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 moralité du catholique
Auteur: LeMoralisteC 
Date:   28-11-2016 10:49

bonjour

je précise de suite : je ne suis pas croyant

je cherche à comprendre l'attachement de l'église sur les actes homosexuels, la masturbation et l'avortement

je comprends tout à fait que dans un paradigme finaliste, les organes sexuels masculins et féminins aient été conçus pour une union fertile

ce que je ne comprends pas c'est en quoi une mauvaise utilisation pose problème

en effet, supposons que j'ai un tournevis à portée de main et un poinçon pour le cuir

bien que ce ne soit pas la fonction du tournevis de creuser un trou je peux très bien l'utiliser comme un poinçon

de même pour la question de lavortement

un être qui ne peut pas avoir d'expérience ne souffre pas et ne sent rien s il est tué

davance merci

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Olivarus 
Date:   28-11-2016 11:09

LeMoralisteC a écrit:

> un être qui ne peut pas avoir d'expérience ne souffre pas et ne
> sent rien s il est tué


Donc on peut vous chloroformer et vous tirer une balle dans la tête, vous ne sentirez rien.

On peut avoir droit de vie et de mort sur tout le monde.

Tuer est donc un droit légitime.


Vive le meurtre.



Moralité de l'athée.



Message modifié (28-11-2016 11:09)

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 Re: moralité du catholique
Auteur: LeMoralisteC 
Date:   28-11-2016 12:37

Olivarus a écrit:
> Donc on peut vous chloroformer et vous tirer une balle dans la
> tête, vous ne sentirez rien.
> On peut avoir droit de vie et de mort sur tout le monde.

bien sur que non
vous avez une volonté que vous exprimez
on ne peut pas y aller contre
un fotus n'en a pas encore

> Tuer est donc un droit légitime.
> Vive le meurtre.
> Moralité de l'athée.

calmez vous
je viens pour comprendre votre façon de penser
j'uarai aimé une réponse plus complète qu'un rentre dedans sauf si vous n'avez pas envie de m'expliquer

merci de ne pas faire de raccourci direct
la moralité n'ast pas facile a exprimer en peut de mots



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 Re: moralité du catholique
Auteur: Delaporte 
Date:   28-11-2016 14:44

Cher LeMoralisteC,

Le pénis n’est pas un tournevis, ni le sexe féminin une pièce de cuir. Je pourrais vous répondre que l’homosexuel essaie de faire des chaussures en tournevis, ou de tourner des vis avec un morceau de cuir.

Il faut comprendre les raisons de l’interdit. Elles sont d’un double ordre : le mal fait à autrui et la déchéance progressive de celui qui le transgresse.

Le mal fait à autrui est parfois clair, et parfois caché.

Dans le cas de l’avortement, il ne souffre pas vraiment discussion, pour qui regarde objectivement. D’ailleurs la plupart des gens favorables à l’avortement parle de “mal nécessaire”. C’est que mal il y a. Ce mal est la suppression d’une vie humaine. Cela peut être acceptable, en cas de légitime défense, par exemple, mais la plupart du temps, il s’agit d’un homicide volontaire légal, en termes juridiques. Ne nous y trompons pas, la légalisation de l’avortement appelle celle de l’euthanasie, pour des motifs voisins, et cette dernière ouvre la porte sur la mort par décret de quiconque offre une nuisance : délinquants irrécupérables, handicapés mentaux, puis physiques, clochards, etc. Ceci n’a rien de science-fiction, et a déjà fait çà ou là l’objet de demande de la part de parlementaires, notamment francs-maçons.

Les langues se sont aussi déliées autour de la contraception chimique, qui est souvent défavorable aux femmes. Accroissement du risque de cancer, perte de libido, handicap définitif avec la pilule dite de “3e génération”, atrophie des organes reproducteurs, sans parler de la prime donnée au machisme.

La déchéance du transgresseur est sans doute ce que l’on ne veut pas voir dans une société permissive.

La sexualité est de loin la pulsion la plus puissante chez l’animal. Sa force correspond à la nécessité de perpétuation de l’espèce, condition essentielle de la vie de l’individu. Sans l’espèce, plus de vie. C’est le drame de toutes celles qui se dépeuplent et sont donc en voie irrémédiable d’extinction dès qu’elles passent en dessous d’un certain seuil. C’est pourquoi la nature déploie des moyens extraordinaires et inégalés pour obtenir ce résultat. C’est le thème d’innombrables films animaliers le plus souvent passionnants.

De ce point de vue, l’homme n’échappe guère à la règle. Pourtant, la raison peut y trouver sa place de régulateur, ce qui n’existe pas chez la bête. Mais précisément, cette même raison permet toutes les “variations sexuelles” inconnues ou presque des autres animaux. Au fond, l’homme est le seul animal transgresseur, car il est le seul à avoir une certaine domination spirituelle sur sa nature animale.

