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 La conscience, leurre des sciences psychlogiques.
Auteur: Hafid 
Date:   19-11-2004 05:20

Cher(e)s ami(e)s, bonjour.

En se regardant dans un miroir nous dit-on, l’enfant ne sait pas qu’il s’agit de lui-même jusqu’à environ l’age de deux ans où il se rend compte qu’il s’agit de son propre reflet. Que se passe-t-il vraiment pour l’enfant ? Que découvre-t-il exactement ? Avant d’entrer dans le débat pour voir quelle réponse pourrait-on apporter ensemble à la question, je crois qu’il faudrait tirer au clair certains points, car le discours du psychologue me parait paradoxal.

La recherche théorique en psychologie est fondamentalement orientée dans le sens de l’unification exclusive en opposition à l’unification inclusive, et a pour objectif la définition d’une unité de conscience aigue, celle qu’elle considère prendre source dans le passé et sur les traces de laquelle elle se lance en enfermant la conscience dans un espace centré autour du corps physique. Et en même temps elle s’infirme et anéantit son objectif en désintégrant cette conscience du fait de s’y introduire en cassant son exclusivité, et du coup elle se perd en route au croisement d’une corporalité sans conscience et d’une conscience sans corporalité. En fait, elle perd de vue que c’est le corps qui relève du passé et non la conscience, c’est uniquement le corps qui est représentable, la conscience quant à elle est totalement présente, la conscience n’a pas de corps physique puisqu’elle est échappe à la limitation de l’espace, et le corps n’a pas de conscience puisqu’il est limité par l’espace. Le mieux est qu’elle aurait dû reconnaître dès le départ que l’unité de conscience aux trousses de laquelle elle se lance est chose commune et partagée afin de ne pas se leurrer sur son compte.

Ce n’est donc pas d’une conscience d’un corps individuel et physique acquis qu’il s’agit dans le stade du miroir, mais d’une conscience d’un corps collectif et psychologique non acquis. En vérité il y a naissance d’une seconde conscience qui vient pourrait-on dire envelopper irréversiblement la conscience primaire que l’enfant acquiert à sa naissance, il ne s’agit évidemment pas d’un dédoublement de la conscience de soi, la conscience de soi est une et ne perd jamais son unité, il s’agit plutôt de l’accès de la conscience de soi dans le monde des images, où le soi vient prendre place, et c’est seulement dans cet univers là que l’on peut parler de dédoublement de la conscience, mais encore une fois il ne s’agit pas de dédoublement de la conscience de soi, mais du dédoublement de la conscience imagée de soi. On voit bien l’orientation théorétique des sciences psychologiques qui se nourrit du sein d’une dogmatique reconnaissable, notamment celle flirtant avec le narcissisme et dont la visée est d’instaurer une conscience fondée essentiellement sur l’immédiateté. Je vais arrêter là pour l’instant, mais j’élargirai volontiers l’analyse avec des interlocuteurs intéressés par le sujet.

Cordialement, Abdelhafid.

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 Re: La conscience, leurre des sciences psychlogiques.
Auteur: Hafid 
Date:   19-11-2004 08:11

Erratum : Je suis bien entré mais en sortant je me suis gouré, excusez-moi mais j'ai glissé, ce n'est pas évident de s'extraire de la culture ambiante.

Au lieu de lire dans la dernière phrase : <<< notamment celle flirtant avec le narcissisme et dont la visée est d’instaurer une conscience fondée essentiellement sur l’immédiateté. >>>

Il faut lire : <<< notamment celle flirtant avec le narcissisme et enfermée dans la confusion entre la conscience de soi et la conscience de l'image de soi. >>>

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 Re: La conscience, leurre des sciences psychlogiques.
Auteur: Hafid 
Date:   22-11-2004 12:55

Cher(e)s ami(e)s, bonjour.

Laissons de côté la psychologie animale et faisons un peu de psychologie humaine. La foi en la prédestination est un élément fondateur de la conscience du sujet car c’est elle qui établit cette différenciation essentielle dans son psychisme entre les notions du passé, du présent et du futur, c’est elle qui, en lui faisant prendre conscience de ces notions, l’établit dans un espace historique où sa mémoire prend forme en se constituant petit à petit. Quand quelque chose lui arrive, ce n’est qu’en pensant qu’elle devait lui arriver que la conscience de l’homme peut l’intérioriser et lui donner place et sens dans sa mémoire subjective, c’est cette nécessité que ce qui lui est arrivé devait lui arriver qui fait qu’il a pu prendre conscience de ce qui lui est arrivé en sa qualité de sujet, un sujet doté d’une mémoire subjective et conscient de lui-même. Un sujet pour qui ce qui lui est arrivé ne devait pas lui arriver n’est pas un sujet, ce n’est rien, c’est même une horreur, la nécessité que ce qui est arrivé devait arriver est une condition sine qua none de la formation et de l’existence du sujet. Je peux naturellement donner plus de détail sur ce principe mais je préfère m'arrêter là.

Cordialement, Abdelhafid.

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