silence le réveil luxuriant du
> XIX-XX° Siècle qui accompagne le Roman russe,pendant que nous
> nous débattions dans la crise du modernisme.

Les fruits de sainteté produits par un vestige sont à raison des éléments d'Eglise qu'il a conservé. Comme tels, ils appartiennent déjà au Catholicisme.


> Réveil tardif,mais qui donne corps au couple
> mystique/sophiologie

Vous réponds sur ce sujet en un autre post.


> Pour conclure, souffrez encore un dernier coup à la haute-idée
> que nous avons de notre puissance intellectuelle romaine.
>
> Il nous aura fallu six siècles par rapport à Byzance pour
> donner un cadre à notre théologie, avec le Pseudo-Denys
> l'Aréopagite,sans pour autant le compléter par le Plérôme.

Jusqu'au schisme, Byzance est Catholique, hors les temps de ses schismes précédents - habitude contractée au contact du césaropapisme des Basileus.

En d'autres termes les Capadocciens, Denys le ps-Aréopagite, Maxime le Confesseur, Léonce de Byzance, Theodore Abucara et les autres appartiennent à l'Eglise catholique et à elle seule.

Cordialement.



Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   27-02-2012 07:59



Cher Zabor Zarvaj,


Je fais mon miel de votre rectitude doctrinale et j'ai bien donné le bâton pour me faire battre.

Aussi,je dois abattre mes derniers atouts.

C'est l'Eglise romaine qui est allée porter la rupture,puis qui par la suite n'a pas cherché à la réparer,pour des raisons toutes politiques.

Ce sont nos papes du XX° Siècle qui ont reçu l'injonction divine de ramener la Russie dans l'Eglise et qui n'obéissent pas,retranchons tout de même les deux guerres mondiales et l'ère soviétique.

C'est Jean Paul II,tel Popeye se ruant dans un champ d'épinard,qui a cassé les retrouvailles,ce qui nous coûte la non-restitution de 1 400 lieux de culte en Ukraine.

Je vous réponds par un autre billet sur la bipulmonarité.


Bien à vous.

Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   27-02-2012 08:18

> Ma phrase: "La sophianité qui porte le sujet à la
> connaissance intime de Dieu." Là,vous voyez un refus
> du Dieu de la métaphysique, au profit du Dieu de l'histoire.
>
> La sophiologie n'a rien d'historique.
>
> La sophiologie n'est pas la mystique , qui est pour le sujet
> une approche à la fois domestique et nouménale de Dieu.
>
> La sophiologie n'est pas la théologie,qui est l'étude de la
> Révélation de Dieu.
>
> La sophiologie est l'étude de la sagesse de Dieu qui est sa
> substance même et dont la réalisation est l'Eglise en tant
> qu'humanité du Christ.
>
> Subsidiairement,la sophiologie étudie la sagesse de Dieu avant
> sa Révélation,car la sagesse de Dieu précède le monde.
> Cette sous-discipline tend un pont vers l'eschatologie.

Pardon, mais je n'y comprends rien.

1. "La sophiologie n'a rien d'historique" mais pourtant elle "est l'étude de la sagesse de Dieu qui est sa substance même et dont la réalisation est l'Eglise en tant qu'humanité du Christ". L'humanité du Christ est-elle historique ? L'être ecclésial est-il historique ? Si oui, comment la sophiologie, qui étudie la réalisation de la sagesse de Dieu dans l'Eglise (dans le Christ-corps), n'aurait rien d'historique ?

2. "La sophiologie n'est pas ... l'étude de la Révélation de Dieu". Comment lors connait-elle la Sagesse de Dieu ? Par les voies du raisonnement naturel, elle serait Métaphysique (ou Théologie naturelle, si la Métaphysique n'est qu'Ontologie). Or vous aviez distingué métaphysique et mystique, et défini comme suit orthodromie et sophiologie, d'où se conclut la sophiologie être l'intelligence humaine de l'orthodromie. Orthodromie : "C'est le plan de Dieu visant à le rapprocher de sa créature par le jeu de révélations successives". Vous disiez encore : "Ne pensez-vous pas qu'en faussant les conclusions des sciences auxiliaires de l'histoire, l'on ne fausse pas aussi notre lecture de l'orthodromie divine ?" L'orthodromie se donne donc dans l'histoire, dans le fait historique de la Révélation, celle-ci userait-elle de mythes. Quant à la sophiologie : "C'est l'étude générale et historique de la sagesse de Dieu" (message du 17-02-2012 02:23, modifié le 19-02-2012 03:24). Après quoi vous m'affirmez que "La sophiologie n'a rien d'historique". Quoi donc est une étude historique n'ayant rien d'historique ???