Cette domination est la cause tout aussi bien de son bonheur que de son malheur. Car la nature animale de l’homme n’est pas supprimée, elle est seulement contenue. Sa puissance sexuelle est tout aussi forte que celle du lion ou du loup et répond aux mêmes objectifs : la perpétuation de l’espèce humaine, pour la même raison : en deçà d’un certain seuil, l’espèce humaine est appelée à disparaître. Ici cela peut s’entendre à un niveau local : une société composée majoritairement de personnes âgées ne peut plus se reproduire, et est menacée de disparition rapide et définitive. Il en irait de même, bien évidemment, d’une société composée majoritairement d’homosexuels.

Par sa force et sa dimension d’espèce, la sexualité humaine a un impact puissant sur l’évolution du caractère des individus et des sociétés. Une sexualité tournée uniquement vers la libido, qu’elle soit d’ailleurs hétéro- ou homosexuelle forme des individus guidés par le principe de plaisir égoïste et la recherche d’expériences toujours nouvelles, toujours plus fortes, sans jamais parvenir à la paix. La déchéance est vite là : nombreuses addictions, santé altérée, maladies contagieuses, mépris de l’autre et particulièrement du partenaire sexuel, dangerosité du comportement, etc.

Les pratiques homosexuelles conduisent aussi, on le sait, à un résultat comparable, avec en plus une instabilité structurelle des relations, et un changement du corps, des attitudes, et du caractère. Il est aisé de le constater de visu lors des diverses gay-prides où les homosexuels se montrent tels que les pires caricatures n’osent les représenter.

Il faut, c’est un avis personnel, faire une très grande différence entre l’homosexualité masculine et l’homosexualité féminine. La seconde est d’ailleurs beaucoup plus rare, quantitativement. La première, dans sa réalité traditionnelle est plutôt douce et cachée. Elle a le plus souvent une conscience malheureuse, que l’on veut attribuer à la réprobation de l’entourage, mais qui en fait, se réprouve elle-même secrètement. Elle pourrait découler, dans certains cas, d’un développement imparfait et hésitant de la biologie des caractères sexuels. Le risque de cette homosexualité est qu’elle est le plus souvent à la recherche d’éphèbes de plus en plus jeunes. Dans d’autres cas, effectivement, l’orientation homosexuelle résulte d’une déviation subie à la prime adolescence, par d’autres hommes, plus mûrs et tout à fait conscients de leurs actes et de leurs intentions.

L’homosexualité féminine est à mon sens beaucoup plus artificielle et violente. Elle s’accompagne presque toujours de haine envers le sexe opposé et la sexualité hétérosexuelle, ce qui n’est pas le cas chez l’homme. J’avoue ne pas me l’expliquer clairement. Je me demande si elle ne résulte pas pour une bonne part de violences masculines à un âge trop tendre.

En conclusion, la sexualité a par nature une finalité d’épanouissement personnel sous la conduite de la raison, mais aussi et, dira-t-on, surtout une finalité sociale : telle sexualité, telle société. La transgression de la nature conduit les hommes et les sociétés à la déchéance, à la stérilité et à terme, à la disparition. On commence à le toucher concrètement en Occident. Elle se fait au prix de violences le plus souvent silencieuses comme la pédophilie, le viol, l’esclavage sexuel, le meurtre, la schizophrénie, l’addiction, la transmission de maladies à l’insu de la victime, etc. etc. D’un point de vue social, elle se caractérise par la volonté de légiférer pour légitimer ; inutile de rappeler tous les événements passés, et les combats en cours, mais il y eut aussi des pétitions pour dépénaliser la pédophilie ou l’inceste, signées notamment par des hommes politiques qui ont encore eu, hier soir, les honneurs des plateaux télé.

Mon point de vue ne concerne que les impacts naturels et sociaux. Je n’évoque pas les dégâts spirituels qui en découlent. De plus je n’ai parlé que de la déchéance liée à l’homosexualité. Mais de nombreuses études mettent à jour la blessure inguérissable dans la psychologie de la plupart des femmes qui ont avorté, ainsi que le refroidissement du caractère de celles qui ont recours habituellement à l’IVG.

C’est tout cela que l’Église mesure dans sa sagesse multimillénaire. C’est pourquoi seule contre tous, elle continue à s’opposer aux dérives de la sexualité, même si parfois, elle le fait très mal et montre tant de contre-exemples scandaleux parmi ses membres. Sur le fond, elle est opposée, et le restera à jamais, à l'adultère, au divorce, à la contraception artificielle, à l’avortement, à l’euthanasie, à l’homosexualité ainsi qu’à toute autre déviation que l’homme dans son génie pourra inventer. Car tout cela se retourne à terme contre lui, contre la société et contre ses enfants, pour le malheur de tous.

Cordialement

L'animateur

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Zarbor Zarvaj 
Date:   28-11-2016 17:02

Les raison données par Guy expliquent pourquoi les pratiques incriminées sont condamnées par le Loi divine telle que reçue par l’Église. Elles sont donc, objectivement, des péchés graves qui, sous réserve des causes d'atténuation ou de non-imputation subjective quant à la responsabilité morale des actes humains, sont causes de damnation.



Message modifié (28-11-2016 17:03)

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Stagire 
Date:   28-11-2016 20:12

LeMoralisteC a écrit:

> je comprends tout à fait que dans un paradigme finaliste, les
> organes sexuels masculins et féminins aient été conçus pour une
> union fertile

L'union fertile est donc fin (ou perfection) de l'utilisation des organes sexuels masculins et féminins.

> ce que je ne comprends pas c'est en quoi une mauvaise
> utilisation pose problème

Un mauvaise utilisation pose problème parce qu'elle est mauvaise.

> un être qui ne peut pas avoir d'expérience ne souffre pas et ne
> sent rien s il est tué

Pour souffrir, il suffit d'être sensitif, de percevoir le sensible, d'avoir la sensation.

Un arbre souffre d'être coupé : sa mort s'ensuit.

Cordialement

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 Re: moralité du catholique
Auteur: LeMoralisteC 
Date:   28-11-2016 20:20

merci a tous pr vous réponses

je vai pourvoir lire et essayer dem ieux comprendre

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Albertine 
Date:   04-01-2017 18:28

Mais comment expliquer que certains hommes qui préfèraient des hommes ont achevé de grandes oeuvres ?

Platon par exemple.

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Olivarus 
Date:   05-01-2017 09:46

Albertine a écrit:

> Mais comment expliquer que certains hommes qui préfèraient des
> hommes ont achevé de grandes oeuvres ?
>
> Platon par exemple.


Mais vous avez la réciproque:

Louis II de Bavière qui ne donne pas à son peuple une descendance au grand désespoir de tout le monde et qui lutte malgré tout courageusement contre sa tendance contre nature et qui confesse bien volontiers ses péchés.


On peut avoir une tendance et s'y abandonner ou lutter courageusement pour y remédier en sachant fort bien que l'on rechutera probablement, on a alors plus de mérites que celui qui ne l'a pas et n'a pas besoin de lutter dans ce domaine mais dans d'autres.

Nous avons à la fois des talents et des vices inextricablement mêlés mais nous avons la grâce suffisante pour en sortir péniblement. Il faut croire en l'état de grâce bien fragile en attendant l'état de gloire dans l'autre monde.

Si la grâce est efficace c'est grâce à Dieu. Si elle est inefficace c'est de notre faute avec éventuellement des circonstances atténuantes.

Il nous faut l'objectivité du jugement de l'Eglise pour sortir de notre subjectivisme et obtenir la grâce sacramentelle.

Cordialement

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Albertine 
Date:   08-01-2017 09:39

Si certains hommes restent célibataires cela n´est pas un drame. La terre souffre du surpeuplement.

Je connais des hommes hétéros qui disent: il y a plus de femmes pour nous, pour choisir à notre guise la partenaire idéale.

Les homosexueles sont très sensibles et sont capables de comprendre les femmes et aussi d´autres hommes. Ils sont doués pour la psychothérapie et aussi pour aider des âmes en peine (dans le contexte religieux en tant que des curés par exemples).
Ils sont des amis platoniques excellents.

Je peux imaginer qu´un mari un peu taciturne et dur pourrait être ravi que sa femme ait un ami homosexuel avec qui elle puisse échanger des "sensibleries".
Il peut donc bricoler et regarder le foot en paix.

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 Re: moralité du catholique
Auteur: Olivarus 
Date:   08-01-2017 13:51

Sixième et neuvième commandements :« Tu ne feras pas d’impureté »« Tu n’auras pas de désir impur volontaire »

Ce sont les commandements impopulaires, évidemment.

Les commandements de Dieu nous aident à avoir des contacts amicaux nobles et non pas illégitimes c'est-à-dire qui ne dérivent pas vers des inconvenances ou des relations sexuelles adultères ou contre natures.

Dieu veut canaliser nos passions pas les ignorer puisqu'il en est l'auteur, pour concilier notre fin dernière et notre nature qui est bonne mais blessée par le péché originel.

L'esprit et la chair sont en conflit latent et la conciliation se fait par la tempérance, la sagesse dans nos relations et la prudence de la chair. Voire plus pour celui qui fait des voeux.

C'est ce qu'il faut dire avec délicatesse ou suggérer autour de nous par notre comportement.



Message modifié (08-01-2017 13:52)

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