3. "Subsidiairement,la sophiologie étudie la sagesse de Dieu avant sa Révélation". La Métaphysique comme Théologie naturelle est donc partie intégrante de la Sophiologie...

4. "La sophiologie n'est pas la mystique, qui est pour le sujet une approche à la fois domestique et nouménale de Dieu". Je ne comprends pas cette définition de la mystique. Qu'est-ce qu'une approche à la fois domestique et nouménale de Dieu" ???



> Entre théologie et sophiologie nous distinguons bien les deux
> corpus d'Aristote et de Platon.
>
> Le Grec raisonne par Aristote qui fonde sa réalité et il élève
> son esprit par Platon,à ce titre,l'orthodoxe considère toute
> notre théologie comme une répétition de ce qu'il sait déjà et
> qui est sa grammaire religieuse et sa langue maternelle.

Le Grec qui raisonne (il est des Grecs qui ne raisonnent pas) peut être platonicien, aristotélicien, néoplatonicien, kantien... S'il est chrétien et s'il applique la philosophie à la révélation pour en extraire l'intelligibilité, la philosophie dont il usera sera une synthèse d'éléments platoniciens et aristotéliciens en laquelle les proportions varrieront. Duns Scot est ainsi nettement plus platonicien (avicennisant) que Thomas d'Aquin. Denys, et par delà Palamas, usant des schèmes du néoplatonisme, nettement plus platoniciens qu'aristotéliciens.

Puis donc il s'agit de produire des syllogismes ayant des prémisses révélées et des prémisses rationnelles afin d'aboutir à des conclusions hybrides qu'on puisse juger "théologiquement certaines" (le propre de la théologie catholique étant d'expliquer le donné révélé en ayant recours à la raison), la question posée est celle de la valeur des prémisses rationnelles. Au sujet qui nous occupe, quelle rationnalité a la "distinction-identité" de l'ousie et des énergies divines ? Si c'est une connerie, la charité est de le dire.



> Vous êtes bien cruel de me taxer de "progressisme
> contemporain" à la mode de Vatican II , que je condamne sans
> faiblesse avec la lignée de papes qui le poursuivent et le
> renforcent.

Je ne vous taxe pas de progressisme. Je crois même comprendre que vous êtes sédévacantiste/sédéprivatiste. Je vous dis votre propos suspect de progressisme, i-e qu'à le prendre à la lettre, au sens obvie, indépendamment de l'intention de son auteur, une raisonnance progressiste (moderniste conviendrait mieux).



Cordialement.



Message modifié (27-02-2012 08:55)

Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   27-02-2012 08:51

> C'est l'Eglise romaine qui est allée porter la rupture,puis
> qui par la suite n'a pas cherché à la réparer, pour des raisons
> toutes politiques.

Ce sont pourtant les catholiques qui ont recherché l'union au Concile de Florence, les byzantins qui ont refusé de recevoir le Concile Oecuménique de Florence alors même leurs délégués s'y être commis...



Répondre à ce message
 
 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   27-02-2012 09:09


Cher Zarbor Zarvaj,


En ne voulant pas développer les oeuvres de la sophiologie,j'ai commis une imprécision qui a tourné au contresens.

Nous distinguerons donc:

La sophiologie générale et l'histoire de la sophiologie.

Mais dans la sophiologie générale il y a une sophiologie non-historique et une sophiologie historique qui débouche , d'une part sur une sophiologie messianique et d'autre part vers une sophiologie de liaison avec l'escatologie.



La mystique comme approche domestique et nouménale de Dieu:

- approche domestique= la tension du sujet selon une voie qu'il aura choisie

- nouménale=la tension vers Dieu aboutit à un phénomène de la conscience,par exemple l'illumination




Je ne suis pas sédé quelque chose (voir notre Olivarus) cet engagement est une posture juridique face à la trahison du pontife,donc inappropriéé car le recours judiciaire ne peut s'exercer contre lui.

Par amusement avec le dinosaure , je me suis qualifié de "sédécryptopontifimaque",mais ce n'est qu'une plaisanterie.

En vérité je suis un catholique d'ancien régime.




Bien à vous.

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 Re: Enseignement réservé.
Auteur: SAGRAMOR 
Date:   27-02-2012 09:52



Cher Zarbor Zarvaj,


Florence,il y eut une véritable volonté d'union avec reconnaissance de la primauté de Rome,mais le concile a repris alors que les Grecs et les Kiéviens étaient déjà partis et les Arméniens arrivaient.

Puis,la prise de Constantinople.



Bien à vous.

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